Nelly Blogue
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Même si je suis hébergé sur son site, je ne suis pas Sombreval.

Nelly Achlaw
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Nelly est UN parisien qui vit seul et travaille beaucoup. Dans "Nelly Blogue", il parle de ce qu'il aime : cinéma, liturgie, livres, musique - et de ce qu'il n'aime pas.

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Est secretum, Valeriane

Jam Bands  16/05/2006

Les lecteurs de la première heure se souviennent sans doute d'un billet que j'avais consacré à Phish, l'étoile de la scène jam-rock des années 90-2000. Phish s'est définitivement séparé en 2003 ou 2004. On n'en a rien entendu ici, car le phénomène jam-rock est largement cantonné aux Etats-Unis, tout comme l'étaient ses grands ancêtes, les Grateful Dead, qui venaient du folk américain. Tout se tient.

Maintenant que Phish a cessé d'exister, plusieurs se demandent qui sera le prochain grand groupe. Voici quelques noms à retenir.

« Sting Cheese Incident » pratiquent un folk-rock mâtiné de nombreuses influences, aux chansons traversées de longues improvisations virtuoses. Des improvisations dans la tendance « jam », pas des pièces construites au fur et à mesure comme le faisait un Pierre Cochereau, mais de la musique qui va avec les accords, dans l'esprit du be-bop, par exemple. Ce groupe tient son originalité de la présence de deux guitaristes, l'un acoustique, l'autre électrique. L'enthousiasme communicatif de leur front-man attire ou révulse. L'un des rituels des concerts est le « group hoot », où toute la salle est invitée à faire « ahouuuuu » en même temps. Musicalement, le groupe tient la route, est capable de chansons mélodieuses et sait jouer dans plusieurs styles. Comme la plupart des jam bands, les reprises sont régulières : Shaking the tree (Peter Gabriel), Under african skies (Paul Simon), Impressions (John Coltrane), Birdland (Weather Report), Quinn the Eskimo (Bob Dylan), I know you rider (Grateful Dead).
Quelques chansons à écouter : Rivertrance (longue pièce à méandres avec improvisation qui débouche sur un climax virtuose au violon électrique). Texas Town (chanson classique servant souvent de véhicule improvisationnel ; le texte raconte l'histoire de hippies qui se font arrêter par la police au Texas. Les flics trouvent de la drogue, ne savent pas ce que c'est et laissent repartir la compagnie). Sirens (chanson mélodique). Hotel Window ou Emma's Dream (ballade). Jellyfish (pour le côté décalé : « my brain is just a jellyfish in the ocean of my head »).

“The Disco Biscuits” pratique le même genre de morceaux longs et improvisés en portant l'accent sur les boucles et les rythmes répétitifs induisant une tension que résout la reparution d'un thème reconnaissable ; l'influence folk américaine est inexistante ici, au contraire de celle de la musique électronique et trance. Claviers affirmés ; ce qui ne veut pas dire que le guitariste est en retrait. Des reprises de Frank Zappa (T'mershi duween), Pink Floyd (Run like hell). Un côté un peu déjanté. « Bisco », comme le surnomme ses fans, pratique des chansons très architecturées et joue sur la maniaquerie de son public en inversant des couplets, en commençant une chanson un soir et la finissant le lendemain, etc. Des listes de ces accidents sont religieusement dressées sur internet. Ecouter (« helicopters » ou tout le concert du nouvel an 2004-2005 pour se faire une idée).

« Particle » s'aventure encore plus loin dans la répétitivité de la musique électronique, à la façon des Chemical Brothers, par exemple (écouter « the elevator »). Là encore, le guitariste solo existe, mais c'est la boucle et le rythme qui priment. Les noms des chansons retiennent l'attention : « seven minutes till radio darkness », « the battle without honor or humanity », comment ne pas vouloir écouter ce que ça donne? Reprises : another brick in the wall (Pink Floyd, 20 minutes) et un whole lotta love (Led Zep) qui subit le même traitement.

“Hydra” est l'association de Particle et de Mickey Hart, l'un des batteurs du Grateful Dead, pour une poignée de dates en 2005. Même musique, avec une démonstration continue de percussions de la part de Hart. Le répertoire est en partie original. Ecouter « Heart of the hydra » ; toutes les chansons font 20 minutes de toute manière. Quelques reprises du Grateful Dead, notamment « the other one » et « fire on the mountain ». Attention, ce n'est pas un groupe très connu.

(la prochaine fois : le plus prometteur / quelques outsiders / où écouter tout cela)


le 16/05/2006 à 18:16 | Permalien | Commentaires (0)