Cinéma
Star trek 1 (le film) 22/08/2006
Oh mon Dieu, il y avait longtemps que je n'avais pas vu un nanar pareil. Présenté en « director ‘s cut », avec un DVD entier de bonus, une note de Robert Wise (le réalisateur) disant combien il avait été fier de (etc etc), le seul point positif de « star trek, the movie » est son prix réduit. Et, à la rigueur, la musique de Jerry Goldsmith.
Pour le reste, il fait honte à la série des sixties qui semble moins rétro que ce long métrage produit en 1979, surfant sans doute sur la vague de « star wars ». Si le ridicule tuait, Robert Wise n'aurait pas été en mesure de faire sur terre ce « director's cut ».
Kirk et son équipage reprennent la route de l'espace à bord de l'Enterprise, avec deux nouveaux – donc les deux futurs morts de l'épisode. Une demi-heure après le début, on en est encore à flotter interminablement autour de l'Enterprise dans son bassin de radoub. « elle est belle, hein ? » semble l'unique message de ce premier quart de film qui pointe à plus de deux heures. Vers la quarante-cinquième minute, l'Enterprise se met enfin en route vers un nuage d'énergie pure évidemment hostile qui se dirige vers la Terre. Puis rentre dedans (encore dix minutes d'effets vidéo prétentieux où le vaisseau progresse à toute lenteur à travers des écrans d'Apple IIc), puis finit (vers la 90ème minute) par entrer en contact avec « v'ger », l'alien qui produit tout ça. Dix ans auparavant, dans « 2001 », Kubrick savait produire des images spatiales autrement plus belles.
V'ger parle au moyen d'une réplique synthétique d'un des membres de l'équipage morts la seconde d'avant. Cela donne, à travers un vocoder, des répliques savoureuses : « v'ger se débarrasser maintenant de entités basées sur cycle du carbone qui infestent Enterprise ». (« de qui parle-t-il ? mais de nous, voyons ! ») Et le nombre de fois que la réplique (une femme chauve) désigne une courbe de Lissajoux sur l'écran en disant : « v'ger », « v'ger veut rencontrer créateur ». A côté de cela, « le trou noir », ineffable production… non, non, de DISNEY, pas de Marc Dorcel, est un film psychologique intense. Qui se souvient du méchant robot rouge Maximilien ? Moi, hélas !
Là, vous dites, « v'ger », quel nom crétin ! Et c'est vrai, parce qu'en fait, « v'ger » c'est une des sondes Voyager qui a traversé l'espace et est devenu une machine vivante – mais pas vraiment consciente que son nom comportait quelques lettres oxydées sur son châssis. Et comme E.T. téléphone maison, v'ger téléphone NASA mais il a oublié le numéro et il ne communique même pas sur le bonne fréquence. Autres répliques loufoques, telles celle de Spock qui déclare sans lever un sourcil : « je vais essayer de fusionner mon esprit avec l'entité » (il rate). Finalement, c'est l'autre bizuth de l'équipage qui fusionne d'un air enthousiaste.
Le film est pédant par son emploi d'un prologue instrumental. Là où Lawrence d'Arabie, Ben Hur et autres usaient d'un tel procédé, ils avaient le goût de projeter un écran noir. Ici, nous sommes gâtés, avec un ciel étoilé qui défile imperturbablement pendant plus de trois minutes. Juste après la fusion cosssmique, on peut lire à l'écran « l'histoire de l'humanité ne fait que commencer ». Et bam, générique. Qui a besoin d'humour quand on est si profond ?
A fuir. 0/5
Pour le reste, il fait honte à la série des sixties qui semble moins rétro que ce long métrage produit en 1979, surfant sans doute sur la vague de « star wars ». Si le ridicule tuait, Robert Wise n'aurait pas été en mesure de faire sur terre ce « director's cut ».
Kirk et son équipage reprennent la route de l'espace à bord de l'Enterprise, avec deux nouveaux – donc les deux futurs morts de l'épisode. Une demi-heure après le début, on en est encore à flotter interminablement autour de l'Enterprise dans son bassin de radoub. « elle est belle, hein ? » semble l'unique message de ce premier quart de film qui pointe à plus de deux heures. Vers la quarante-cinquième minute, l'Enterprise se met enfin en route vers un nuage d'énergie pure évidemment hostile qui se dirige vers la Terre. Puis rentre dedans (encore dix minutes d'effets vidéo prétentieux où le vaisseau progresse à toute lenteur à travers des écrans d'Apple IIc), puis finit (vers la 90ème minute) par entrer en contact avec « v'ger », l'alien qui produit tout ça. Dix ans auparavant, dans « 2001 », Kubrick savait produire des images spatiales autrement plus belles.
V'ger parle au moyen d'une réplique synthétique d'un des membres de l'équipage morts la seconde d'avant. Cela donne, à travers un vocoder, des répliques savoureuses : « v'ger se débarrasser maintenant de entités basées sur cycle du carbone qui infestent Enterprise ». (« de qui parle-t-il ? mais de nous, voyons ! ») Et le nombre de fois que la réplique (une femme chauve) désigne une courbe de Lissajoux sur l'écran en disant : « v'ger », « v'ger veut rencontrer créateur ». A côté de cela, « le trou noir », ineffable production… non, non, de DISNEY, pas de Marc Dorcel, est un film psychologique intense. Qui se souvient du méchant robot rouge Maximilien ? Moi, hélas !
Là, vous dites, « v'ger », quel nom crétin ! Et c'est vrai, parce qu'en fait, « v'ger » c'est une des sondes Voyager qui a traversé l'espace et est devenu une machine vivante – mais pas vraiment consciente que son nom comportait quelques lettres oxydées sur son châssis. Et comme E.T. téléphone maison, v'ger téléphone NASA mais il a oublié le numéro et il ne communique même pas sur le bonne fréquence. Autres répliques loufoques, telles celle de Spock qui déclare sans lever un sourcil : « je vais essayer de fusionner mon esprit avec l'entité » (il rate). Finalement, c'est l'autre bizuth de l'équipage qui fusionne d'un air enthousiaste.
Le film est pédant par son emploi d'un prologue instrumental. Là où Lawrence d'Arabie, Ben Hur et autres usaient d'un tel procédé, ils avaient le goût de projeter un écran noir. Ici, nous sommes gâtés, avec un ciel étoilé qui défile imperturbablement pendant plus de trois minutes. Juste après la fusion cosssmique, on peut lire à l'écran « l'histoire de l'humanité ne fait que commencer ». Et bam, générique. Qui a besoin d'humour quand on est si profond ?
A fuir. 0/5
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z_igou@yahoo.com
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