Foutre et hormones
Foutre et hormones (2) 28/08/2006
Suite du précédent : il y a le foutre sympa (cf billet 1), et le foutre pas sympa (vide infra)
Là où ça commence à gêner, c'est lorsque le culte du gant blanc devient totalitaire. Le jeune mytho sympa, généralement rigolo, aimant l'humour et pourvu d'un caractère marqué et aimable se transforme alors en doctrinaire. Il extériorise sa garde-robe et l'assortit de leçons de morale ce qui, pour un gamin, est insupportable. Il tourne au vinaigre, juge le monde et la normalité à l'aune de ce qu'il vient d'embrasser. En fait, il extériorise tout. Il faut que ça se voie, il faut que ça se sache, il faut que ça s'entende, il faut que le monde soit persuadé que c'est la meilleure façon de vivre, la plus supérieure. Il faut que le monde sache aussi que ça se vit en meute. Le gant blanc, ses accessoires et la triste mentalité qui les accompagne alors se porte partout, sous la douche, au lycée, dans les réunions de famille, en dormant, et surtout en faisant des besognes salissantes. (Pour les réunions de famille, regardez « american history X » qui donne une bonne illustration des dégâts de la mentalité poussée à son bout).
Je peux citer, dans le même mouvement scout au demeurant, cet autre exemple qui cirait ses rangers dans le hall de la gare, qui s'habillait en militaire. (rencontré dans un camp-école de chefs SUF). Ou celui-là qui crut bon, au cours d'un dîner de mariage, de me faire la leçon du haut de ses vingt ans sur la malice de l'égoïsme et mon caractère de salaud. J'avais commis le péché de confort et celui de charité bien ordonnée. Il commençait ses phrases de condamnation par « à l'armée on m'a appris que » et… oui, c'était un polytechnicien. (voilà qui me vaudra des commentaires didactiques, je n'en doute pas).
Hélas, ceux qui l'ouvrent la plus, ceux qui font les arrogants, la leçon, le cours magistral de doctrine, ce sont les plus nombreux, les plus bruyants. Il n'est besoin que de fréquenter des lieux tradis sur internet pour voir cela : point de charité dans les empoignades mais au contraire nombre de figures de style imposées (les phrases qui commencent par « relisez… »). On dirait que le foutre et les hormones, version sympathique, ont disparu et qu'il ne reste plus que les autres, qui voudraient faire croire qu'ils en ont une paire en s'érigeant en censeur.
Je ne pense pas qu'aux scouts, d'ailleurs. Une partie du trafic de ce blog me vient d'un forum de discussion de France 2 où mon nom a été cité et me vaut, un an après, des visites soutenues. On peut y lire, comme dans certains commentaires, la réaction corporatiste disproportionnée qu'a provoquée ma raillerie de l'impénétrable jargon des cornichons, brutions et autres. On dirait que certains ne supportent pas qu'on puisse suggérer que tout n'est pas parfait dans leur allure.
Dans ce cas bien précis, je trouve que le foutre et les hormones sont utilisés de façon dévoyée et j'espère qu'il s'en trouve une majorité, dans la vraie vie, pour rire de tout cela et rester de bonne humeur. Malheureusement ce ne sont pas les plus diserts ici.
Je peux citer, dans le même mouvement scout au demeurant, cet autre exemple qui cirait ses rangers dans le hall de la gare, qui s'habillait en militaire. (rencontré dans un camp-école de chefs SUF). Ou celui-là qui crut bon, au cours d'un dîner de mariage, de me faire la leçon du haut de ses vingt ans sur la malice de l'égoïsme et mon caractère de salaud. J'avais commis le péché de confort et celui de charité bien ordonnée. Il commençait ses phrases de condamnation par « à l'armée on m'a appris que » et… oui, c'était un polytechnicien. (voilà qui me vaudra des commentaires didactiques, je n'en doute pas).
Hélas, ceux qui l'ouvrent la plus, ceux qui font les arrogants, la leçon, le cours magistral de doctrine, ce sont les plus nombreux, les plus bruyants. Il n'est besoin que de fréquenter des lieux tradis sur internet pour voir cela : point de charité dans les empoignades mais au contraire nombre de figures de style imposées (les phrases qui commencent par « relisez… »). On dirait que le foutre et les hormones, version sympathique, ont disparu et qu'il ne reste plus que les autres, qui voudraient faire croire qu'ils en ont une paire en s'érigeant en censeur.
Je ne pense pas qu'aux scouts, d'ailleurs. Une partie du trafic de ce blog me vient d'un forum de discussion de France 2 où mon nom a été cité et me vaut, un an après, des visites soutenues. On peut y lire, comme dans certains commentaires, la réaction corporatiste disproportionnée qu'a provoquée ma raillerie de l'impénétrable jargon des cornichons, brutions et autres. On dirait que certains ne supportent pas qu'on puisse suggérer que tout n'est pas parfait dans leur allure.
Dans ce cas bien précis, je trouve que le foutre et les hormones sont utilisés de façon dévoyée et j'espère qu'il s'en trouve une majorité, dans la vraie vie, pour rire de tout cela et rester de bonne humeur. Malheureusement ce ne sont pas les plus diserts ici.
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