Nelly Blogue
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Nelly Achlaw
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Nelly est UN parisien qui vit seul et travaille beaucoup. Dans "Nelly Blogue", il parle de ce qu'il aime : cinéma, liturgie, livres, musique - et de ce qu'il n'aime pas.

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Cinéma

Nos jours heureux / Arrivederci amore, ciao  07/08/2006

Double ticket hier soir.

En premier lieu, « nos jours heureux » qui tient l'affiche depuis quelques semaines. Bonne comédie sur les colonies de vacances et les états d'âme de son directeur. Les personnages sont archétypaux au risque de ne pas être crédible, et les moniteurs sont de même. L'impression qui en découle : les adultes sont aussi intenables que les gamins (engueulades le soir entre moniteurs, le directeur qui rappelle son équipe à l'ordre régulièrement).

Un ou deux laissent un souvenir, notamment le minuscule hyperactif qui s'évade régulièrement, ou le belge pédant qui lit « la vie financière ». Quelques dialogues font mouche : lorsqu'un des garçons a un coup de cafard (« aucune fille ne s'intéresse à moi »), une animatrice lui dit : « tu sais, si j'avais treize ans, je crois que je voudrais sortir avec toi ». Et le gamin de répondre : « Ne le prends pas mal, mais si tu avais treize ans, je crois que je ne voudrais pas. »

Autre souvenir hilarant, cette animatrice transparente, timorée, qui chante au micro dans le car « trouver dans ma vie ta présence ». Franche hilarité dans le cinéma, quelques-uns des spectateurs fredonnaient la chanson avec elle ! A milieu du film, comme on s'en doute, elle se métamorphose en une furie vomissant des gros mots ; c'est assez réussi.
En somme, film sans prétention qui réussit pleinement la mission qu'il s'était donnée : faire rire de bon cœur et régulièrement. 3/5

Ensuite, nous avons eu « arrivederci amore, ciao », ou l'histoire d'un ancien terroriste d'extrême gauche réfugié en Amérique centrale et qui veut obtenir sa « réhabilitation ». Il trouve donc une personne qui avoue à sa place, il s'assure les services d'un flic, et il recommence une vie dans une boîte de strip tease où il sert d'homme de main au propriétaire. Il en profite pour violer la femme d'un des débiteurs de son patron, pour faire des coups de main, braquer un fourgon de transport de fonds… et lorsque la réhabilitation arrive, son passé le suit encore et plusieurs personnes, dont sa femme, mariée pour la façade et pour séduire les juges, fera les frais.

La qualité la plus frappante de « arrivederci amore, ciao » est la beauté de ses images, très léchée. L'histoire est bien racontée, sans temps mort, mais la dernière demi-heure semble un peu superflue et ne fait que prolonger le schéma déjà amplement détaillé auparavant. De même le parti pris de cynisme a trouvé de meilleurs vendeurs, notamment en les personnes des frères Coen. Les acteurs sont raisonnablement bons, notamment le rôle titre. 3/5 à cause de la longueur.


le 07/08/2006 à 08:33 | Permalien | Commentaires (0)