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Un peu de peinture religieuse



Un peu de peinture religieuse
Dans la célèbre nouvelle de Nicolas Gogol, Le portrait, nous pouvons lire le portrait d'un jeune peintre dont une des oeuvres exposées subjugue les amateurs et les plus fins esthètes. En voici quelques lignes : « L'étonnement béat des connaisseurs devant ce chef-d'oeuvre d'un inconnu était pleinement justifié. Toutes les qualités semblaient ici réunies : si la noblesse hautaine des poses révélait l'étude approfondie de Raphaël et la perfection du pinceau, celle du Corrège, la puissance créatrice appartenait en propre à l'artiste et dominait tout le reste. On devinait que l'artiste avait tout d'abord enfermé en son âme ce qu'il tirait du monde ambiant, pour le faire jaillir ensuite de cette source intérieure en un seul chant harmonieux et solennel. Les profanes eux-même devaient reconnaître qu'un abîme incommensurable sépare l'oeuvre créatrice de la copie servile ».. Ce peintre c'est Alexandre Ivanov (1806-1858), le plus grand peintre russe du XIXeme siècle, inséparable ami de Gogol durant ses séjours à Rome ( cf ci-dessus : le très beau portrait de l'écrivain russe par Ivanov). Gogol le tenait pour le modèle de l'artiste (c'est à dire autant homme de foi qu'artiste)
Son oeuvre maîtresse est une Apparition du Christ au peuple, fresque monumentale (540x750cm) sur laquelle il travailla vingt ans. Le sujet est tiré du chapitre un de l'Evangile selon saint Jean : « Ils lui firent encore cette question: Pourquoi donc baptises-tu, si tu n'es pas le Christ, ni Elie, ni le prophète? Jean-Baptiste leur répondit: Moi, je baptise d'eau, mais au milieu de vous il y a quelqu'un que vous ne connaissez pas, 27 qui vient après moi; je ne suis pas digne de délier la courroie de ses souliers. 28 Ces choses se passèrent à Béthanie, au delà du Jourdain, où Jean baptisait. Le lendemain, il vit Jésus venant à lui, et il dit: Voici l'Agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde. »


Une autre oeuvre remarquable d'Ivanov : "Jésus marchant sur l'eau" (1850), oeuvre très avant-gardiste qui touche le traditionaliste conciliaire que je suis.

Samedi 27 Mars 2004
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