Les vérités du cardinal Ratzinger



Les vérités du cardinal Ratzinger
Le cardinal Ratzinger, dans ses méditations et prières du Chemin de croix a comparé l'Eglise à "une barque prête à couler". Il a dénoncé les turpitudes et l'indignité de certains prêtres, n'hésitant pas à les accuser "d’orgueil et d’autosuffisance". Les fidèles, imprégnés du paganisme ambiant, n'ont pas été épargnés par sa critique virulente.
Sa 9eme méditation est un acte d'accusation terrible contre tous ceux qui se prétendent disciples du Christ :
" Que peut nous dire la troisième chute de Jésus sous le poids de la croix ? Peut-être nous fait-elle penser plus généralement à la chute de l’homme, au fait que beaucoup s’éloignent du Christ, dans une dérive vers un sécularisme sans Dieu. Mais ne devons-nous pas penser également à ce que le Christ doit souffrir dans son Église elle-même ? Combien de fois abusons-nous du Saint-Sacrement de sa présence, dans quel cœur vide et mauvais entre-t-il souvent ! Combien de fois ne célébrons-nous que nous-mêmes, et ne prenons-nous même pas conscience de sa présence ! Combien de fois sa Parole est-elle déformée et galvaudée ! Quel manque de foi dans de très nombreuses théories, combien de paroles creuses ! Que de souillures dans l’Église, et particulièrement parmi ceux qui, dans le sacerdoce, devraient lui appartenir totalement ! Combien d’orgueil et d’autosuffisance ! Que de manques d’attention au sacrement de la réconciliation, où le Christ nous attend pour nous relever de nos chutes ! Tout cela est présent dans sa passion. La trahison des disciples, la réception indigne de son Corps et de son Sang sont certainement les plus grandes souffrances du Rédempteur, celles qui lui transpercent le cœur. Il ne nous reste plus qu’à lui adresser, du plus profond de notre âme, ce cri : Kyrie, eleison – Seigneur, sauve-nous (cf. Mt 8, 25)…
Souvent, Seigneur, ton Église nous semble une barque prête à couler, une barque qui prend l’eau de toute part. Et dans ton champ, nous voyons plus d’ivraie que de bon grain. Les vêtements et le visage si sales de ton Église nous effraient. Mais c’est nous-mêmes qui les salissons ! C’est nous-mêmes qui te trahissons chaque fois, après toutes nos belles paroles et nos beaux gestes. Prends pitié de ton Église : en elle aussi, Adam chute toujours de nouveau. Par notre chute, nous te traînons à terre, et Satan s’en réjouit, parce qu’il espère que tu ne pourras plus te relever de cette chute ; il espère que toi, ayant été entraîné dans la chute de ton Église, tu resteras à terre, vaincu. Mais toi, tu te relèveras. Tu t’es relevé, tu es ressuscité et tu peux aussi nous relever. Sauve ton Église et sanctifie-la. Sauve-nous tous et sanctifie-nous…."

Ailleurs il juge que "les chrétiens, en se détournant de la foi, ont abandonné le Seigneur", que "les grandes idéologies, comme la banalisation de l’homme qui ne croit plus à rien, ont construit un nouveau paganisme, qui, en voulant mettre définitivement Dieu à part, a fini par se débarrasser de l’homme"....
S'adressant au Christ, il lui demande de ne pas permettre que "le mur du matérialisme devienne insurmontable"

Chemin de Croix du Colisée 2005 (Source

31/03/2005
Sombreval

Tags : Benoît XVI





1.Posté par Nicole le 31/03/2005 13:46
Ca me fait penser à ce que je lisais au monastère, dans "les Prédestinés", de Bernanos :
Nous sommes au 13e siècle, avec Saint Dominique.

Dominique "a traversé maints pays, il a vu la grande détresse de l'Eglise, les moines retranchés dans leurs couvents, les évêques inertes ou suspects, perdus de procès et de chicanes, le clergé maintenu dans une ignorance abjecte au milieu d'un peuple que le progrès matériel et la facilité croissante de la vie affinent chaque jour, les paroisses à l'abandon, livrées par leurs pasteurs légitimes, à des vicaires mercenaires, la prédication réduite à rien, limitée à la récitation dominicale du "Credo et du Pater", ou affermée à des associations laïques sans doctrine, à des orateurs de foire [...]."

2.Posté par Julien le 05/04/2005 19:11

J' ai mis la main sur un vieux magazine "Choc du mois" datant de 1988 et consacré aux..sacres de Mr lefebvre. Un dossier d'une grosse dizaine de pages, très bien construit, avec une interview de Mgr Lefebvre.

Mr Lefebvre confiait alors un de ses entretiens avec Ratzinger: Ratzinger reconaissait que l'épiscopat français était en partie hérétique à de nombreux égards, mais que le Vatican n'oserait jamais les excommunier de peur de perdre aussi les fidèles qui suivraient les brebis galeuses, et donc de créer un plus grand mal...

Ce numéro est un collector de grande classe avec thème par thème ( communisme, franc-maçonnerie, célibat...) les positions déviantes des évêques citations à l'appuie.

Voilà voilà, longue vie à Sombreval; le gentleman de la Tradition.

3.Posté par EA le 16/04/2005 23:11
Quel pape a nommé l'intégralité des évêques français ?

L'hérésie de la Conférence Episcopale de France désormais officielle

Cette redécouverte s'est faite dans l'ensemble des Églises chrétiennes. Pour l'Église catholique, elle a été exprimée avec autorité par le concile Vatican II. Ainsi, après avoir cité ces parole de Paul, rappelé tout ce que l'Église doit au peuple juif, et avant de condamner toute forme d'antisémitisme, Vatican II déclare : "Du fait d'un si grand patrimoine spirituel, commun aux chrétiens et aux Juifs, le Concile veut encourager et recommander entre eux la connaissance et l'estime mutuelles, qui naîtront surtout d'études bibliques et théologiques, ainsi que d'un dialogue fraternel."

Connaissance et estime mutuelles, dialogue fraternel, études bibliques et théologiques se sont développées depuis. Aujourd'hui, l'Église a répudié toute "théologie de la substitution" et reconnaît l'élection actuelle du peuple juif, "le peuple de Dieu de l'Ancienne Alliance qui n'a jamais été révoquée" selon l'expression du Pape Jean-Paul II devant la communauté juive de Mayence le 17 novembre 1980.

Cela oblige à toute une relecture de la Tradition, à un travail d'interprétation, à frais nouveaux, des deux Testaments. C'est une voie dans laquelle le Pape Jean-Paul II a tout particulièrement ouvert le chemin.

La "théologie de la substitution", qui a fait beaucoup de mal, n'est pas la pensée de l'Église d'aujourd'hui. La reconnaissance de la signification actuelle de la fidélité d'Israël est la voie sur laquelle l'Église s'est engagée, en y découvrant un approfondissement de sa compréhension d'elle-même, de la signification de la bonne nouvelle du Christ, et de l'espérance pour le monde.

Pour en revenir à l'épître aux Galates, un texte de la Commission Biblique pontificale sur le Peuple Juif et ses Saintes Écritures dans la Bible chrétienne (2001) conclut une enquête minutieuse : "Jamais le Nouveau Testament n'appelle l'Église "le Nouvel Israël". En Galates 6,16, "l'Israël de Dieu" désigne très probablement les Juifs qui croient en Jésus."

http://www.cef.fr/catho/actus/dossiers/2004/origine_christianisme/reflexion_mgrdeniau3.php

4.Posté par Fluo le 19/04/2005 19:20
fAItes pas la tête !! C'est le pape !!!

5.Posté par ANDREESEN le 05/10/2005 17:53
... COURAGE !!! ... FUYONS !!!

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