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Ke duh boneurt 12/04/2007
Tiens, me dis-je un peu inconsciemment, je vais rentrer à Nelly-palace par le chemin des écoliers ce soir. Pas question de passer par Neuilly comme le trajet habituel me conduirait, je vais contourner par autre part. Osons le mot : par la BANLIEUE, en l'occurrence pas la pire, seulement la Garenne-Colombes.
Quatre racailles montent à l'arrêt « souvenir français ». Par la porte du fond, comme il se doit. Seulement voilà, le chauffeur est un teigneux et refuse de repartir tant que les racailles n'auront pas montré leur titre de transport. Comme il se doit (bis), ils n'en ont pas. Et là, miracle, le chauffeur les vire… et ils obéissent. Ca fait tellement de bien, de voir quelqu'un ne pas se laisser marcher sur les pieds par ces petits merdeux inutiles que j'en suis devenu, subitement, de très bonne humeur.
Comme il se doit (ter), nous avons essuyé aussitôt après quelques jets de projectiles et des noms d'oiseaux de la part des racailles, désormais en sécurité sur le trottoir. Je me demande quant à moi, puisque la population du pays semble encore indécise, combien d'intentions de vote se sont formées ou ont changé à ce moment. Quant à moi, je rentrerai de nouveau par Neuilly ce soir. La Garenne-Colombes, c'est trop intense.
**
Mais le bonheur n'avait pas atteint son comble pour cette journée. Certains se souviennent peut être d'un billet peu charitable sur certains jeunes amateurs de chasse à courre dont le plaisir, à ce qu'il semblait sur les photos, était de se traîner dans la boue et de simuler une chasse, avec l'un des jeunes qui jouait le rôle de l'animal chassé. Intéressant symbolisme, au demeurant, Claude-Lévi-Strauss, si j'étais lui, en dirait certainement quelque chose.
Mais je m'égare. La chose m'a semblé tellement folklorique que je gratte de temps en temps le web pour voir si ce milieu-là ne me donnerait pas quelque plaisir encore plus folklorique, voire – carrément – original. Jusque là, pas de quoi casser trois pattes à un canard, le milieu se caractérisant juste par le style collet monté de 50% des équipages et par une profusion inextinguible de fautes d'orthographe.
Mais là, c'est hénaurme !
http://bp3.blogger.com/_4GptSYzJMQQ/Rh3mRQ1nX_I/AAAAAAAAAcg/ZToYQM7ceSw/s1600-h/DSCF0012.JPG
Je replace dans le contexte : à l'occasion d'une dernière chasse, certains membres de l'équipage trucmuche ont monté un petit sketch. C'est – on s'en doute – une TRADITION, reprise année après année sans quoi ce ne serait plus une tradition.
Et donc, au détour d'un sketch dont l'humour robuste n'exclut très manifestement pas la finesse, voilà que ces rudes paysans citent Apollinaire sans s'en douter le moins du monde. O bonheur ! Joie, joie, pleurs de joie.
Zabou, voici donc une question facile pour vous : de quel poème d'Apollinaire veux-je parler ?
Quatre racailles montent à l'arrêt « souvenir français ». Par la porte du fond, comme il se doit. Seulement voilà, le chauffeur est un teigneux et refuse de repartir tant que les racailles n'auront pas montré leur titre de transport. Comme il se doit (bis), ils n'en ont pas. Et là, miracle, le chauffeur les vire… et ils obéissent. Ca fait tellement de bien, de voir quelqu'un ne pas se laisser marcher sur les pieds par ces petits merdeux inutiles que j'en suis devenu, subitement, de très bonne humeur.
Comme il se doit (ter), nous avons essuyé aussitôt après quelques jets de projectiles et des noms d'oiseaux de la part des racailles, désormais en sécurité sur le trottoir. Je me demande quant à moi, puisque la population du pays semble encore indécise, combien d'intentions de vote se sont formées ou ont changé à ce moment. Quant à moi, je rentrerai de nouveau par Neuilly ce soir. La Garenne-Colombes, c'est trop intense.
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Mais le bonheur n'avait pas atteint son comble pour cette journée. Certains se souviennent peut être d'un billet peu charitable sur certains jeunes amateurs de chasse à courre dont le plaisir, à ce qu'il semblait sur les photos, était de se traîner dans la boue et de simuler une chasse, avec l'un des jeunes qui jouait le rôle de l'animal chassé. Intéressant symbolisme, au demeurant, Claude-Lévi-Strauss, si j'étais lui, en dirait certainement quelque chose.
Mais je m'égare. La chose m'a semblé tellement folklorique que je gratte de temps en temps le web pour voir si ce milieu-là ne me donnerait pas quelque plaisir encore plus folklorique, voire – carrément – original. Jusque là, pas de quoi casser trois pattes à un canard, le milieu se caractérisant juste par le style collet monté de 50% des équipages et par une profusion inextinguible de fautes d'orthographe.
Mais là, c'est hénaurme !
http://bp3.blogger.com/_4GptSYzJMQQ/Rh3mRQ1nX_I/AAAAAAAAAcg/ZToYQM7ceSw/s1600-h/DSCF0012.JPG
Je replace dans le contexte : à l'occasion d'une dernière chasse, certains membres de l'équipage trucmuche ont monté un petit sketch. C'est – on s'en doute – une TRADITION, reprise année après année sans quoi ce ne serait plus une tradition.
Et donc, au détour d'un sketch dont l'humour robuste n'exclut très manifestement pas la finesse, voilà que ces rudes paysans citent Apollinaire sans s'en douter le moins du monde. O bonheur ! Joie, joie, pleurs de joie.
Zabou, voici donc une question facile pour vous : de quel poème d'Apollinaire veux-je parler ?
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z_igou@yahoo.com
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