Enfin les vacances… Je profite de ces quelques jours de repos pour mettre de l’ordre dans mes articles et mes tags. Cela aura, je l’espère, un effet bénéfique dans mes stats et en particulier de faire cesser le pullulement de benêts avides des rumeurs entourant une starlette qui traverse avec 15 ans de retard sa crise d’ado. Chanteuse ou plutôt animatrice sur twitter. Ce vers du poète vous permettra de la reconnaître : «Le rire joue en ton visage comme un vent frais dans un ciel clair». Mais le rire, on le sait, peut vite tourner au ricanement...
Elle se pique de faire le buzz, elle qui se distinguait par sa discrétion et son sens du secret, une vie rangée, pouvant même tenir lieu de modèle. Pour promouvoir sa nouvelle vie, caractérisée par la dispersion, l’éparpillement, et peut-être pour se convaincre de son bien-fondé, elle s’est engouffrée dans le réseau twitter. Le résultat est désolant. Connue pour ne jamais répondre aux lettres pesantes et dégoulinantes de ses fans, elle répand maintenant ses cœurs au tout venant, dispersant une affection qui faut cultiver dans le secret de son cœur..
Twitter, c’est son nouvel univers, son éon où s’agglutinent des essaims de larves, baptisées «followers». On peut aisément concevoir les dégâts que peut susciter dans les âmes une fréquentation trop assidue de ces lieux virtuels, dédiés au moi et à ses prétentions, où l’on cultive par-dessus tout l’immédiat, le futile et bien souvent le vulgaire. Où tout sonne creux, où même l’humour, le sourire paraît factice…Où l’on fait mine de se «connaître» alors que de l’autre on connaît que la surface, l’écorce de l’être extérieur.
En m’immergeant dans sa page twitter, j’ai reçu quelques vagues lueurs de ce qu’a pu être la descente du Christ aux enfers ou de ce que peut représenter l’envers de la communion des saints, c’est-à-dire cette koïnônia démoniaque qui, loin de vous rapprocher de votre prochain, vous accule à la solitude et l’isolement. Si je twitte, j'anticipe quelque part ce commerce des créatures perdues dont a parlé Frank-Duquesne dans son essai sur les fins dernières. «C’est, écrit Frank-Duquesne, qu’il n’y pas de communion, de circulus vital dans cet entassement ; ni de sens, de portée, de logos, dans ce tragique charivari. Edgar Poë a eu le pressentiment de cette apparente contradiction dans son Homme des foules, que Baudelaire a traduit par L’Absolu dans le Mal : en plein milieu du grouillement citadin, l’épouvantable héros de Poë circule, plus seul qu’au Pôle arctique, isolé par son égocentrisme absolu, mieux gardé par ce repli total sur soi-même que par une muraille d’icebergs».
Elle se pique de faire le buzz, elle qui se distinguait par sa discrétion et son sens du secret, une vie rangée, pouvant même tenir lieu de modèle. Pour promouvoir sa nouvelle vie, caractérisée par la dispersion, l’éparpillement, et peut-être pour se convaincre de son bien-fondé, elle s’est engouffrée dans le réseau twitter. Le résultat est désolant. Connue pour ne jamais répondre aux lettres pesantes et dégoulinantes de ses fans, elle répand maintenant ses cœurs au tout venant, dispersant une affection qui faut cultiver dans le secret de son cœur..
Twitter, c’est son nouvel univers, son éon où s’agglutinent des essaims de larves, baptisées «followers». On peut aisément concevoir les dégâts que peut susciter dans les âmes une fréquentation trop assidue de ces lieux virtuels, dédiés au moi et à ses prétentions, où l’on cultive par-dessus tout l’immédiat, le futile et bien souvent le vulgaire. Où tout sonne creux, où même l’humour, le sourire paraît factice…Où l’on fait mine de se «connaître» alors que de l’autre on connaît que la surface, l’écorce de l’être extérieur.
En m’immergeant dans sa page twitter, j’ai reçu quelques vagues lueurs de ce qu’a pu être la descente du Christ aux enfers ou de ce que peut représenter l’envers de la communion des saints, c’est-à-dire cette koïnônia démoniaque qui, loin de vous rapprocher de votre prochain, vous accule à la solitude et l’isolement. Si je twitte, j'anticipe quelque part ce commerce des créatures perdues dont a parlé Frank-Duquesne dans son essai sur les fins dernières. «C’est, écrit Frank-Duquesne, qu’il n’y pas de communion, de circulus vital dans cet entassement ; ni de sens, de portée, de logos, dans ce tragique charivari. Edgar Poë a eu le pressentiment de cette apparente contradiction dans son Homme des foules, que Baudelaire a traduit par L’Absolu dans le Mal : en plein milieu du grouillement citadin, l’épouvantable héros de Poë circule, plus seul qu’au Pôle arctique, isolé par son égocentrisme absolu, mieux gardé par ce repli total sur soi-même que par une muraille d’icebergs».




Le Pape François et Léon Bloy
