Des gens super ! (latin Lover)



Ma rencontre avec Athanasios et Mme D (Latin Lover)

Des gens super ! (latin Lover)
Avec un peu de retard, je me réjouis de dire quelques mots de la première recontre de visu avec le couple formé par Athanasios et Mme D. En dépit de leur déguisement destiné à les faire ressembler à monsieur et madame tout le monde, je les ai reconnus : M. Indestructible et Elastigirl, comme le prouve la photo ci-jointe. Ceux qui les connaissent les reconnaîtront aisément, et pour cause, puisque ce sont eux. Des gens super donc. Je m'en doutais : Athanasios et Mme D. ont sans doute une vie de jour comme vous et moi, mais leur Nachtleben doit se passer à sauver le monde des ignares et des méchants. C'est cool de faire connaissance avec des gens comme eux.

Mais comme je tiens à convaincre tous les lecteurs de Sombreval & Co. (que je remercie au passage de publier cette page), j'ai d'autres raisons encore de dire, ou plutôt d'écrire en l'occurrence, que ce sont des gens super. Madame D. par exemple a fait de la philosophie et aime la métaphysique. Comment voulez-vous n'être pas sous le charme ? C'est merveilleux.
Mais je les ai sentis moins sensibles à mes histoires aristotéliciennes de belettes et d'ogresses cannibales hermaphrodites. J'aurais peut-être dû davantage insister sur les traductions du grec "galè" dans les différentes versions latines, allant de "mustela" chez Robert Grosseteste en 1246 à "feles" chez Denis Lambin au XVIe siècle en passant par l'ineffable et maladroit "catulus" dans la traduction révisée après 1260. J'ai oublié de leur dire que saint Thomas par exemple, bien qu'il lise en général la traduction révisée, tient sur ce point la version originale de Grosseteste et lit bien "mustela" plutôt que "catulus".
Mais je m'égare, veuillez me pardonner mais c'est compulsif chez moi ces affaires-là. Si donc ils n'ont peut-être pas été très sensibles aux histoires de belettes, ils m'ont appris que certains comportements désignés comme "thèriôdeis" par Aristote, par exemple le fait de manger des aliments crus (v. g. de la viande crue, ou du poisson cru pour le Commentateur byzantin anonyme du XIIe-XIIIe) et que nous regardons aujourd'hui comme un comportement parfaitement normal continue de sembler inconvenant aux anciennes générations en Grèce et de ce côté-là du continent. Epatant, non ?

Pour que les lecteurs de Sombreval & Co. ne s'ennuyent pas avec ces détails sur lesquels je pourrais bavarder longtemps, j'en reviens à notre rencontre. Après avoir montré à mes super-héros in disguise les lieux où je sévissais (de "sévir" hein, rien à voir avec les sévices : suis pas le marquis de Sade, moi), nous sommes allés manger des crêpes fourrées suivies de desserts sucrés. C'était super bon, comme il se doit avec de tels invités. J'ai seulement commis une erreur : j'ai goûté au cidre. Du coup, me sentant plus libre ou moins inhibé, je suis reparti de plus belle dans mes histoires concernant les pathologies morbides (trichotillomanie, etc.) décrites par Aristote. Puis j'ai dévié sur la joliesse des étudiantes de lettres, sans m'apercevoir vraiment qu'il y en avait à la table de derrière. Heureusement, l'effet de la gorgée de cidre s'est vite dissipé et j'ai repris le dessus. Il n'a plus été question que de belettes, et plus des étudiantes. C'était une première rencontre : il fallait garder un peu de tenue.

Il y aurait beaucoup d'autres histoires à raconter. Les plus anciens, ceux qui ont jadis fréquenté le FC, se souviennent peut-être de la confrontation mythique de Madame D. avec Monseigneur W., que nous appellerons Billy the Kid pour des motifs patronymiques assez évidents. Billy the Kid, comme chacun sait, est un victorien pur souche. Pour les continenaux, cela signifie que c'est un janséniste insulaire. Un jour, c'est Athanasios himself qui le racontait en son temps sur le FC (donc c'est public, je ne dévoile pas de secret), Billy the Kid, voyant Madame D. en pantalon s'indigne et se permet une remarque désobligeante en la désignant comme une honte ou carrément LA honte de la Tradition. Et Madame D. de répliquer qu'elle se trouve "très bien comme ça". C'est délicieux ! L'histoire ne nous dit pas si Billy the Kid s'est ou non départi de la "countenance he bore", ce trait si distinctif des gens de son pays. Maintenant que tout le monde est convaincu, comme je le suis, que Madame D. est super, il est aisé de montrer que M. Indestructible l'est également : l'heureux élu du coeur d'Elastigirl devait forcément être quelqu'un de super aussi. Un chevalier du Concile le jour, un super-héros la nuit : l'homme de toutes les situations, hantise des tradis comme des méchants et surtout des méchants tradis s'il y en a.

Une super-rencontre donc : merci à Elastigirl et à M. Indestructible pour cet excellent moment passé en leur compagnie, et au plaisir de les revoir, si toutefois ils ne m'ont pas jugé super-assommant :-D


01/06/2005
Genuine Latin Lover





1.Posté par Athanasios D. le 10/06/2005 17:40
B...! Et mon identité secrète alors!? Vous ne vous appelez pourtant pas Ma#biiiiip#ni!* Hmm? :D
J'ai bien ri en lisant votre article, mon cher GLL. Bah, z'êtes trop gentil avec nous (et avec vous aussi, hin hin). :D
C'était effectivement une super-rencontre, nullement super-assomante. On remettra ça. Avec Sombreval & Co, si une virée dans notre Indestructimobile™ ne vous fait pas peur... :)

Athanasios
* laissez tomber, j'me comprends. ;)

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