Nelly Blogue
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Nelly Achlaw
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Nelly est UN parisien qui vit seul et travaille beaucoup. Dans "Nelly Blogue", il parle de ce qu'il aime : cinéma, liturgie, livres, musique - et de ce qu'il n'aime pas.

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Ils n'avaient plus la peste, sauf aux Scouts d'Europe (5)  16/10/2007

Résumé : désireux de faire encore et toujours du scoutisme (à ma sauce), je tente de monter un clan. Ouvertement tradi. Chez les SUF. Je ne blague pas. L'affaire s'envenime (on refuse de céder à toutes mes volontés), et je vais plaider ma cause dans un WE de chefs de groupe SUF...


Je vis là-bas Gérard Bouet, commissaire général de l'époque, qui me sembla hostile. Je lui racontai mon histoire ; il ne dit rien. C'était là l'homme qui avait répondu à une guidouille un peu progro, dans une journée nationale, qu'elle disposait d'une arme infaillible, la prière, pour résoudre ses problèmes. C'était quelqu'un que j'admirais pour cette réponse et à qui je faisais confiance.

Je vis alors Antoine Renard, qui était le président du mouvement, et je recommençai mon laïus. Que racontai-je alors ? Je n'en sais plus rien, sinon que je considérais apporter des effectifs à un groupe SUF, faire faire du scoutisme à des gens et que, latinophone ou francophone, l'important était que nous étions des scouts catholiques. Il n'avait jamais été question, au demeurant, de n'aller qu'à des messes en latin, ni de fréquenter les lefevristes. La composition du clan de l'année zéro requérait juste que l'on fréquentât ordinairement, dans un cadre légitime, le missel de St Pie V, car c'est ce que réclamait la majorité. Celle-ci pouvait changer ; le lieu d'un week end pouvait aussi imposer de faire avec les ressources locales ; bref, il n'était question que de sensibilité, pas d'exclusion. C'était l'envers du principe appliqué à l'Oasis, où l'on entendait la messe de 69 car c'était celle de la majorité. C'était aussi le principe des SUF, qui ne fréquentaient que des messes d'un certain type, avec des sermons carrés, des chants de l'Emmanuel ou du P. Gouzes, un peu solennels, et où on respectait à la lettre ce qui était écrit dans le missel. Ce n'est tout de même pas un hasard si Jo Akepsimas n'avait pas droit ce cité. Bref, c'était "cujus populo, ejus religio".

Hélas ! Je traitais avec des politiques, ce soir-là à Versailles, et je n'étais pas taillé pour la politique, pas du tout ! Renard m'écouta avec plus de bienveillance, posa des questions, chercha à savoir, et ne se prononça pas. Lors de notre entretien, le chef de groupe de la banlieue de Donaldville, puis Madame Fpéfiale, entrèrent là où nous nous trouvions, Renard et moi. Ce fut très amusant. Le chef de groupe crut que j'étais en train de régler mes comptes avec lui et demanda d'un ton rageur ce que je foutais ici, et de quel droit j'étais là. Madame Fpéfiale, elle, savait que c'était après elle que j'étais, et ne dit rien.

La nuit se passa, et avant elle un sermon poétique du Père Renaudin, un de plus, et je ne sais plus trop quoi des guides aînées. Comme pour me rappeler que j'étais en territoire ennemi.


(à suivre. Prochainement : la mise à mort)


le 16/10/2007 à 22:44 | Permalien | Commentaires (1)