Ostracisme universitaire



Ostracisme universitaire
Des lecteurs pourraient se demander : «Pourquoi avez-vous été ostracisé par le milieu universitaire ?» ; «Pourquoi votre thèse n’a-t-elle pas été publiée par un éditeur universitaire ?» ; «Pourquoi le dernier essai indigeste de Pierre Glaudes sur Léon Bloy (plus de 500 pages) ne contient pas la moindre référence, même la plus insignifiante, à votre thèse sur la réversibilité, un des thèmes majeurs de l'oeuvre du grand écrivain catholique ?»
Il ne faut pas oublier que ceux qu’on appelle les «bloyens» sont pour la plupart aujourd’hui des agnostiques et des athées. Le profil type du bloyen aujourd'hui, c'est le prof de prépa grandes écoles, le bobo qui travaille à Radio France, le mandarin d'université, le jeune qui se la joue réac et anti-système mais qui prépare son Capes pour entrer dans l'Education Nationale, le journaliste du Figaro qui vote Macron. Une vraie blague...
Glaudes adopte dans ses travaux une approche purement scientifique de l’œuvre de Bloy (comme si c’était possible…et quel intérêt d'ailleurs ?) La démarche scientifique consiste en outre pour lui à écarter tous les points de vue différents du sien.
Plusieurs indices permettant d’expliquer cet ostracisme se trouvent dans les rapports de soutenance de ma thèse.
Pierre Jourde : On peut en revanche s’interroger sur la nature exacte du travail proposé par M. Mulot. S’agit-il d’histoire des idées ? Une chose est de retracer le cheminement des idées, une autre de chercher à établir une vérité. On a parfois le sentiment que M. Mulot se livre à une démonstration métaphysique de la pertinence de l’idée de réversibilité, et le ton par moments est celui de l’apologétique chrétienne. Quel qu’en soit l’intérêt, juger de sa valeur n’entre pas dans les attributions d’un jury littéraire. Cependant, par l’originalité de ses aperçus, par la richesse et la force incontestable de ses analyses, ce travail mérite amplement de donner lieu à une soutenance 

Antoine Compagnon : M. Mulot en arrive à des formules frappantes dans sa conclusion : «La réversibilité doit être considérée avec l’œil de la foi car elle se confond avec le mystère du Christ». Ou : «Puisse-t-elle continuer à fortifier notre foi en Notre-Seigneur Jésus-Christ». Telles étaient donc les prémisses de cet ouvrage, moins une thèse qu’un essai spirituel, comme tel réussi. 

Ne pas oublier cette affirmation d’Emile Poulat tirée de France chrétienne, France laïque. Pour les universitaires écrit-il,  «Dieu a cessé d‘être un personnage de l’histoire comme il pouvait l‘être pour Bossuet et encore pour Dom Guéranger.... D’ailleurs on ne peut plus essayer de présenter en Sorbonne une thèse où il apparaîtrait comme tel».

Tout est dit dans cette dernière phrase.....

25/06/2017
Sombreval

Tags : Université




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