Nelly Blogue
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Même si je suis hébergé sur son site, je ne suis pas Sombreval.

Nelly Achlaw
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Nelly est UN parisien qui vit seul et travaille beaucoup. Dans "Nelly Blogue", il parle de ce qu'il aime : cinéma, liturgie, livres, musique - et de ce qu'il n'aime pas.

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Une vie de tradi

Ils n'avaient plus la peste, sauf aux Scouts d'Europe (1)  12/10/2007

Bonsoir tout le monde.

J'ai pu quitter, o joie, o bonheur, le turbin avant 20 heures… j'ai donc un peu de répit pour bloguer. Il y a justement deux choses qui me tiennent à cœur en ce moment.

Je voudrais tout d'abord saluer la mémoire de Serge de Beketch, qui vient de décéder il y a peu. Nous n'avions assurément pas les mêmes idées sur tout… mais je me souviens qu'il a fait preuve de bienveillance, en son temps, envers sombreval.com et ce blog. Plus anticonformiste que tradi pur porc, Serge de Beketch me semblait aussi avoir l'esprit plus ouvert. Il devait aussi avoir un grand sens de l'humour qui lui faisait accepter des choses que d'autres n'auraient pas laissé passer. Il lui aurait été facile de m'allumer pour tel propos au sujet de Radio Courtoisie ; il ne l'a pas fait.

L'autre sujet qui me tient à cœur, c'est le diktat des Scouts d'Europe qui prétend que la messe de St Pie V ne doit pas avoir cours chez eux. Cette décision est proprement inique. Je pèse mes mots : inique. C'est, après S. de Beketch, une preuve qu'on est parfois plus proche des gens dont on se croit loin que de ceux dont on se croit près.

Je suis au demeurant très satisfait de voir que la malveillance des Scouts d'Europe fait des vagues. J'espère que la polémique va enfler, qu'elle trouvera de l'écho et que ce sera à leur détriment, car ils le méritent bien.

Peu de gens savent qu'il y a douze ans, la question s'était posée aux SUF ; plus exactement que je l'avais posée, en des termes qui n'étaient d'ailleurs pas très amicaux ni très glorieux pour moi, ni pour eux. Voici cette histoire dont personne n'est sorti grandi.

J'étais à l'époque dans le blédouze de province que j'ai appelé naguère Donaldville, pour mes études. Déçu à 11 ans par le scoutisme et un camp d'été foiré chez les Scouts de France, je n'ai renoué avec que sur mes 18 ans, pour rejoindre un clan de routiers Scouts St Georges. Non que j'étais tradi à l'époque ; mais le virus Signe de Piste avait pris quelques années auparavant, et retourner aux scouts m'en semblait l'aboutissement logique. J'avais appris plus tard l'existence des SUF par un ami perdu de vue puis retrouvé, puis j'en avais vu de près et cela me semblait le bon mouvement pour reprendre l'uniforme.

Le hasard d'un pèlerinage d'étudiants me mit alors en contact avec deux ou trois garçons de mon âge qui se proposaient de créer un clan de routiers : c'était l'occasion que j'attendais. Les contacts furent pris, la confiance établie ; il y eut une place pour mon caractère, qui n'est pas celui du scout typique. Le mouvement était donc les St Georges, qui fusionnait avec les SUF, tout me semblait coller et tout colla à merveille.

Le groupe St Georges de Marseille était dirigé à l'époque par un chef de 70 ans pour lequel j'avais et j'ai encore une très grande estime, Ferdinand Odin. Il avait donné et donnait de son temps sans compter. Il avait de l'expérience. C'était le genre de personne qui savait mettre ses convictions de côté (et Dieu sait qu'il en avait de fortes) lorsqu'il s'occupait des personnes dont il avait la charge. Son ancienneté à Marseille le rendait connu de tout le clergé et immunisait tout le groupe contre les accusations d'extrémisme qu'on ne manquait sans doute pas de lui faire. Car, rappelons-le pour faire court, les St Georges, c'est l'extrême droite des Scouts d'Europe, donc quelque chose qui n'était pas à même de charmer l'épiscopat en 1992.

(à suivre)


le 12/10/2007 à 22:07 | Permalien | Commentaires (1)