D'une procession l'autre



La procession de Saint-Nicolas vue par Sombreval

D'une procession l'autre
Un jeune homme arpente le parvis de Saint Nicolas, tandis que des fidèles dévoués s’affairent aux derniers préparatifs de la procession du 15 août. De jeunes paroissiennes le dardent de regards enflammés. L’une d’elle chuchote à son amie : «Regarde, c’est Sombreval» « Mais oui c’est bien lui…houaaaouuu…beau gosse que nous disaient les copines, tu parles, canon oui…». Ne feignons pas l’étonnement. Un garçon de cet esprit, de cet éclat de manières, excellant à pousser les beaux sentiments, un garçon d’une distinction presque grandiose, résumant en lui toutes les séductions naturelles doit nécessairement frapper et captiver les jeunes filles. Partout où il passe il applique ce principe du dandysme : «Dans le monde, tout le temps que vous n’avez pas produit d’effet, restez : si l’effet est produit, allez-vous-en»...Aujourd’hui pourtant il va déroger à ce principe. Il a tapé dans l’œil de toutes chardonnettes présentes mais il reste ; il reste pour louer Notre Dame et…porter haut les couleurs de la Tradition, face à l’ennemi qui s’apprête à lancer lui aussi sa propre procession (voir le compte rendu d’Athanase). Le dandy soucieux de son prestige s’efface donc derrière le saintpiediste militant.

Déjà il se met en ordre de marche. La procession va bientôt démarrer. Une procession bien tristouille, il faut bien le reconnaître. 10.000 fidèles selon les organisateurs, 5OO à tout casser selon Sombreval.com.
Les effectifs de l’«armée de catholiques» célébrée il y a peu par M. l’abbé de Cacqueray fondent comme neige au soleil depuis le début de la Reconquête. Une armée drolatique composée de pères de famille, de mamans, des retraités et de gamins. Les irréductibles sont là. Les jeunes par contre manquent désespérément à l’appel…

16 heures, la procession de Saint Nicolas s’ébranle, conduite par l’animateur préféré des ménagères de la Tradition, l’abbé Bouchacourt en personne. Tout le long du parcours, il va diriger la manœuvre avec un art consommé de la représentation. Le micro à la main il chante, mugit, vocifère; devant Notre Dame il exhorte les fidèles à prier pour le pape et l’Archevêque de Paris qui n’enseignent plus la foi des apôtres. Il est partout à la fois, devant pour donner ses directives, derrière pour rameuter ses troupes, sur les côtés pour assurer l’animation, incroyable ubiquité qui laisse tout le monde bouche bée…C’est l’abbé Bouchacourt’s show…Les touristes accourent, rient, applaudissent…On en vient à se demander si l'on participe à une procession ou à son propre spectacle.
Point n’est besoin de revenir sur le petit sermon qu’il a prononcé dans le parc face à Notre-Dame de Paris. On connaît la chanson. « La France meurt de ne plus avoir de chefs catholiques…nous sommes d’abord au service de l’Eglise…nous sommes romains par toutes les fibres de notre être..». Pour remplir les trous, le lecteur pourra toujours consulter la revue de désinformation saintpiediste, DICI, qui fourmille de textes dans la même veine.

Retournons près de Sombreval qui s’est allongé dans un coin ombragé du parc. Le sermon, il s’en moque. Son attention est accaparée par un type qui titube au milieu du parc. C’est le charclo attitré de Saint Nicolas qui a eu la bonne idée de suivre la procession. Il est complètement bourré comme à son habitude…il parle tout seul, s’attaque en beuglant à des ennemis chimériques…il enrage, menace, envoie des coups de poing dans l’air…quelle poilade...
Intriguée par toutes ces scènes amusantes, une jolie italienne s’approche de Sombreval et lui demande en bon français s’il s’agit d’une animation de Paris Plage.
«- Pas tout à fait, ici c’est Tradi plage.
- C’est rigolo...
- Je vous le fais pas dire…mais asseyez-vous mademoiselle…mettez-vous à l’aise, vous verrez, la suite est tout aussi réjouissante...Je me présente : Sombreval. Je suis enchanté de faire votre connaissance
- Et moi je m'appelle Alizea…hihhi…c’est qui le monsieur qui crie ?
- Le gars bourré ?
- Non celui qu’est près de la grande statue..
- Ah oui…il s’agit de l’abbé Bouchacourt…c’est lui qui a organisé tout ça.
- Il est rigolo..
- hum…17h15... la procession de Notre Dame va commencer…Et si vous m’accompagniez chère Alizéa ?
- C’est aussi rigolo ?…
- non là c’est sérieux…venez…Après, promis, je vous fais visiter les plus beaux coins de Paris…

La procession de Notre-Dame vue par Athanase

D'une procession l'autre
Une foule impressionnante a quitté la cathédrale juste après les vêpres. Pour donner un aperçu de la grandeur de cette procession, alors que le cortège était arrêté au bout de l’Ile de la Cité, des gens sortaient encore de la cathédrale… On pouvait estimer la procession à 2000 ou 3000 personnes, et encore s’agit-il d’estimations réalistes. L’impression est que dans le « cru » 2003, il y avait plus de gens que les années précédentes (votre serviteur a fait les processions des années 2001 et 2002). La procession était présidée par Mgr d’Ornellas. Un grand nombre de prêtres et de religieuses suivaient l’évêque. La statue de la Vierge Marie est le cadeau que fit le roi Louis XIII au chapitre de Notre-Dame de Paris lors du vœu. La procession est partie du parvis, a longé la rue du cloître Notre-Dame, les quai aux fleurs puis le quai d’Anjou, pour déboucher sur le Boulevard du Palais. Enfin, le cortège a longé la rue de Lutèce et la rue de la Cité pour revenir sur le parvis de la cathédrale. La procession a été ponctuée par de nombreux arrêts, notamment devant la Préfecture de Police. Lorsque le cortège est rentrée dans la cathédrale pour assister à la messe célébrée par Mgr d’Ornellas, l’espace était comble. De nombreuses personnes, dont votre serviteur, n’ont pu s’asseoir…

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17/08/2004
Sombreval-Athanase

Tags : FSSPX




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