Les langages secrets de la nature



Jagadish Chandra Bose
Une note de Cosmos et Gloire ayant éveillé mon intérêt pour les travaux du botaniste indien Jadgadish Chandra Bose, je me suis lancé dans des recherches assez approfondies afin de vérifier l’exactitude des données fournies par Frank-Duquesne. Dans cette note, l’écrivain catholique, évoque les expériences réalisées par Bose sur des métaux, de la matière inerte ainsi que sur des plantes, afin d’apporter un éclairage scientifique au verset du huitième chapitre de l’épître aux romains, où sont évoquées les souffrances de la nature. Voici cette note :
« Le monde inanimé peut il "souffrir" ? Outre qu’il peut y avoir souffrance sans conscience réfléchie, "objective" sinon "subjective", rappelons que le monde végétal connaît le désir, le besoin, la satisfaction, la répulsion, le sommeil et la maladie, et qu’il a des réactions au moins élémentaires. Au début de ce siècle, sir Jagadish Chandra Bose a réalisé de troublantes expériences sur les "réactions", la "fatigue", le "sommeil", le "réveil", les "maladies", la "mort", et, en un mot, la sensibilité des métaux. Ces travaux, menés entre 1902 et 1906, ont été considérés comme assez sérieux pour valoir à leur auteur un titre de chevalier (Sir) et son élection comme membre de la British Association ».

Après plusieurs recherches infructueuses, je me suis plongé dans la lecture des ouvrages de botanique de Jean-Marie Pelt, dans l’espoir d’y découvrir quelques indications relatives aux travaux de Jagadish Bose. Les derniers chapitres de son essai, Les langages secrets de la nature, m’ont mis sur une piste. Le scientifique y relate les expériences menées dans les années soixante par Cleve Backster, alors le meilleur spécialiste américain de la détection des mensonges. Celui-ci utilisa ses polygraphes pour prouver que les plantes sont douées de sensibilité et réagissent aux intentions amicales ou agressives, ce qui implique l’existence de capacités sensorielles chez les végétaux. Jean-Marie Pelt se réfère à un essai Peter Tompkins et Christopher Bird, La vie secrète des plantes (1975), qui contient de nombreuses informations sur ce sujet.

Les auteurs consacrent un long chapitre à Jagadish Bose qui, le premier, attira l’attention de la communauté scientifique sur la sensibilité des plantes, à une époque où les savants leur déniaient toute forme de réceptivité, du fait de leur absence de système nerveux. Grâce à des appareils fabriqués par ses soins, Bose put observer sur des plantes soumises à des stimulations électriques des réactions analogues à celles des muscles. Il montra aussi que les végétaux pouvaient être chloroformés aussi aisément que les animaux et qu’ils revenaient à la vie une fois les vapeurs anesthésiantes dissipées. Il constata des réactions similaires sur des composantes métalliques exposées à des chocs ou des attaques acides. Ses expériences le conduisirent à élargir son champ d'investigation à l'étude des solidarités, des interactions qui existent entre l’homme et le monde sub-humain. Il eut l’intuition de la réversibilité que Joseph de Maistre identifiait à certaines lois mystérieuses de l’univers. En 1909, lors d’une conférence donnée dans une salle de son propre institut, il déclara : « Mes premiers travaux dans le domaine de l’invisible m’ont permis de réaliser que nous demeurions presque aveugles au milieu d’un océan de lumière […] Y a-t-il une relation possible entre notre propre vie et celle du monde végétal ? Cette question ne relève pas de la spéculation mais exige une démonstration réelle par quelque méthode irréfutable ». Quelques décennies plus tard, Cleve Barker réussira à prouver que les plantes domestiques (à la manière des animaux) sont capables de maintenir une relation privilégiée avec leur propriétaire, relation qui subsiste malgré l’éloignement.

Les recherches de Bose impressionnèrent vivement le philosophe français Henri Bergon. En 1923, après avoir assisté à l’une de ses conférences, il écrivit : « Grâce aux merveilleuses inventions de Bose, ces plantes muettes sont devenues des témoins éloquents de l’histoire de leurs vies, jusqu’ici inexprimée. La nature a été forcée de livrer ses secrets les plus jalousement gardés ». Lucy Goodenough (1876-1937) qui fut la disciple d’Hazrat Inayat, philosophe et mystique soufi, perçut, comme Frank-Duquesne, la portée des découvertes du scientifique indien. Elles montrent combien toute le nature est réceptive au rayonnement humain. Pour Lucy Goodenough, «tout vit, tout est conscience qui vibre, et cette vibration qui émane de toute chose est reçue par ce qui sent, c'est-à-dire par tout ce qui existe». Elle poursuit : «Nous appelons inanimés, les rocs, les plantes, mais eux aussi sentent ; la science commence à s’en apercevoir. Tout réagit à des impressions. Cette conscience existe à l’état latent même dans les substances qui nous semblent inertes. Le grand savant Jagadish Chandra Bose a démontré que les plantes répondent aux soins qu’on leur donne. Elles réagissent différemment avec différentes personnes. Des fleurs faneront plus vite entre les mains des uns, elles dureront longtemps entre les mains des autres. Il en est de même des pierres. Il est reconnu que des pierres fines ou précieuses "meurent" quand certaines personnes les portent ; ainsi les turquoises changent de couleur à leur contact ; une pierre peut changer selon les dispositions d’une personne. Tous ces phénomènes sont dus à l’influence des vibrations».

En 1917 un titre de noblesse fut attribué à Bose en reconnaissance de ses travaux…
Voir l'article de Wikipedia

14/12/2006
Sombreval






1.Posté par Maximilien FRICHE le 18/12/2006 21:22
Cet article nous met l'eau à la bouche et nous dévoile un pan supplémentaire d'une présence dans toute chose. Je reste impressionné par l'idée qu'une pierre pourrait mourir entre mes doigts. Quant aux livres, ces chairs faites Verbe, comment qualifier leur existence, en terme de potentialité ?

2.Posté par mhamed le 03/04/2011 14:20
la nature est belle

3.Posté par mhamed le 03/04/2011 14:23
la nature a des secrets que petit à petit nous allons partager ensemble! comme nous le savez ,les fleurs ,les plantes de tout sortes et les arbres

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