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 <title>Sombreval</title>
 <subtitle><![CDATA[Webzine catholique]]></subtitle>
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 <updated>2008-07-06T05:59:11+01:00</updated>
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   <title>Lecture de la Bible : la France bonne dernière</title>
   <updated>2008-05-04T11:14:00+01:00</updated>
   <id>http://www.sombreval.com/Lecture-de-la-Bible-la-France-bonne-derniere_a663.html</id>
   <category term="Actualités religieuses" />
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   <published>2008-04-30T12:38:00+01:00</published>
   <author><name>  Sombreval</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.sombreval.com/photo/925418-1145596.jpg" alt="Lecture de la Bible : la France bonne dernière" title="Lecture de la Bible : la France bonne dernière" />
     </div>
     <div>
      Un sondage international sur la « lecture des Ecritures » vient d'être présenté hier au Vatican. Il ressort de l'enquête que la France  présente «le plus haut niveau de sécularisation» et que les français sont «les plus mauvais élèves» en ce qui concerne la connaissance de la Bible.  Les résultats sont présentés en détail sur certains sites.  A la question : «Avez-vous lu au moins un passage de la Bible au cours de l'année ?», 20% de Français ont répondu favorablement. Et dans cette catégorie on ne doit guère compter de catholiques pratiquants qui, dans leur majorité, ont perdu le sens de la Parole de Dieu. C'était déjà le cas à l'époque de Claudel qui écrivait : « la Bible, il faut s'y attacher, il faut y séjourner, il faut s'en imprégner car toute l'Ecriture divinement inspirée est du pain ».         <br />
       Prenons le cas des tradis. Ils s'enorgueillissent de lire la Bible avec mesure et prudence :  «Notre religion c'est pas une religion du Livre&#8230; on n'est pas des juifs ou des musulmans&#8230;on est beaucoup mieux que ça&#8230; Notre religion c'est celle des Pélés, du Sacré C&#339;ur, du Scoutisme, de l'Enfant Jésus&#8230; La Bible c'est bon pour les protestants»... Que la Bible soit toute entière entrée dans le vêtement liturgique au cours des siècles les laisse pareillement dubitatifs. «Les Psaumes, on n'y comprend goutte. L'important c'est qu'ils offrent la matière de chants grégoriens qui nous enivrent, qui excitent en nous des émotions esthétisantes confondues avec la grâce divine. Un thomiste dans les années trente disait qu'il fallait corriger les Evangiles par saint Thomas d'Aquin... On fait pareil&#8230; le grégorien, le latin ont d'abord chez nous pour fonction de neutraliser les effets, le «venin» comme disait Maurras, de la Bible, du Magnificat. Ce qu'il y a de subversif, d'attentatoire à notre dignité bourgeoise, on l'enrobe de miel, on l'émascule, on l'aseptise»&#8230;        <br />
       Dans l'autre camp, celui des «conciliaires»,  le fiasco est presque aussi retentissant. Cette fameuse liturgie de la parole, qui devait restituer ce sens de la parole de Dieu évoqué plus haut, consiste dans nos paroisses  à lire simplement les textes sacrés, à laisser un «temps de silence» aux fidèles désemparés pour les méditer, mais sans jamais proposer la moindre exégèse, sauf celle qui, issue de la méthode historico-critique, revient  à tout expliquer par le contexte.  Si saint Paul affirme que «les femmes doivent être soumises à leurs maris», c'est qu'à son époque l'apôtre vivait dans un contexte de misogynie. Les bienfaits du féminisme, il n'a pas pu les connaitre..D'où son propos malencontreux. ..Le reste c'est du commentaire sociologique ou moralisant, sans intérêt. L'enquête nous révèle pourtant que la grande majorité des personnes interrogées considèrent la Bible comme un «texte difficile» qui demande un «accompagnement» et des explications. Le plus frappant encore c'est que même dans la France déchristianisée, 62% des sondés estiment que le contenu des Ecritures sacrées est véridique. Il est donc évident que clergé et laïcs ne remplissent pas leur rôle dans l'apprentissage des notions indispensables à l'intelligence des textes bibliques.        <br />
              <br />
       Ps : J'ai beaucoup ri en lisant, dans le Figaro, la réaction du père Villemin, professeur de «théologie» à l'Institut «catholique» de Paris : «La France est le pays le plus touché par la disparition du religieux dans l'espace public, et par ricochet dans l'espace privé.» 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <img src="http://www.zwatla.com/emo/2007/gros-emoticones-002/384.gif">
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Filius macrocosmi</title>
   <updated>2008-06-24T19:23:00+01:00</updated>
   <id>http://www.sombreval.com/Filius-macrocosmi_a533.html</id>
   <category term="Articles" />
   <photo:imgsrc>http://www.sombreval.com/photo/imagette-254084-319392.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2008-04-10T16:32:00+01:00</published>
   <author><name>Sombreval</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.sombreval.com/photo/254084-319392.jpg" alt="Filius macrocosmi" title="Filius macrocosmi" />
     </div>
     <div>
      Nicolas Berdiaev, dans <span style="font-style:italic">Destination de l'homme</span>, défend l'idée d'une éthique cosmique susceptible d'être adaptée à la religion chrétienne. Il affirme que le christianisme s'est fortifié et a triomphé grâce à une attitude ascétique, à une répulsion pour le naturel et le créé qui lui fit laisser dans l'ombre cette éthique qu'il appelle de ses v&#339;ux. Il convient de préciser que Berdiaev s'est surtout employé à dénoncer les déviations gnostiques de la mystique chrétienne, cette haine pour la création qui en est la négation même. Car pour lui la mystique chrétienne authentique, la plus exigeante, la moins complaisante à l'égard de la chair, est liée justement à la transfiguration de l'univers : «Surmonter l'état de créature ne signifie pas éteindre et anéantir la vie du cosmos, celle de l'humanité mais bien l'illuminer, la transfigurer». Le chemin qui mène à l'illumination est donc bien pour lui celui de l'ascèse, du sacrifice. A mesure que l'homme s'en éloigne, le monde déchoit, s'opacifie.        <br />
       La pensée religieuse de l'orient chrétien, rappelons-le, associe le destin de l'univers sensible à celui de l'homme qui le résume, le récapitule «microcosmiquement»&#8230; Son centre d'attention n'est pas la destinée humaine, isolée, individualisée, coupée du cosmos, mais, ainsi que le souligne l'écrivain catholique Frank-Duquesne, «l'obstacle opposé par nous, par l'espèce, par notre nature dégénérée, par notre divinité abusive et extrapolée au rayonnement plénier de l'Etre, à la perfection créaturelle du cosmos», à cette cosmothéose voulue éternellement par Dieu.        <br />
       Quiconque entreprend la phénoménologie de la mystique ascétique doit éviter de circonscrire son champ d'investigation au seul dogme de la rédemption. Une telle étude nécessite la prise en compte du paradigme religieux de la création. L'ascétisme chrétien a joué un rôle positif dans l'histoire lorsqu'il n'était pas seulement déterminé par la préoccupation de la salvation de l'âme mais d'abord par cette puissante aspiration à conduire le monde à la transfiguration. Il est un facteur déterminant dans l'&#339;uvre du salut qui concerne l'homme et, <span style="font-style:italic">par lui</span>, la Création. Récusant l'immanentisme de Teilhard de Chardin, son panthéisme cosmique, le philosophe catholique Maurice Blondel a rappelé que l'&#339;uvre de divination du monde passe par la médiation de l'homme «nouveau», au sens paulinien du terme, l'homme purifié, configuré au Fils dans sa nature humaine, libéré de toutes les servitudes qui l'aliènent à lui-même. L'homme est forcé de passer par la <span style="font-style:italic">porte étroite</span> pour participer à la vie divine. Il doit triompher de la chair, vaincre le vieil homme, la vieille nature pour la naissance du <span style="font-style:italic">novum coelum</span> et de la <span style="font-style:italic">nova terra</span>. Il n'y a qu'une «Porte étroite» : le Christ et l'incorporation au Christ par le renoncement à soi-même.        <br />
       Lorsque les mystiques catholiques parlent de se conformer au Christ, il s'agit pour la plupart d'entre eux (les mystiques de l'école rhénane faisant exception) d'une identification à l'humanité de Jésus souffrant sur la Croix. C'est ce type de «conformation» qui accomplit la <span style="font-style:italic">théosis</span>, c'est-à-dire la transformation de soi et, partant, celle du monde. Dans la correspondance de Maurice Blondel figure une lettre forte intéressante, adressée à l'un des représentants du modernisme catholique, le père Laberthonnière. Le philosophe cherche à porter son attention sur les erreurs véhiculées par la vision teilhardienne du <span style="font-style:italic">Christus evolutor</span> qui dans sa démesure n'entretient plus que des rapports très lointains avec <span style="font-style:italic">Jésus de Nazareth</span>. Elle donne lieu à une sorte de gnose cosmique qui rend inutile toute «imitation» du Christ :        <br />
               <br />
       « Par la réflexion critique, par la lecture des mystiques (les plus réalistes des hommes), et par les épreuves de la vie, je me suis mis de plus en plus en garde contre une façon trop naturaliste, trop physique de me représenter la fonction universaliste du Christ...Il faudrait admettre que le Christ pût être incarné pour autre chose que la surnaturalisation, et que le monde, même physiquement, fût divinisé, sans être surnaturalisé [&#8230;] Le père Teilhard paraît supposer que nous pouvons communier au Tout (Christ compris) sans d'abord et purement communier à l'Un, au Transcendant, au Verbe précisément incarné, dans sa concrète et singulière nature d'homme : c'est il me semble, une déviation de la pensée si belle et si profonde qui l'inspire. La nécessité de l'épreuve, de la désappropriation, de l'abnégation, n'est pas seulement pénitentielle ; elle est essentielle dès lors qu'il s'agit d'une destinée déifiante de l'homme, et par lui de l'Univers entier;       <br />
       Et il n'y a pas en ce rappel des conditions en apparence onéreuses de l'accès à la vie, aucun pessimisme, aucun dédain de la matière et de la sensibilité, loin de là ; tout est à base et à but d'amour : <span style="font-style:italic">ut vitam abundantius habebant</span>. Quand saint Jean de la Croix, par exemple, nous demande de traverser la nuit obscure, ce n'est pas qu'il méprise la réalité physique ou méconnaisse la beauté esthétique ou renie les besoins du coeur&#8230;»        <br />
              <br />
       Yvonne Pellé-Douël dans la conclusion d'une étude consacrée à saint Jean de la Croix s'interroge sur la possibilité de réconcilier deux courants de la spiritualité catholique. Le premier se rattache à la doctrine sanjuaniste du <span style="font-style:italic">Nada</span>, du Rien, celle de la nuit obscure, de la désappropriation de soi, celle de l'identification surnaturelle au Dieu Transcendant par le chemin du Christ Crucifié. Le second courant est lié au thème de la glorification de l'univers. Comment le Rien peut-il être la voie de la Transfiguration universelle ? «Nous participons à la création du monde en nous décréant nous-mêmes» écrit Simone Weil dans un raccourci très profond  .        <br />
       Telle est donc la question pressante que pose l'auteur à la fin de son essai :        <br />
              <br />
       « La négation de l'humain, le Rien : n'y a-t-il pas là, non seulement de quoi épouvanter le c&#339;ur indécis, mais de quoi révolter l'homme sensible à le beauté, à la grandeur, aux "échos" des créatures, qui lui sont ordonnées, et dont il est mystérieusement solidaire ? (&#8230;)       <br />
       N'est-il pas plus catholique, en effet, au grand sens du terme, de chanter avec François d'Assise le Cantique des Créatures : "Loué sois-tu, mon Seigneur, avec toutes tes créatures&#8230;" ?       <br />
       "&#8230;Quand tu m'appelles, ce n'est pas avec moi seulement qu'il faut répondre, mais avec tous les êtres qui m'entourent" (Claudel)       <br />
       Chez Jean de la Croix, n'y aurait-il pas comme un parfum de négativisme, un rejet du créé, qui semble inconciliable avec le thème de l'incarnation, de la descente du Créateur au c&#339;ur de la créature ? Cette antinomie est-elle irréductible ? Ou bien peut peut-on concevoir que ce sont là deux courants différents, mais qui peut-être se rejoignent ?»       <br />
              <br />
       L'auteur pressent qu'il existe un point de jonction entre ces courants. Il lui apparaîtrait plus nettement si elle envisageait dans toute sa portée le huitième chapitre de l'épître aux Romains qui nous montre la Création <span style="font-style:italic">gémissant dans les affres de l'enfantement</span>, aspirant à <span style="font-style:italic">la révélation des fils de Dieu</span>. Y.Pellé Douël ne retient de ce texte fondamental que l'idée de la solidarité entre l'homme et la nature, omettant de souligner que la condition humaine, parce qu'elle est liée justement à celle de l'univers, peut étendre son ombre sur tout le créé. C'est une des implications principales que l'on peut tirer des vues si profondes de l'apôtre Paul. La cosmologie chrétienne est inconciliable avec le culte anti-humaniste de Gaïa qui se déchaîne sous la forme de l'écologisme. L'esclavage sous le pouvoir de la vanité et l'ouverture angoissée et tendue vers un avenir autre sont ce qui caractérise l'état actuel du monde. Ce que Y.Pellé Douël appelle la «nature»  ne peut être confondu avec un état de pureté originelle. C'est une matrice convulsive, devenue incontrôlable. Sa dégradation est le résultat d'un processus dévolutif sans cesse réactivé par le péché et qu'il incombe à l'homme d'inverser.       <br />
       Le philosophe russe Nicolas Fedorov stigmatisait «l'admiration de tout ce qui est naturel». Dans sa <span style="font-style:italic">Philosophie de l'&#339;uvre commune</span>  il écrivait que «dans l'état imparfait où elle se trouve actuellement et par suite de l'ignorance et de l'immoralité humaines, la nature ne peut être reconnue au sens strict comme une Production de Dieu ; car les desseins du Créateur, pour une part, ne sont pas encore achevés, et, pour une autre, sont même déformés» . 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>La main passe (pièce de Feydeau)</title>
   <updated>2008-04-05T15:52:00+01:00</updated>
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   <category term="Actualités" />
   <photo:imgsrc>http://www.sombreval.com/photo/imagette-902822-1113721.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2008-04-05T11:24:00+01:00</published>
   <author><name>  Sombreval</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.sombreval.com/photo/902822-1113721.jpg" alt="La main passe (pièce de Feydeau)" title="La main passe (pièce de Feydeau)" />
     </div>
     <div>
      Un de mes meilleurs amis, excellent comédien, joue en ce moment au <span style="font-style:italic">Théâtre Michel</span> à Paris le rôle de l'amant dans une très amusante pièce de Feydeau, <span style="font-style:italic">La Main passe</span>. C'est un spectacle populaire et de qualité qui, sous le vernis comique, recèle une réflexion sur le couple, l'égoïsme à deux et l'insatisfaction permanente [seul le mariage chrétien vécu authentiquement est porteur de transcendance, ce qui le met à l'abri des situations scabreuses que le spectacle nous présente, des tromperies, de l'égoïsme, du cynisme et du mensonge]&#8230;Feydeau porte en effet comme dans toutes ses pièces un regard très sombre sur le couple. Les personnages, en proie aux coups de butoir du <span style="font-style:italic">furor eroticus</span>, cèdent à leurs pulsions, mais restent habités par l'idéal du couple fusionnel, de l'amour scellé dans le mariage, de la stabilité, d'autant plus inaccessible qu'ils sont comme rivés en eux-mêmes, dans une fixation stérile de leur propre moi, de leur ego, de leurs phantasmes.        <br />
       Certaines situations de la pièce  sont hilarantes.  Les acteurs interprètent leur rôle avec beaucoup d'énergie, mais sans jamais verser dans l'outrance propre au jeu du vaudeville. Un spectacle à voir&#8230;.       <br />
       Voir la <a class="link" href="http://www.fra.webcity.fr/theatre_paris/la-main-passe_194462/BandeAnnonce">Bande annonce</a>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">LA MAIN PASSE</span>       <br />
       Avec  Anthéa Sogno, Anatole De Bodinat...       <br />
       Théâtre Michel       <br />
       38, des Mathurins        <br />
       75008 Paris        <br />
       Tel : 01 42 65 35 02        <br />
       Fax : 01 47 42 70 64       <br />
       Accès : Métro Auber ; Havre Caumartin       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.sombreval.com/La-main-passe-piece-de-Feydeau-_a660.html" />
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   <title>Instituto Católico de París </title>
   <updated>2008-02-28T10:09:00+01:00</updated>
   <id>http://www.sombreval.com/Instituto-Catolico-de-Paris_a656.html</id>
   <category term="Actualités religieuses" />
   <photo:imgsrc>http://www.sombreval.com/photo/imagette-866554-1064652.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2008-02-26T22:37:00+01:00</published>
   <author><name>  Sombreval</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.sombreval.com/photo/866554-1064652.jpg" alt="Instituto Católico de París " title="Instituto Católico de París " />
     </div>
     <div>
      Des catholiques argentins ont réagi avec brio à mon <a class="link" href="http://www.sombreval.com/Haro-sur-l-Institut-Catholique-_a653.html">post</a> récent concernant la décision pour le moins stupéfiante du recteur de l'Institut Catholique de créer un cursus destiné à favoriser «l'intégration républicaine» d'imams et d'aumôniers musulmans. L'auteur de ce <a class="link" href="http://caminante-wanderer.blogspot.com/2008/02/cardenales-popes-e-imanes.html">billet</a>  voit dans cette annonce la confirmation  de l'asservissement de l'Eglise de France  aux « dogmes révolutionnaires», libéraux, ceux de l'humanisme anthropocentrique, en vertu desquels le nom même de Dieu ne peut être prononcé : «La Iglesia, con este acto, expresa claramente su compromiso con los principios de la revolución». Il établit également un rapprochement très intéressant entre cette décision et des déclarations du cardinal Kasper sur l'&#339;cuménisme, la liberté religieuse et sur l'église russe, dont il juge indispensable la soumission aux valeurs de la «modernité» (laïcisme, culte de l'homme etc&#8230;) : «La reciente decisión del Institut Catholique de París es coherente con la postura del cardenal Kasper de hace cinco años. Se trata, podemos suponer, no de un hecho aislado sino de una política, y política de estado. Seguramente hoy estará hibernando por el efecto Benedictus, pero ¿qué ocurrirá en el próximo pontificado? Da escalofríos el solo pensarlo. No sé porque, se me vienen a la memoria Robert Benson y Hugo Wast ».       <br />
              <br />
       Pour lire le billet : <a class="link" href="http://caminante-wanderer.blogspot.com/2008/02/cardenales-popes-e-imanes.html">cliquer ici</a>               <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.sombreval.com/Instituto-Catolico-de-Paris_a656.html" />
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   <title>Haro sur l'Institut 'Catholique'</title>
   <updated>2008-05-06T20:04:00+01:00</updated>
   <id>http://www.sombreval.com/Haro-sur-l-Institut-Catholique-_a653.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <photo:imgsrc>http://www.sombreval.com/photo/imagette-837783-1026537.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2008-01-29T17:10:00+01:00</published>
   <author><name>  Sombreval</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.sombreval.com/photo/837783-1026537.jpg" alt="Haro sur l'Institut 'Catholique'" title="Haro sur l'Institut 'Catholique'" />
     </div>
     <div>
      Avec sans doute l'aval de l'inutile « Mgr » Vingt-Trois, l'institut Catholique de Paris (ICP) va accueillir vingt-cinq étudiants dont vingt futurs imams et aumôniers pour un premier cours du cursus « Religions, laïcité, interculturalité».        <br />
       Le recteur de l'Institut « Catholique » m'avait contacté il y a un an à la suite de l'envoi massif dans les universités françaises des ouvrages créationnistes de Harun Yayhya à qui j'avais consacré un chapitre de ma thèse. Bien sûr cette thèse (que je lui avais adressée peu après ma soutenance), il ne l'avait pas lue mais cet épisode l'avait forcé à y jeter un &#339;il. L'ayant subitement trouvée « forte et bien informée » il m'avait adressé un mot de félicitation. Je lui avais alors proposé, sur la suggestion d'un universitaire américain, de lui adresser un plan de cours sur les écrivains catholiques (on est dans une université catholique non ?). Il ne m'avait pas répondu&#8230; Le souffle Yayha retombé, il ne m'avait plus contacté&#8230;       <br />
       Je lui ai adressé récemment mes trois ouvrages publiés par les Editions de Sombreval en lui décrivant l'avancée de mes recherches (en particulier concernant Frank-Duquesne, écrivain catholique au sujet duquel je reçois pas mal de messages : professeurs de l'Institut Saint Serge, théologiens allemands, catholiques étrangers : plusieurs de ses textes viennent d'être traduits en espagnol). Mais cela le désintéresse au plus haut point&#8230;Frank-Duquesne, la Réversibilité etc : qu'est-ce ? « Vous ne  seriez pas un peu théocentriques tous deux » ? Que la très grande majorité des jeunes français ignorent tout de la foi chrétienne, peu lui importe. Lui et ses pareils sont requis par des activités autrement urgentes : la conversion des imams à la laïcité : «  La laïcité, déclare un de ces messieurs, mérite une pédagogie et une transmission (et pas la foi imbécile ?) , surtout pour ceux qui viennent de pays dans lesquels ce principe phare (!!!) de la culture française n'est pas un référent ». Cinq piliers vont porter ses cours : «Liberté, égalité, fraternité, laïcité et démocratie.»       <br />
       Je lui avais demandé de diffuser mes ouvrages auprès des professeurs de l'Institut&#8230; Je lui avais même fait part à nouveau de ma volonté d'enseigner dans ce qui fut une noble institution&#8230;Quelle naïveté !&#8230;finalement mes trois ouvrages ont fini sur des étagères poussiéreuses de la réserve de la bibliothèque de la « Catho » comme ils disent. Ils vont y moisir car l'enseignement de la foi catholique et la recherche sont la dernière des préoccupations des responsables de cette université qui accueille et forme à la laïcité des imams et toute la jeunesse bourgeoise du 5e et 6e arrondissement de Paris.         <br />
              <br />
       &#8230;&#8230;       <br />
              <br />
       Je viens de découvrir sur le site de « l'Institut catholique » que le professeur de linguistique Olivier Soutet, ami personnel du recteur de l'Institut, vient d'être nommé Doyen de la Faculté de Lettres Modernes (décidément cette discipline, la linguistique, a fini par parasiter l'étude des lettres. Je me rappelle qu'en licence à la Sorbonne, on devait subir 8h par semaine de linguistique et de stylistique et que l'enseignement littéraire y était réduit au strict minimum). Ce spécialiste de l'arbre syntagmatique, ce pur produit des grandes écoles, intègre donc la Catho. Sa mission : émasculer les esprits (une des finalités de la laïcité à la française, celle que chérissent nos chers épiscopes). Les titres de ses articles me laissent penser qu'il devrait y parvenir sans peine :        <br />
              <br />
        « Les tours concessifs dans le Tristan en prose »,       <br />
       « Schèmes sémantico-logiques et histoire de la langue médiévale : le cas de la concession »,       <br />
       « Le statut de l'explication en linguistique diachronique »       <br />
       « Mécanismes compensatoires et morphosyntaxe notionnelle en psychomécanique du langage ».        <br />
        « La notion de mécanisme compensatoire en grammaire de l'ancien français »,       <br />
       « La diachronie entre théorie et empiricité »       <br />
       « De la double représentation du subjonctif présent en psychomécanique »        <br />
       « La "compensation morphémique" en microsémantique guillaumienne »       <br />
       « Flexion nominale et flexion pronominale en ancien et moyen français » etc etc...des articles similaires, il en a produit des dizaines.        <br />
              <br />
       Bien sûr on chercherait en vain dans sa bibliographie un article indiquant un engagement quelconque dans le catholicisme.          <br />
       http://www.sens-et-texte.paris4.sorbonne.fr/spip.php?article16       <br />
              <br />
       Ce professeur, qui avec plusieurs de ses collègues a transformé la Sorbonne en mouroir de l'esprit, va maintenant sévir à l'Institut Catholique en tant que Doyen, dans une discipline pour laquelle il n'a démontré aucune compétence particulière. Vu son âge, il est là-bas pour au moins quinze ans. Va-t-il y arborer sa magnifique cravate hawaïenne, couleur pisse de chameau, à faire flipper l'imam le plus fanatique ? Nous le saurons bientôt...       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <img src="http://ecx.images-amazon.com/images/I/412DVZ11Z5L._SS500_.jpg">
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.sombreval.com/Haro-sur-l-Institut-Catholique-_a653.html" />
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  <entry>
   <title>La Liturgie céleste (Benoît XVI, Jean Hani, Frank-Duquesne) </title>
   <updated>2008-03-01T22:18:00+01:00</updated>
   <id>http://www.sombreval.com/La-Liturgie-celeste-Benoit-XVI,-Jean-Hani,-Frank-Duquesne-_a652.html</id>
   <category term="Articles" />
   <photo:imgsrc>http://www.sombreval.com/photo/imagette-835666-1023909.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2008-01-27T22:50:00+01:00</published>
   <author><name>  Sombreval</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.sombreval.com/photo/835666-1023909.jpg" alt="La Liturgie céleste (Benoît XVI, Jean Hani, Frank-Duquesne) " title="La Liturgie céleste (Benoît XVI, Jean Hani, Frank-Duquesne) " />
     </div>
     <div>
      Un des grands mérites du théologien Joseph Ratzinger est d'avoir redécouvert la notion éminemment biblique de «liturgie céleste», ancrée dans l'Ecriture sacrée mais perdue de vue par de nombreux catholiques qui, pour la plupart, ont cessé de voir dans la liturgie un «mystère, une réalité cachée en Dieu» pour reprendre les mots mêmes du pape. Il est à prévoir que, dans les années à venir, elle prenne une place plus importante dans l'enseignement magistériel de l'Eglise. Pour Benoît XVI, la liturgie doit être comprise comme liturgie céleste. Nous lisons dans le rapport établi par le cardinal Scola avant la réunion générale du Synode des Evêques sur l'Eucharistie (octobre 2005) ceci : Dans l'action eucharistique, la liturgie terrestre est intimement unie à la liturgie céleste». Cette conception peut être inférée de nombreux textes bibliques (nous y reviendrons), de prières eucharistiques de l'ancien et du nouveau missel mais aussi d'Encycliques (<span style="font-style:italic">Mediator Dei</span>) et de documents conciliaires (<span style="font-style:italic">Sacrosanctum Concilium 8</span> : «dans la liturgie terrestre, nous participons par un avant-goût à cette liturgie céleste qui se célèbre dans la sainte cité de Jérusalem...»).        <br />
       Dans <span style="font-style:italic">L'Esprit de la Liturgie</span>, le pape note que «la théologie chrétienne du culte, à la suite de Jean-Baptiste, a reconnu dans le Christ l'&#8220;Agneau&#8221; donné par Dieu, que l'Apocalypse présente, à la fois vivant et sacrifié , comme le centre de la liturgie céleste». Benoît XVI conclut que par le sacrifice du Christ, préfiguré par les sacrifices lévitiques, «cette liturgie est maintenant présente au milieu du monde», historiquement, effectivement, par le sacrifice du calvaire, accompli une fois pour toutes au Golgotha, et <span style="font-style:italic">hinc et nunc</span> par le canal de la messe. Plus loin, précisant sa pensée, il écrit : «La liturgie chrétienne nous donne accès à la liturgie céleste, par la médiation de signes terrestres que le Rédempteur nous a donnés comme gages du monde à venir».       <br />
              <br />
       Le Sacrifice du Christ est un fait qui relève de l'histoire mais qui appartient aussi au monde éternel et transcendant. C'est une réalité intemporelle manifestée dans le cadre du temps&#8230; La Nouvelle Alliance, signifiée par le déchirement du voile du temple, a été fondée par le sacrifice du Golgotha mais celui-ci tire son sens, sa portée, son efficace du sacrifice offert par le Christ-Verbe, hors de l'espace du temps, donc «avant même la création du monde », dans les cieux, « par son éternel (et immuable) esprit» (Hebr, 9:14 ; 13:9). Autrement dit : «dès avant la création du monde» et du temps, donc éternellement, le Christ «a été désigné», indiqué au sein de la Trinité, vu par le Père et montré à l'Esprit, «comme l'Agneau sans tache et sans défaut», «autant dire immolé» (1 Pierre, 1:19-20 ; Apoc, 5:7). De telles affirmations  sont récurrentes dans le magnifique <span style="font-style:italic">Via Crucis</span> d'Albert Frank-Duquesne, aujourd'hui presque introuvable. De même le Père Boulgakov, dans son <span style="font-style:italic">Verbe incarné</span> résume cette doctrine par une formule riche d'intuitions mystiques : «La Croix de la voie terrestre réalise la Croix de la kénose céleste». Le sacrifice de la Croix, en effet, «n'est pas seulement un événement terrestre se situant dans le cadre de la vie humaine, mais aussi un événement céleste accompli dans les profondeurs de la Divinité même : la kénose du Dieu-Verbe» (sur la kénose crucigène du Verbe je vous renvoie à <a class="link" href="http://www.sombreval.com/eclaircissements-sur-Apocalypse-5-12_a642.html">mon article</a> sur l'Apocalypse).        <br />
       Toute réflexion sur les sacrifices doit prendre en compte cet aspect métaphysique du problème. On ne comprend rien à la messe si l'on s'en tient à une représentation strictement temporelle du drame salvifique. Comme l'écrit Jean Hani, «le fondement métaphysique du sacrifice, c'est le sacrifice éternel de Dieu». Dans sa <span style="font-style:italic">Divine Liturgie</span>, publié en 1981, ce même Jean Hani a exposé des vues très profondes sur la liturgie céleste à laquelle, comme j'ai écrit dans un article récent, nos offices  offrent un «débouché» sur le plan de la «chair». Il insiste sur la nécessité d'adopter un point de vue métaphysique, dégagé de la temporalité, pour comprendre comment à chaque messe peut se reproduire le sacrifice du Golgotha et surtout comment celui-ci réfracte le sacrifice céleste du Verbe. Il cite ce passage de M. Olier, fondateur du premier séminaire français, qui, au XVIIe siècle, rapprochait déjà la messe de la liturgie céleste : «Pour faire entendre le mystère du très saint sacrifice de la messe, il faut savoir que ce sacrifice est le sacrifice du ciel&#8230; il y a un sacrifice dans le Paradis, lequel, en même temps, est offert en la terre, et il est différent en cela seulement qu'il se présente ici-bas sous les voiles». M. Olier se référait pour corroborer son propos à cette grande scène entrevue par saint Jean dans son Apocalypse : l'Agneau égorgé, mais vivant, sur un trône, les vingt-quatre Vieillards l'adorant en jouant de la Cithare et en brûlant de l'encens, et les multitudes d'anges ainsi que toutes les créatures chantant les louanges de l'Agneau (Apo, 5:6-14).        <br />
       Suivent des développements très intéressants, incontournables, où Jean Hani s'emploie à réfuter l'objection selon laquelle cette conception «métaphysique» tendrait à «déréaliser» la liturgie terrestre : «Cette façon de comprendre le sacrifice de la messe, écrit-il, n'est pas une théorie personnelle qui n'engagerait que les théologiens dont nous parlons. Elle est attestée par les plus anciennes liturgies où nous trouvons des prières telles que celle-ci : &#8220;Elevez vos regards vers les réalités célestes et contemplez les mystères actuellement  célébrés : les séraphins, dans une crainte respectueuse, se tiennent devant le Trône de gloire du Christ, chantant les louanges du Corps offert, du Calice mélangé. Et ici-bas le peuple implore, le prêtre supplie et demande miséricorde pour le monde entier&#8221; (Prière après la consécration à la messe assyro-chaldéenne)».        <br />
              <br />
       En dehors des textes bibliques mentionnés ci-dessus, l'idée du sacrifice céleste se retrouve dans l'épitre aux Hébreux où saint Paul affirme que le Christ, lors de son Ascension, est monté au ciel  pour y être le suprême Pontife (Hébr, 6:1 ; 20:20).        <br />
       La consécration de la messe, dans cette perspective, doit être regardée comme «la manifestation visible d'un acte éternel». La suite de son analyse rappelle certaines lignes superbes de Frank-Duquesne sur la messe, considérée sous son double aspect : temporel et intemporel, visible et invisible.        <br />
              <br />
       Citons d'abord Jean Hani pour qui l'intelligence du symbolisme conditionne celle de la liturgie :        <br />
       « La messe a son prototype dans le sacrifice céleste de l'Agneau décrit par l'Apocalypse. Il est vain d'objecter comme le font certains d'un point de vue profane, que cette façon de concevoir les choses, n'est qu'une projection de la liturgie terrestre, qu'on s'imagine se dérouler ainsi dans le ciel. Pour le spirituel, en effet, c'est l'inverse qui est vrai, car il <span style="font-style:italic">sait</span> que la liturgie visible n'est que la réfraction symbolique, dans le plan de la corporéité sur lequel l'homme se meut pendant l'existence terrestre, de la réalité invisible d'En-haut, de même que la musique n'est que l'expression approximative, comme l'a écrit Marcel de Corte, d'un silence essentiel. Les textes de l'écriture que nous avons cités nous décrivent sous une forme sensible une réalité spirituelle et nous présentent dans un déroulement temporel quelque chose qui, en réalité, n'a jamais cessé d'exister et appartient à l'éternité. Ce qui ressort d'un autre passage, essentiel, de l'Apocalypse, où nous lisons que &#8220;l'agneau est immolé dès le commencement&#8221; (Apo.13:8) et également d'un passage de saint Pierre disant que le Christ est &#8220;l'Agneau sans défaut et sans tache ; celui qui, prédestiné dès avant la création du monde, a été manifesté pour nous en ces derniers temps&#8221; (1 Pi, 1:19), termes qui rejoignent l'enseignement de saint Paul sur &#8220;le mystère caché depuis l'origine&#8221;».                      <br />
              <br />
       Citons maintenant ces quelque lignes du grand écrivain catholique Albert Frank-Duquesne, tirées de <span style="font-style:italic">Via Crucis</span> (publié quelques mois avant sa mort en 1955) :        <br />
       « Le sacrifice offert ici-bas au Calvaire, l'unique oblation, suffisante à réparer la faute universelle et les fautes de chacun, cette offrande terrestre qui réverbéra sur le Golgotha, par voie d'identifiante analogie, le parfait holocauste offert &#8220;par l'éternel esprit&#8221; de l'&#8220;Agneau autant dire immolé dès avant la création du monde&#8221;, le Christ le présente, dans l'immobile Maintenant de la Divinité, en guise de Liturgie céleste à la gloire du Père. Nous-mêmes, &#8220;attirés en-haut par Celui qui S'est élevé de terre&#8221; dans les cieux, tout en &#8220;évoquant&#8221;, en &#8220; re-présentant&#8221;, en rendant mystiquement présente cette Vie sacrifiée du Médiateur, tout en nous associant ici-bas comme des ombres à l'Eucharistie-modèle célébrée là-haut, nous signifions, notifions efficacement, exprimons en concepts, paroles et gestes symboliques &#8211; c'est-à-dire tout chargés de réalité mystérieuse &#8211; ce que le Christ accomplit sur la Croix, parce que la Crucifixion est elle-même, avec la Cène dont elle est inséparable, la première Messe, la manifestation terrestre du Sacrifice <span style="font-style:italic">in aeternum</span>. Si le Christ eucharistique &#8220;descend parmi nous&#8221;, c'est parce que nous-mêmes, &#8220;attirés par l'Elevé de terre&#8221;, d'ores et déjà siégeons avec Lui, en Lui, dans les cieux, la Messe réalisant inchoativement et mystiquement notre parution avec le Christ, notre vie, dans la gloire. &#8220;Aller à la Messe&#8221;, c'est donc se tenir, avec Marie et Jean, aux pieds de la Croix, après avoir pris part au banquet d'adieux. &#8220;Aller à la Messe&#8221;, cette pieuse corvée, c'est figurer à la table des Douze, c'est se nourrir du Pain céleste, je ne dis pas : recevoir en soi Jésus-Christ, L'héberger, L'avoir en soi comme un contenu dans un contenant, mais Le recevoir comme nourriture, en tant qu'aliment pour la vie divine, éternelle, et plutôt être présent au Christ que de Le &#8220;posséder&#8221;, bref : devenir, sinon le Christ Lui-même, du moins &#8220;une seule plante, un seul esprit avec Lui&#8221;, être &#8220;rendu conforme au Christ&#8221;, l'Esprit-Saint réalisant en nous l'image du Fils, et l'Eucharistie servant, sur ce plan d'incarnation, à nous L'inoculer.       <br />
       Mais il y a plus : comme Saül &#8220;avait approuvé le meurtre d'Étienne&#8221; en acceptant le dépôt, par les assassins du Protomartyr, de leurs vêtements à ses pieds, ainsi, la manducation du Christ eucharistique est celle d'une Victime sacrifiée ; &#8220;nos actions de grâces&#8221; après la Communion, au lieu de s'absorber dans la gratitude et la joie d'avoir &#8220;en soi&#8221; le Christ, feraient peut-être mieux de L'offrir en nous au Père, Lui, comme crucifié satisfactoire et ressuscité, comme victime propitiatoire, et de nous offrir nous-mêmes, <span style="font-style:italic">filii in Filio</span>, comme suffisamment identifiés à l'Agneau par l'adhésion vitale qu'exprime la manducation de sa chair.       <br />
              <br />
       <span class="u">Sources </span>:        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">L'Esprit de la liturgie</span> de Joseph Ratzinger       <br />
       <span style="font-style:italic">Le Verbe incarné</span> de Serge Boulgakov       <br />
       <span style="font-style:italic">Via Crucis</span> d'Albert Frank-Duquesne       <br />
       <span style="font-style:italic">La Divine liturgie</span> de Jean Hani. A propos de ce livre, Jean Borella écrit : « Avec <span style="font-style:italic">La divine liturgie</span> Jean Hani aborde ce qui est le sommet de l'Activité divine, de la &#8220; théurgie &#8221; au sens étymologique de ce terme, c'est-à-dire la réalisation sacramentelle de la dramaturgie salvatrice du Christ. C'est pourquoi cet ouvrage (Trédaniel, 1981) revêt une importance exceptionnelle et devrait figurer dans la bibliothèque de tout chrétien. Car nous ne saurions nous dispenser de comprendre ce qui se passe à la messe dominicale, centre et sommet de la vie du chrétien. En écrivant ce livre, Jean Hani, qui connaît directement la liturgie catholique orientale, renoue avec la tradition grecque et russe des laïcs liturgistes, tels Nicolas Cabasilas et Gogol. Toutefois il ne se contente pas de nous informer sur certains rites propres aux églises syriennes, copte, maronite, etc. Il prend en compte également les rites de la liturgie romaine. Sur la symbolique de tous les gestes de cette dramaturgie sacrée, de toutes ses paroles, de toutes les pièces du mobilier liturgique (autel, chandeliers, linges, encens, chants, cloches, vêtements sacerdotaux, etc.), il n'existe rien de plus juste et de plus profond. Disons le clairement, nous sommes convaincu que la vie tout entière de la chrétienté est suspendue à l'accomplissement exact du rite de la messe. Plaise au ciel que ce livre béni serve à la restauration du culte catholique !»       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.sombreval.com/La-Liturgie-celeste-Benoit-XVI,-Jean-Hani,-Frank-Duquesne-_a652.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Le 'Problème Juif' traduit en espagnol</title>
   <updated>2008-01-29T23:06:00+01:00</updated>
   <id>http://www.sombreval.com/Le-Probleme-Juif-traduit-en-espagnol_a651.html</id>
   <category term="Actualités religieuses" />
   <photo:imgsrc>http://www.sombreval.com/photo/imagette-833295-1020752.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2008-01-24T17:59:00+01:00</published>
   <author><name>  Sombreval</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.sombreval.com/photo/833295-1020752.jpg" alt="Le 'Problème Juif' traduit en espagnol" title="Le 'Problème Juif' traduit en espagnol" />
     </div>
     <div>
      Hello,        <br />
       Ce petit message pour vous informer que le texte d'Albert Frank-Duquesne sur le « problème juif » vient d'être traduit en espagnol par le site <a class="link" href="http://etvoila.co.cc/">Et Voilà</a>, que dirige avec maestria un jeune argentin : Jack Tollers.        <br />
       Ce site, que je vous invite à visiter, diffuse des textes chrétiens de grande valeur, des perles du Cardinal Newman, de Lewis, de Simone Weil etc, accessibles dorénavant à tous les lecteurs hispaniques.        <br />
       L'article d'Albert Frank-Duquesne, que j'ai retrouvé après de longues recherches, connaît donc sa première traduction (une traduction en anglais et en allemand serait la bienvenue).        <br />
       Je vous signale également que ce site propose une traduction de <span style="font-style:italic">Réflexions sur Satan</span>, « el gran libro de Frank-Duquesne! » que vous trouverez un peu plus bas sur la première page du site.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.sombreval.com/Le-Probleme-Juif-traduit-en-espagnol_a651.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Ce qui t'attend...en vente</title>
   <updated>2008-03-01T23:30:00+01:00</updated>
   <id>http://www.sombreval.com/Ce-qui-t-attend-en-vente_a648.html</id>
   <category term="Actualités religieuses" />
   <photo:imgsrc>http://www.sombreval.com/photo/imagette-823799-1011489.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2008-01-15T12:08:00+01:00</published>
   <author><name>  Sombreval</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div>
      <span style="font-style:italic">Ce qui t'attend après ta mort</span> est maintenant disponible à la vente. Vous pouvez vous le procurer <a class="link" href="http://www.lulu.com/content/1056887">en cliquant ici</a>. Bien entendu la meilleure option pour vous reste l'achat groupé : la trilogie des Editions de Sombreval : <span style="font-style:italic">La Réversibilité</span>, <span style="font-style:italic">Réflexions sur Satan</span> et <span style="font-style:italic">Ce qui t'attend après ta mort</span>, trois livres références qui combleront les amateurs de littérature et de théologie.         <br />
       La version PDF reste accessible gratuitement (<a class="link" href="http://www.sombreval.com/Ce-qui-t-attend-apres-ta-mort_a640.html">voir ici</a>).          <br />
       A bientôt...       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.sombreval.com/photo/823799-1011489.jpg" alt="Ce qui t'attend...en vente" title="Ce qui t'attend...en vente" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.sombreval.com/Ce-qui-t-attend-en-vente_a648.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Éclaircissements sur Apocalypse 5-12</title>
   <updated>2008-05-23T15:30:00+01:00</updated>
   <id>http://www.sombreval.com/eclaircissements-sur-Apocalypse-5-12_a642.html</id>
   <category term="Articles" />
   <photo:imgsrc>http://www.sombreval.com/photo/imagette-787041-963529.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2007-11-29T16:43:00+01:00</published>
   <author><name> Sombreval</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.sombreval.com/photo/787041-963529.jpg" alt="Éclaircissements sur Apocalypse 5-12" title="Éclaircissements sur Apocalypse 5-12" />
     </div>
     <div>
      Les théologiens professionnels et les liturgistes, lorsqu'ils examinent la relation de l'Eucharistie et de la théologie sacrificielle, omettent bien souvent de signaler la doctrine du sacrifice éternel du Verbe, telle qu'elle ressort de certaines épîtres de saint Pierre et saint Paul, ainsi que de l'Apocalypse. L'intelligence semble en effet désarmée devant la réalité mystérieuse de la kénose crucigène qui se réalise au sein même des rapports intratrinitaires. La Croix en effet ne peut être considérée comme un fait «brut», un simple événement terrestre, sans référence capitale à l'éternel et sacrificiel amour de ce Verbe, «Agneau, quasiment immolé dès avant la création du monde». C'est de toute éternité que le Christ offre à Dieu son sang très pur (Hebr, 9-14). C'est l'éternelle présentation d'une vie qui, éternellement, est une vie sacrifiée, immolée. La messe nous associe à cette Liturgie céleste en lui fournissant un «débouché» sur le plan de la «chair». Cette doctrine, Frank-Duquesne la reprend à son compte pour interpréter plusieurs versets de l'Apocalypse, entre autres Apocalypse 5 : <span style="font-style:italic">Christ digne d'ouvrir le livre scellé</span>&#8230;        <br />
       Voici son commentaire qui figure dans Satan (Ed de sombreval, p.148)       <br />
               <br />
       « Il semble qu'aucun exégète n'ait jamais songé à faire dater les débuts des faits révélés dans l'Apocalypse, à partir des premiers rapports entre Dieu et la création libre et responsable. L'Église commence pourtant, quant à l'Histoire, avec la vocation d'Abraham ; mais elle est toute donnée, «dans les cieux», dès que la Sagesse divine, qui est la nature de Dieu en tant qu'elle est participable, fut effectivement destinée à communication ontologique. Le Christ «est le même : hier, aujourd'hui, dans le monde à venir» (Hébr, 13:8). Il Se proclame Lui-même «Celui qui est, qui était, et qui vient», car Il S'identifie expressément, par l'apparence et par la parole, à l'Ancien des Jours (Apoc, 1:4.8.12-17 ; Daniel, 7:9) [&#8230;] Or, les sept sceaux, qui commandent toute la cohésion interne des onze premiers chapitres, sont sous la dépendance du Christ, de l'Agneau. Que dit de ce dernier l'Apocalypse ? &#8211; Que, dès avant la création du monde, Il est «autant dire immolé» (5:6). La Vulgate traduit 13:8 par l'Agneau immolé depuis la fondation du monde ; ce qui correspond à 1 Pierre, 1:19-20, où «l'Agneau sans tache et sans défaut est vu, connu», par son Père, «dès avant la création du monde», comme tel, comme «versant son Sang» [&#8230;] C'est éternellement qu'en son esprit le Fils offre à son Père, déjà, son sacrifice, «manifesté» physiquement «dans la plénitude des temps» (Hébr, 9:14 ; 1 Pierre, 1:20 ; Gal, 4:4-5). C'est là «le mystère gardé secret depuis le commencement du monde», «caché en Dieu avant que soient les cycles des éons» créaturels (Rom, 16:25 ; Éph, 3:9). Nous possédons ainsi «la vie éternelle dès avant tous les cycles des éons» (Tite, 1:2). C'est dès le principe &#8211; singulière rencontre de 2 Thess, 2:13 avec le début du Prologue johannique &#8211; que «Dieu nous a choisis pour nous introduire graduellement dans le salut». Paul, comme Simon-Pierre, nous voit sauvés par un sacrifice dont la substance est éternelle, «préalable» au monde, mais dont la manifestation s'effectue ici-bas «quand les temps sont mûrs» (1 Pierre, 1:20 ; 2 Tim, 1:10). On comprend, dès lors, qu'au seuil même de l'Histoire l'Agneau &#8211; car Il ne l'a pu devenir ici-bas que pour l'avoir essentiellement été là-haut &#8211; soit en état d'«ouvrir les sceaux», parce que, d'ores et déjà, devant son Père, «Il a vaincu» (Apoc, 5:5). J'ai lu peu d'exégètes «professionnels» sur l'Apocalypse, mais ceux que je connais considèrent cette rupture des sceaux comme équivalant à la divination de ce qu'il y a dans le mystérieux Livre du Destin. Mais non ! «Briser les sceaux», c'est-à-dire «ouvrir le Livre», n'est pas synonyme de connaître et de  révéler ! Ces exégètes n'ont-ils donc jamais été soldats en temps de guerre ? L'Agneau est le général commandant, pour son Père, les troupes du Royaume. Il reçoit de Lui des ordres scellés. À tels moments prévus, Il ouvrira ses plis et en assurera immédiatement l'exécution. C'est dès la création d'êtres intelligents qu'Il procède à cette man&#339;uvre «militaire». Mais le récit que nous en fait saint Jean n'a rien de chronologique : il ne s'agit pas d'un rapport d'état-major, mais d'une prophétie ! »&#8230;       <br />
              <br />
       Ce n'est pas tout&#8230;Les quelques précisions que nous avons apportées au début de cet article nous permettent d'appréhender toutes les implications de cet axiome du symbolisme selon lequel ce qui se passe ici-bas reflète «phénoménalement» les réalités du monde invisible. Le monde, comme l'écrivait Maistre, s'apparente à un «système de choses invisibles manifestées visiblement».  C'est ainsi que, comme le note Frank-Duquesne, le martyr (sanglant ou non) des Saints, des «coopérants souffrants» (Massignon), tire sa valeur salvifique de la vie très précieuse sacrifiée par le Christ (cf. la <a class="link" href="http://www.sombreval.com/La-Reversibilite,-le-grand-mystere-de-l-univers-Nicolas-Mulot-_a594.html">Réversibilité</a>). De même la passion à laquelle est soumise l'Epouse, l'Eglise militante ici-bas, la «guerre» qu'elle mène contre les puissances de perversité, reflète le combat qui, dans les sphères supérieures, oppose saint Michel et les anges fidèles aux hordes sataniques. Elle est, écrit Frank-Duquesne, «l'ombre, dans le monde physique, de la bataille livrée par saint Michel et ses anges dans le Ciel ».         <br />
       Cette guerre céleste, comme le rappelle Frank-Duquesne, n'est pas la chute des anges déchus décrite au ch. 8 de l'Apocalypse. Elle a lieu après l'Ascension du Christ&#8230; « Chassé du ciel avant la Chute d'Adam (Apoc, 8:10-11; 2 Pierre, 2:4 ; Jude, 6), Satan peut encore se présenter devant Yahweh, lorsqu'il est convoqué (Job, 1:6-7 ; 1 Rois, 22:21 ; Zach, 3:1). Cette tolérance, qu'il prend dans son orgueil pour un pouvoir, il vient maintenant de l'exercer pour la dernière fois, pour avoir entraîné dans cette titanique escalade les siens, dans le vain espoir de supplanter le Christ par la force, de s'installer à sa place sur le trône du Verbe, après avoir vainement tenté, naguère, ici-bas, de L'éliminer par la ruse ».        <br />
       Cette guerre, comme nous avons tenté de l'expliquer plus haut, «redouble» la lutte du Bien et du Mal qui se manifeste ici-bas. Il s'agit, comme l'écrit Frank-Duquesne, «d'une victoire remportée par le Messie mais <span style="font-style:italic">appropriée par son peuple</span>». On peut constater d'ailleurs que le chapitre 12 de l'Apocalypse juxtapose les versets sur la guerre opposant saint Michel à Satan (verset 7) et celui qui concerne l'apostolat victorieux des martyrs (verset 10-11) :        <br />
       «...car il a été précipité l'accusateur de nos frères, celui qui les accusait devant notre Dieu jour et nuit. Ils l'ont vaincu à cause du sang de l'Agneau et à cause de la parole de leur témoignage, <span style="font-style:italic">et ils n'ont pas aimé leur vie jusqu'à craindre la mort</span> ». La juxtaposition de ces deux ordres de réalité nous permet de comprendre ce verset de Luc, 10:18, où jésus, devant les premiers succès de l'apostolat des siens, voit <span style="font-style:italic">prophétiquement</span> Satan tomber du ciel comme l'éclair.        <br />
       Dans la septième partie de son chapitre sur l'Apocalypse, Frank-Duquesne résume cette conception symbolique qui fait interférer deux ordres de réalité, séparés mais inséparables, l'un visible, l'autre invisible, l'un conditionnant l'autre&#8230;Après avoir rappelé que cette conception, présente dans l'épître aux Hébreux et dans l'Apocalypse, présuppose qu'« il existe un ultramonde où les êtres et les événements sublunaires, ces ombres, ont leur authentique substance », l'écrivain ajoute :        <br />
       « Le conflit terrestre du Bien et du Mal était, pour les Juifs, conformément à l'attitude de l'esprit qu'on vient de résumer, l'ombre projetée sur le plan des créatures sensibles par un conflit céleste, à l'échelle cosmique et même hypercosmique. Entre les deux, correspondance. Exemple : la victoire d'Israël sur Moab, <span style="font-style:italic">c'est</span> le triomphe de Yahweh sur Chemosch (Saturne) et donc la substitution du véritable au faux Sabbat [&#8230; ] Puisque l'univers forme un gigantesque Tout organique, au point que saint Paul peut le qualifier, non seulement de «création», mais de «créature» unique en quelque sorte, l'Incarnation et la Rédemption impliquent des rapports et des répercussions cosmiques (Rom, 8:19-22 pour les créatures inférieures à l'homme ; Col, 1:16-20 pour celles qui lui sont momentanément supérieures). Dès lors, lorsque, dans notre conflit avec le Mal, nous remportons une victoire qui n'est, en réalité, que celle du Christ, explicitée, faisant tache d'huile (Jean, 16:33), la Croix qu'avec Lui nous portons, sur laquelle avec Lui nous sommes, comme dit l'Apôtre, «cocrucifiés», et par laquelle nous triomphons, nous constitue les vainqueurs du Mal sous une forme plus universelle, plus foncière que nous n'en rencontrons ici-bas : c'est aux hiérarchies invisibles, aux puissances spirituelles de perversité que nous résistons (Éph, 6:12 ; Col, 2:15). Croire en l'existence et en l'action de Satan, c'est croire qu'avant d'être humain, individuel, fortuit, épisodique, le Mal est planétaire, cosmique, comme une atmosphère universelle où, non les corps, physiquement, mais l'être même de toutes les créatures, ontologiquement, subit une déviation, une désorientation, analogue à celle que subiraient nos organismes dans un habitat planétaire non fait pour eux (1 Jean, 5:19). Croire en Satan, c'est être convaincu que tout le Mal se ramène en dernière instance à une Volonté pervertie. Aussi, quiconque nie l'existence et l'action du Démon perd spirituellement et moralement beaucoup, sans rien gagner intellectuellement &#8211; sinon de se gaver de formules savantes et, actuellement, de galimatias freudianisant. »       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.sombreval.com/eclaircissements-sur-Apocalypse-5-12_a642.html" />
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   <title>Alexis II à Paris</title>
   <updated>2007-10-04T12:24:00+01:00</updated>
   <id>http://www.sombreval.com/Alexis-II-a-Paris_a636.html</id>
   <category term="Actualités religieuses" />
   <photo:imgsrc>http://www.sombreval.com/photo/imagette-737553-902295.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2007-10-02T20:56:00+01:00</published>
   <author><name> Sombreval</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.sombreval.com/photo/737553-902295.jpg" alt="Alexis II à Paris" title="Alexis II à Paris" />
     </div>
     <div>
      Le patriarche de Moscou Alexis II a rappellé dans un entretien accordé au "Monde" les liens qui unissent la France et la Russie. Les grands témoins de la pensée religieuse russe (Berdiaev, Boulgakov, Chestov, Florensky etc..) ont en effet trouvé refuge en France pour échapper aux persecutions communistes (<a class="link" href="http://www.sombreval.com/La-generation-des-penseurs-religieux-de-l-emigration-russe_a163.html">voir cet article</a>). Ils nous ont légué un trésor d'une richesse inestimable...       <br />
              <br />
       " La France est la deuxième patrie pour les centaines de milliers de Russes qui ont été contraints de quitter leur pays lors de la grande tragédie du XXe siècle. La proximité de nos cultures n'est plus à démontrer. J'aimerais donc rappeler aux autorités d'Europe occidentale que sans une fidélité renouvelée à ses valeurs spirituelles et morales, l'Europe n'a aucun avenir. La société européenne est marquée par une idéologie séculariste agressive, le culte de la consommation, l'adoration de la raison. Si la liberté ne va pas de pair avec le sens de la responsabilité, avec l'humilité, alors la personne et la société s'autodétruisent."       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.sombreval.com/Alexis-II-a-Paris_a636.html" />
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   <title>Essénisme et Christianisme / De Schweitzer à Teilhard de Chardin</title>
   <updated>2007-09-17T09:27:00+01:00</updated>
   <id>http://www.sombreval.com/Essenisme-et-Christianisme-De-Schweitzer-a-Teilhard-de-Chardin_a628.html</id>
   <category term="Textes" />
   <photo:imgsrc>http://www.sombreval.com/photo/imagette-722589-883330.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2007-09-13T19:14:00+01:00</published>
   <author><name> Sombreval</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.sombreval.com/photo/722589-883330.jpg" alt="Essénisme et Christianisme / De Schweitzer à Teilhard de Chardin" title="Essénisme et Christianisme / De Schweitzer à Teilhard de Chardin" />
     </div>
     <div>
      Voici  deux textes de Frank-Duquesne.  Le premier porte sur la découverte des manuscrits de la Mer Morte. Dans cet article publié en 1952, l'auteur cherche à démontrer, textes à l'appui, que non seulement l'essénisme n'a pas imprégné le christianisme naissant mais que, en dépit d'analogies superficielles, nombre de différences foncières les opposent irréductiblement.         <br />
       Ce texte garde toute son actualité. La thèse selon laquelle Jean le Baptiste, Jésus et sa famille étaient proches voire appartenaient à la communauté des Esséniens est réfutée par les spécialistes les plus exigeants. La communauté de «Qumrân», sorte de secte, vivait à l'écart du judaïsme, contestait le sacerdoce de Jérusalem et tout le système sacrificiel, ainsi que le calendrier liturgique en usage et d'autres observances du judaïsme. Les Esséniens affirmaient être les seuls élus, méprisaient le corps et la création matérielle. La lecture «christianisante» des textes esséniens est infondée. Elle ne permet ni d'éclairer l'émergence du christianisme ni ses liens avec le judaïsme du 1er siècle. D'ailleurs personne n'a jamais pu prouver que les habitants de Qumrân étaient des «esséniens».       <br />
       Ce texte de Frank-Duquesne est disponible en format PDF, accompagné des notes : <a class="link" href="http://www.sombreval.com/docs/Essenisme-Christianisme.pdf">www.sombreval.com/docs/Essenisme-Christianisme.pdf</a>       <br />
              <br />
       L'autre texte de Frank-Duquesne, intitulé <span style="font-style:italic">De Schweitzer à Teilhard de Chardin</span> a été publié dans la revue <span style="font-style:italic">Construire</span> en 1955. Dans cet article, l'écrivain souligne l'opposition foncière de la pensée du P. Teilhard &#8211; telle qu'elle s'exprime dans les écrits publiés ou répandus <span style="font-style:italic">pro manuscripto</span> &#8211; avec le dogme chrétien. Ce texte est aussi un réquisitoire contre tout le courant moderniste issu de Schweitzer et ses méthodes d'infiltration. A noter la très intéressante étude comparée opposant le système religieux du R.P Daniélou, un des pères du renouveau patristique qui a été un temps soupçonné d'hétérodoxie, et celui du père Teilhard de Chardin, opposé sur des points fondamentaux de la foi au magistère de l'Eglise... A lire absolument :        <br />
       <a class="link" href="http://www.sombreval.com/docs/Teilhard_de_Chardin.pdf">http://www.sombreval.com/docs/Teilhard_de_Chardin.pdf</a>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.sombreval.com/Essenisme-et-Christianisme-De-Schweitzer-a-Teilhard-de-Chardin_a628.html" />
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   <title>Sépulture et Salut du monde</title>
   <updated>2007-10-29T13:01:00+01:00</updated>
   <id>http://www.sombreval.com/Sepulture-et-Salut-du-monde_a627.html</id>
   <category term="Textes" />
   <photo:imgsrc>http://www.sombreval.com/photo/imagette-722585-883326.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2007-09-13T19:08:00+01:00</published>
   <author><name> Sombreval</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div><b>La Bonne Nouvelle dans la Prison </b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.sombreval.com/photo/722585-883326.jpg" alt="Sépulture et Salut du monde" title="Sépulture et Salut du monde" />
     </div>
     <div>
      Je souhaite m'attarder quelque peu sur deux textes de Frank-Duquesne qui, dans les chapitres finaux de son <span style="font-style:italic">Via crucis</span>, nous présente le Sauveur descendant dans le Schéôl pour prêcher aux âmes séparées la Bonne Nouvelle du Salut. Le Symbole des apôtres (5ème article) nous enseigne que le Christ a été «enseveli» puis est «descendu aux enfers» : pour le juif, «les enfers» et non pas «l'enfer» étaient le séjour des morts (schéol).         <br />
       La mort du sauveur ayant été réelle, complète totale, c'est en tant qu'esprit qu'il est allé prêcher aux âmes incarcérées l'infaillible évangile de la Résurrection : le Christ «a été mis à mort quant à la chair, et rendu vivant quant à l'Esprit dans lequel aussi il est allé prêcher aux esprits en prison» (1 Pierre 3:19) :          <br />
       Voici ce que Frank-Duquesne écrit dans <span style="font-style:italic">Via Crucis</span> : « Le but du Sauveur en &#8220;descendant&#8221; parmi ces âmes recluses, c'est de leur prêcher une &#8220;Bonne Nouvelle&#8221; &#8211; comme un esprit séparé peut en enseigner un autre : par son propre exemple, par son épiphanie même &#8211; de proclamer, comme le héraut du père, la vie et la grâce que la croix venait de leur restituer, comme à l'humanité tout entière. Il transformait <span style="font-style:italic">ipso facto</span> leur prison en Paradis, comme il l'avait promis à Dismas ; car où se trouve Jésus-Christ, l'Homme restauré, là se trouve le Paradis&#8230;A la minute, la présence mystique du Verbe incarné appartint à l'Eglise du Schéôl comme à la « militante », et l'état (ou séjour) des âmes incarnées fut inondé de paix, lumière et rafraîchissement ; les quatre fleuves d'Eden y propagèrent derechef leurs eaux vivifiantes&#8230; »&#8230;       <br />
       Suit un commentaire de ces versets de Matthieu narrant la mort de Jésus (Matt, 27:51-53) : <span style="font-style:italic">Jésus poussa un grand cri, et rendit l'esprit. Et voici, le voile du temple se déchira en deux, depuis le haut jusqu'en bas, la terre trembla, les roseaux se fendirent, les sépulcres s'ouvrirent, et plusieurs corps de saints qui étaient morts ressuscitèrent. Etant sortit des sépulcres, après la résurrection de Jésus, ils entrèrent dans la ville sainte et apparurent à un grand nombre de personnes</span>.        <br />
       Voici l'exégèse proposée par Frank-Duquesne : « &#8230;dans le sillage du Christ ressuscité, les &#8220;saints qui dormaient&#8221; &#8211; en sommeil, en veilleuse, comme vous et moi &#8211; s'échappent à leur tour du tombeau. Si l'on en parle ici, c'est que la Descente aux Enfers &#8211; envers spirituel et réalité intérieure de la Descente de Croix &#8211; est l'occasion, pour le rédempteur universel, d'accomplir une autre &#339;uvre de miséricorde : à quelques uns des siens, Il donne les corps spirituels, grâce auxquels il leur devient possible d'accéder au &#8220;ciel&#8221; à l'état de Bienheureux par-faits, parachevés, venus à pleine maturité (Eph, 4:13). Leur &#8220;corps animal&#8221; jeté au sol comme du grain, &#8220;semé&#8221;, &#8220;ressuscite corps spirituel&#8221; (1 Cor, 15:44). Eux &#8220;que leur foi avaient rendu recommandables, n'avaient cependant pas obtenu l'objet de la Promesse ; car Dieu nous a fait une condition meilleure, pour qu'ils n'atteignissent pas sans nous leur parfaite maturité&#8221; (Hebr, 11:40). Celui qui devait, dès l'Ascension, siéger sur le Trône, a donc mené son peuple de l'Egypte &#8220;au-delà&#8221; ; Il &#8220;les abrite sous sa tente ; ils n'auront plus faim ; ils n'auront plus soif ; l'ardent soleil ne les accablera plus, ni aucune chaleur brûlante. Car l'Agneau siégeant sur le Trône sera leur pasteur et les mènera vers les Sources d'eau vivifiantes&#8221; (Apoc, 7:16-17)».        <br />
       L'écrivain poursuit son commentaire, en s'appuyant sur le verset n°20, ch.3, de la première épître de saint Pierre, qui fait allusion au salut apporté par le Christ aux contemporains de Noé emportés par le Déluge : « A ces deux &#339;uvres d'amour et de miséricorde, accomplies aux enfers par le Christ &#8220;mort&#8221; pendant que ses fidèles descendaient son pauvre corps exsangue de la Croix, peut-être est-il permis d'en ajouter une troisième ? Car parmi les âmes séparées auxquelles Il a prêché la Bonne Nouvelle du salut, saint Pierre inclut &#8220;les rebelles d'autrefois, lorsqu'au jour de Noé, la longanimité de Dieu temporisait, pendant que se construisait l'Arche&#8221;, donc cette génération dont il est dit : &#8220;Yahweh vit que la méchanceté des hommes était grande sur la terre&#8230;or la terre se corrompit devant Dieu et déborda de violence ; Dieu regarda la terre, et voici qu'elle était putréfiée, car toute chair avait souillé sa voie sur la terre&#8221; (Gen, 6:5-11-12). Il s'agit évidemment, en ce texte inspiré, garanti par l'Esprit-Saint, des hommes emportés par le Déluge pour la profondeur de leur perversité. Ainsi lors de la Descente aux Enfers, nulle des âmes incarcérées n'échappa, croyons-nous, à l'appel et, moyennant accord, à l'étreinte du Miséricordieux Amour ; même ces brebis très lointainement égarées ont entendu l'appel tendre et clément de leur pasteur (Jean, 10:16). L'Evangile a été &#8220;prêché&#8221; dans le Schéôl aux méchants comme aux bons, à ceux qui se trouvaient loin, et même très loin, comme à ceux qui se trouvaient tout près : aux uns comme aux autres, Il annonçait la paix et quelle paix ! Eternelle (Eph, 2:17)&#8230;Sans doute, nulle âme ne trouvait alors, ni ne retrouverait d'ailleurs aujourd'hui, en elle-même l'élan, le ressort, la puissance nécessaire au bond qui lui permettrait de franchir l'immense abîme séparant Lazare du Mauvais Riche (Luc, 16:26) ; mais Celui qui possède &#8220;les clefs des enfers et de la mort&#8221; (Apoc, 1:18) a mené les hommes, par milliards, des ténèbres à la lumière, triomphant ainsi des &#8220;principautés et Dominations&#8221; infernales (Col, 2:15), et sauvant quiconque acceptait sincèrement le salut ».        <br />
              <br />
       Son labeur rédempteur, le Christ l'a également accompli dans les profondeurs de la terre. Enseveli, il a voulu subir toutes les impuissances, les déchéances qui caractérisent l'état de mort. Le face à face du christ avec les forces cosmiques de désintégration est le sujet du dernier chapitre de <span style="font-style:italic">Via crucis</span>. Le voici reproduit, dans son intégralité&#8230;        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Sépulture et salut du monde</b></div>
     <div>
      S'il est une vérité dont l'évidence va croissant, du premier Évangile à l'Apocalypse, c'est que le Verbe incarné n'a pas offert le rachat et la gloire à des créatures isolées, aux «enfants de Dieu dispersés», mais au «Corps unique» qu'ils forment depuis que le Sauveur est mort <span style="font-style:italic">dans ce but</span>, «fondant» et «réconciliant» tous les individus, toutes les collectivités aussi, «en un seul Homme nouveau... en un seul Corps [uni] à Dieu par la Croix&#8230; dans un seul et même Esprit». Dieu donc a, dans le Christ, «réuni <span style="font-style:italic">toutes choses</span>, célestes et terrestres», si bien qu'elles ne forment toutes ensemble qu'un seul Corps, dont la tête unique est le Fils éternel. La «plénitude» du monde créé, comme celle de la Divinité, «habite en Lui, [même] <span style="font-style:italic">physiquement</span>, tout entière», au point qu'en Lui le Père «réconcilie toutes choses avec Lui-même, les célestes comme les terrestres» et «devient toutes choses en toutes choses», parce que le Sauveur a été «une Victime propitiatoire, non seulement pour <span style="font-style:italic">nos péchés</span>» à nous, hommes, «mais aussi pour ceux du MONDE ENTIER» (Jean, 12:51-52 ; Eph, 2:14-18 ; 1:10 ; Col, 1:19-20).       <br />
       Ainsi, lorsque l'Église byzantino-slave chante, en conduisant ses fidèles défunts à leur «champ de repos», le Psaume 23 : «A Yahweh  la terre et <span style="font-style:italic">tout</span> ce qu'elle renferme» &#8211;sa plénitude, y compris les corps dans les tombeaux &#8211; «à Lui <span style="font-style:italic">le monde</span> et <span style="font-style:italic">tout</span> ce qu'il contient», elle n'entend pas seulement par là que l'ensevelissement du Christ a consacré la terre, comme un abri pacifique, une halte de détente pour nos dépouilles charnelles, mais elle se souvient du cri prophétiquement jeté par Jonas (2:3-8) :               <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Des entrailles du Schéôl J'ai crié ; Tu as entendu ma voix.       <br />
       Tu m'avais jeté dans l'abîme, tous les flots ont passé sur Moi...       <br />
       Moi, je disais : je suis chassé de devant tes yeux.        <br />
       Pourtant je contemplerai encore ton saint Temple...       <br />
       L'abîme m'environnait, l'algue encerclait ma tête ;       <br />
       J'étais descendu jusqu'aux racines des montagnes,       <br />
       Les verrous de la terre étaient tirés sur Moi pour toujours...       <br />
       Mais alors qu'en Moi ma vie avait défailli,       <br />
       Je me suis souvenu de Yahweh, ma prière T'atteignit...       <br />
       Et Tu as fait remonter ma vie du Schéol,       <br />
       O Yahweh, mon Dieu !</span>       <br />
              <br />
       Si, d'après le Psaume 148 et le cantique des trois jeunes gens dans la fournaise, tout ce qui a l'être est <span style="font-style:italic">ipso facto</span> louange de Yahweh ; si le cosmos étoilé «proclame la splendeur de Dieu» ; si, pour saint Paul, la création tout entière guette passionnément dans une indicible et muette angoisse, la consommation de notre salut parce qu'en dépend sa propre libération ; si le dimanche des rameaux, Jésus certifie qu'à défaut des hommes, les <span style="font-style:italic">pierres</span> elles-mêmes clameront sa louange &#8211; on comprend que Jonas, préfigure du Sauveur, alors même qu'en lui la vie s'est éteinte, qu'il n'est qu'inconscience, cet inerte, cette <span style="font-style:italic">pierre</span> chue au plus profond de l'onde, de l'élément sans forme et chaotique, soit pour l'infinie Miséricorde, <span style="font-style:italic">devenu lui-même appel</span>, imploration ! L'éloquence du misérable, c'est sa misère.        <br />
       Après avoir sauvé les hommes, porté (nous dit saint Pierre) la Bonne Nouvelle de la Résurrection aux «esprits en prison» &#8211; car une âme sans corps est comme un poisson sur la berge &#8211; et (suivant saint Paul) «réconcilié les (habitants des sphères) célestes», c'est toute la création physique, inférieure à l'homme, que le Christ, condescendant à son niveau, <span style="font-style:italic">visite</span> cette fois. A maintes reprises, les Écritures des deux Alliances énumèrent les trois ordres de créatures : celles qui, supérieures à l'homme, sont dites «célestes» (les <span style="font-style:italic">coeli</span> et les <span style="font-style:italic">invisibilia</span> du Crédo) ; puis, le monde sensible et accessible à notre expérience, l'homme et son immédiate anthroposphère : les réalités «terrestres» (<span style="font-style:italic">terra</span> et visibilia dans le Symbole de Nicée) ; enfin, l'univers «infra-terrestre», élémentaire, inanimé. T.-W. Crafer, commentant l'hymne des créatures dans l'Apocalypse (5:3-13) &#8211; où <span style="font-style:italic">toutes</span> les créatures qui sont dans le ciel, sur la terre, <span style="font-style:italic">sous la terre</span> et dans la mer, et toutes les <span style="font-style:italic">choses qui s'y</span> trouvent », chantent la louange de Dieu et de l'Agneau &#8211; commente : «Il s'agit ici de la <span style="font-style:italic">sub-human creation</span>». De même, W.-H. Simcox, professeur émérite à Cambridge, dans son exégèse du même livre : «Nous avons affaire au monde des esprits célestes, à celui des hommes et des êtres vivants, et à celui des <span style="font-style:italic">corps bruts</span>» (Apoc, 5:13). Si Moïse interdit aux Juifs d'adorer «ce qui est en haut dans le ciel, ce qui est en bas sur terre, et ce qui est dans les eaux au-dessous de la terre», saint Paul reproche aux Galates le culte qu'ils rendent, dans un «climat» de déterminisme astrologique, à ces grandes forces élémentaires du cosmos que le monde païen vénérait sous les noms de Zeus, de Poséidon, d'Agni, d'Indra, de Varouna, de Wotan, etc. (Exode, 20:4). La «terre» qui, dans le symbolisme de la Révélation, est identique à la création psychophysique, a des «profondeurs» irrationnelles et inconscientes &#8211; «nature» et « matière» &#8211; que le prophète invite à «pousser des cris de joie», parce que Yahweh «a effacé les transgressions de son peuple comme un nuage» et l'«a racheté». <span style="font-style:italic">Retentissez</span>, dit à ces «profondeurs plus basses que la terre» le même Isaïe, et c'est le mot qui convient, parce que le salut de la «terre» a des répercussions, des retentissements, jusque dans la constitution même de la substance physique, en ce qu'elle a de plus élémentaire, mais aussi d'appelé, comme la création tout entière &#8211; «<span style="font-style:italic">la</span> créature» unique et <span style="font-style:italic">faisant bloc</span> &#8211; à recevoir la Bonne Nouvelle, «gage de gloire» (Isaïe, 44:22-23 ; Marc 16:15 ; Rom, 8:19-22 ; Col, 1:27).        <br />
       Mais, précisément, saint Paul écrit aux Colossiens que ce «gage de gloire», c'est «le Christ en eux» (Col, 1:27). Si donc le monde inanimé des énergies, des éléments et minéraux peut, au témoignage de l'Apôtre, attendre avec raison d'avoir part à <span style="font-style:italic">notre</span> «liberté glorieuse» (Rom, 8:21), <span style="font-style:italic">c'est donc qu'il a reçu «le Christ en lui»</span>. De fait, le Fils éternel ne S'est pas borné, par l'Incarnation, à Se manifester dans l'«éon» de la vie physique, sur «terre» ; mais Il est descendu et S'est «reposé», Il a choisi et trouvé son <span style="font-style:italic">état</span>, «au c&#339;ur de la terre», en ce monde d'éléments et de forces où la biosphère terrestre puise les réalités premières qu'elle assimile, métamorphose et sublime. «Que signifie, en effet : <span style="font-style:italic">Il a monté</span> (au ciel), sinon que (d'abord) Il était <span style="font-style:italic">descendu dans les régions inférieures de la terre</span>..., et, s'Il est remonté au-dessus de tous les cieux», c'est «<span style="font-style:italic">afin de TOUT remplir</span>». « La fosse, le Schéôl, est alors à nu devant Lui, et la <span style="font-style:italic">dissolution</span> n'a point de voile» pour Lui. Dès lors, «si je monte au ciel, il y est; si je fais mon lit dans le Schéôl, Le voilà !» (cf. Jean 3:34 ; Matt, 12:40 ; Eph, 4:9-10 ; Job:26:5-6 ) ... Cet aboutissement de l'Incarnation chez les <span style="font-style:italic">katakhthonia</span>, dans ce que Goethe, au Second <span style="font-style:italic">Faust</span>, appelle le «séjour des Mères», des substances originelles et des forces élémentaires, est dans la logique même de la kénose (Philip, 2: 6-11 ) :       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Le Christ jésus préexistait en condition divine ;       <br />
       Mais, à cette égalité avec Dieu, Il ne S'est pas cramponné ;       <br />
       Au contraire : Il s'est vidé de Lui-même en assumant la condition d'esclave et Se rendant semblable aux hommes.       <br />
       Tout, dans son comportement, signalant l'homme, Il S'est abaissé plus bas encore Lui-même, Se faisant obéissant jusqu'à la mort, et même la mort de la Croix.       <br />
       C'est pour cela même que Dieu L'a souverainement élevé,       <br />
       et Lui a donné un Nom qui transcende tout nom ; afin qu'en le Nom de Jésus tout genou fléchisse : soit des êtres célestes, soit des êtres terrestres, soit des inférieurs aux terrestres, et que, par la Gloire de Dieu le Père toute langue confesse que le Seigneur, c'est Jésus-Christ</span> (Toute langue n'est pas nécessairement humaine).       <br />
              <br />
       L'Inhumation suit donc l'Incarnation, comme le salut des <span style="font-style:italic">katakhthonia</span> celui des <span style="font-style:italic">epigeïa</span>, comme la glorification rénovatrice des «cieux» et de la «terre» entraînera celle du «vide informe», de l'«abîme», de ces «eaux» primordiales que «l'Esprit de Dieu», après les avoir «couvées» au seuil de la Genèse, pour y «séparer la lumière des ténèbres», rendra totalement limpides et parfaitement translucides &#8211; au niveau d'être et suivant la mode qui leur conviennent &#8211; lorsqu'enfin la création tout entière proclamera intégralement son message, et que «les pierres jetteront leur cri», à l'unisson des «fils de Dieu» (Cf. Apoc, 21:1.5 ; Isaïe, 65:17-18 ; Matt, 19-28 ; Actes, 3:21 ; Luc, 19:40 ; Job, 38:7 : les <span style="font-style:italic">kathakhtonia</span> sont, chez saint Paul, toutes les réalités inférieures aux célestes ; les <span style="font-style:italic">epigeïa</span>, celles qui leur sont supérieures).       <br />
       C'est tout cela qu'effectue Jésus-Christ lorsque Verbe <span style="font-style:italic">per quem omnia facta sunt</span>, Il devient, par l'Incarnation, qui s'achève en Inhumation, Rédempteur <span style="font-style:italic">per quem omnia salvata sunt</span>. En vérité : <span style="font-style:italic">omnia</span>, «toutes choses», comme le répète sept fois saint Paul en deux versets de la Première aux Corinthiens (1 Cor, 15:27-28). Et, comme la «convoitise» du «c&#339;ur», c'est déjà l'essentiel de l'acte (Matt, 5:27-28), il a voulu, convoité, de tout son être désiré &#8211; <span style="font-style:italic">desiderio desideravi</span> &#8211; atteindre, par la sépulture, à l'humiliation la plus extrême pour l'homme tiré du limon et qui, s'égalant à Dieu, a renié ce limon : «Souviens-toi que tu es poussière, et que tu retourneras à la poussière.» L'humus et Yahweh, voilà les pôles de l'humaine condition. La fameuse formule newmanienne : <span style="font-style:italic">my Creator and myself</span>, c'est cette confrontation de l'Etre et du rien qu'elle résume... N'est sauvé par le Christ, dit saint Léon le Grand, que ce qui, par le Christ, est assumé. Si donc, Il entend, comme en témoigne l'Ecriture, transfigurer avec l'homme l'anthroposphère, racheter, avec son «humanité de surcroît», la «naturalisé de surcroît», la «poussière» biblique où le Corps du Christ puise toutes ses ressources de présence physique et trouve son complément et son milieu vital &#8211; sa «gloire» au sens de la première aux Corinthiens (11:7,3) &#8211; il convient qu'Il assume aussi l'univers subhumain, <span style="font-style:italic">ad modum suscipientis et suscipiendi</span>.       <br />
       Tel est le sens du tête-à-tête absolument solitaire que le Christ S'est réservé, dans la tombe, avec ces forces telluriques et cosmiques de désintégration, dont l'Esprit-Saint, ce créateur de vie, fait constamment usage pour l'universelle palingénésie. L'état de mort signifie, pour Jésus, d'une part, l'évangélisation des âmes séparées par la sienne, et, de l'autre, la réduction de son corps à l'état de cadavre, offert &#8211; n'était l'Esprit de Gloire à l'&#339;uvre dès le jaillissement de  lymphe et de sang &#8211; aux influences et lois qui régissent le monde élémentaire, comme une proie, un <span style="font-style:italic">objet</span>, une <span style="font-style:italic">chose</span> absolument inerte et passive. Sans doute, sa chair d'homme «ne verra-t-elle pas la corruption», mais Il avait, de par l'incarnation, accepté qu'elle en fût tributaire ; car «le salaire du péché, c'est la mort», et l'«aiguillon de la mort», c'est la désintégration, le retour au chaos, l'obscène tohu-vabohu d'avant le «coup d'État» de la Lumière (Ps, 15:10 ; Actes, 2:31 ; Rom, 6:23 ; 1 Cor, 15:55). Une fois de plus, le Messie «n'a pas résisté, ne S'est pas retiré en arrière, a livré son dos... ses joues... son visage», et sa face est devenue «toute semblable à la pierre» (Isaïe, 50:7); mais le CRI de cette pierre a profondément retenti «jusqu'aux racines des montagnes» (Jonas, 2:7). Au plus profond de sa volonté, au c&#339;ur même de son intention profonde, Il S'est laissé faire poussière, éléments chimiques, et Celui que ceux de l'Ancienne Alliance appelaient «le Nom de Yahweh» a, par amour du Père et des créatures, voulu n'être, au sein de la terre, qu'une chose sans nom. Mais...       <br />
       ...QUICONQUE S'ABAISSE, SERA ELEVÉ.       <br />
       Et Celui qui S'est humilié jusqu'à vouloir Se confondre avec l'informe et l'anonyme, au «souterrain» domaine où s'élabore la matière, sera pourvu d'un Nom qui transcende tout nom, élevé par delà les cieux les plus sublimes.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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   <title>Le Problème Juif (Albert Frank-Duquesne)</title>
   <updated>2007-11-21T12:41:00+01:00</updated>
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   <category term="Articles" />
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   <published>2007-09-03T14:47:00+01:00</published>
   <author><name> Sombreval</name></author>
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      <img src="http://www.sombreval.com/photo/713817-872629.jpg" alt="Le Problème Juif (Albert Frank-Duquesne)" title="Le Problème Juif (Albert Frank-Duquesne)" />
     </div>
     <div>
      Cet article est accompagné d'un texte d'Albert Frank-Duquesne, proposé ci-dessous en format PDF&#8230;        <br />
       Parmi les écrivains catholiques, Albert Frank-Duquesne (1896-1955) fut sans doute le plus qualifié pour traiter du « problème juif ». Fils d'un rabbin converti en 1864 au catholicisme, descendant par la lignée paternelle de Jacob Frank, le mystique antitalmoudique du 18e siècle, et, par sa grand-mère maternelle de Henri Heine, initié dès sa plus tendre enfance à la pensée biblique et à la tradition rabbinique, disciple du maître-hébraïsant Paul Vulliaud, Frank-Duquesne n'a eu de cesse tout au long de sa vie de scruter les innombrables confluents de la question juive. Il réunissait en sa personne des dispositions physiques et psychiques, les conditions <span style="font-style:italic">sine qua non</span>, pour faire naître cette «mentalité biblique» qui le caractérisait tout entier. Claudel voyait sa vie comme une parabole, comme «une prophétie de l'Israël réconcilié et des richesses qu'avec lui, du fond de son douloureux exode, il rapportera à l'Eglise».        <br />
       Frank-Duquesne était familiarisé avec la Kabbale, les Targoumim, les Midraschim des Livres saints de l'ancien Testament, le Talmud. Cette connaissance approfondie lui permettait de juger sévèrement certaines doctrines et tendances courantes du rabbinisme. Dans son <span style="font-style:italic">Satan</span> publié en 1948 par les <span style="font-style:italic">Etudes Carmélitaines</span>, et réédité en 2007 par les <span style="font-style:italic">Editions de Sombreval</span>, il a montré, en se basant sur la littérature rabbinique des siècles devançant et suivant l'Incarnation, que le Messie conçu par la théologie populaire juive réalisait exactement les prouesses que l'Evangile nous présente comme les tentations mêmes du Diable au désert : « Certains des thèmes, écrit-il, que développe le récit évangélique de la Tentation avaient effleuré la pensée juive, mais dans un esprit nettement contre-évangélique ! Ce que Jésus repousse comme suggestion diabolique, c'est ce que qui, pour les rabbins, doit précisément manifester la dignité messianique. Le Messie du Judaïsme, au premier siècle de notre ère, est donc l'Antéchrist des Evangiles ». La théologie juive précédant la venue du messie reflétait l'endurcissement, la sclérose de l'Israël simplement <span style="font-style:italic">charnel</span>.        <br />
              <br />
       Frank-Duquesne a écrit deux textes sur la question juive qui, selon lui, ne peut être envisagée que selon deux perspectives : le naturel et le surnaturel. Le premier texte que nous vous proposons au format PDF, intitulé <span style="font-style:italic">L'Éternelle actualité du problème juif</span> (1951), examine l'aspect « surnaturel » du problème. Il s'agit pour l'écrivain de dévoiler le sens <span style="font-style:italic">transhistorique</span> du destin juif sous l'Ancienne Alliance, d'expliquer pourquoi Dieu a choisi Israël pour être son témoin dans le monde antique. Il s'emploie également à démontrer que la littérature affirmant la conversion nationale des juifs «à la fin des temps» est tirée, par extrapolation, d'un verset isolement pris et mal traduit de l'Epître aux Romains, auquel s'opposent d'autres textes pauliniens. Cette interprétation fausse, reposant sur un seul verset de saint Paul, est contraire à toute la perspective paulinienne du destin juif, telle qu'on peut l'inférer de nombreux autres passages, et se heurte à l'opinion exprimée par les Pères les plus anciens : Origène (<span style="font-style:italic">Contra Celsum</span>), Lactance (<span style="font-style:italic">de morte persec.</span>), Justin (<span style="font-style:italic">Dial. Cum Tryph.</span>) etc&#8230;       <br />
              <br />
       Voici donc ce texte : <a class="link" href="http://www.sombreval.com/docs/probleme-juif.pdf">http://www.sombreval.com/docs/probleme-juif.pdf</a>       <br />
              <br />
       Il contient des passages admirables : la méditation sur les Psaumes « où se dévoile le tout de l'âme juive », l'étude symbolique du rite de la circoncision etc&#8230;mais aussi des vues très originales sur le destin juif, des commentaires inspirés de certains textes rabbiniques, de plusieurs épîtres de saint Paul. Ses aperçus sur le péché originel (p.10) sont également du plus haut intérêt. Elles éclaircissent la notion de <span style="font-style:italic">communio peccatorum</span> que j'ai développée dans ma thèse sur la réversibilité (deuxième partie&#8230;), la notion d' «hérédité» telle que la conçoivent Maistre, Bernanos etc&#8230; On pourrait les relier à ces quelques lignes du R.P Rondet, citées par Frank-Duquesne dans <span style="font-style:italic">Cosmos et Gloire</span> et qui ont trait au « mystère du péché originel » (titre de l'ouvrage du Révérend Père, 1943) : « Nous ne sommes pas de purs esprits&#8230;en nous la personne s'enracine dans une nature qui revêt en chaque homme une modalité particulière. Cette solidarité mystérieuse est une et multiple à la fois ; elle affecte directement notre corps, indirectement notre âme ; car il ne faut pas se lasser de mettre en relief ce que l'un des meilleurs interprètes de saint Thomas appelle le caractère physique de notre âme. Concrètement, nous ne sommes pas des hommes, mais des français, des Espagnols, des Lorrains et des Bourguignons &#8230;Notre race, notre terroir, le moment historique où nous sommes nés, influent sur notre être le plus profond&#8230;Nous sommes certes tous égaux, tous appelés à la vie éternelle, à la même liberté spirituelle, mais nous appartenons d'abord à un climat physique et spirituel défini&#8230;La famille dans laquelle nous sommes nés nous a imprégnés de son esprit ; elle nous a imposés ses qualités et ses défauts, bien avant que nous ne fussions capables de lui opposer la moindre résistance et même d'en prendre conscience [&#8230;] Dans mes déterminations les plus libres, je suis emporté par mon hérédité spirituelle ; en moi habitent une famille, une race, une civilisation, qui sont à la fois bonnes et mauvaises, saintes et pécheresses&#8230;L'univers qui m'entoure, le milieu où je vis, m'attirent ou me répugnent souvent moins à cause de préférences personnelles qu'à cause d'un déterminisme intérieur qui compose subtilement avec ma liberté. Lorsque je dis : J'aime ou je hais, suis-je bien sûr que celui qui dit : je, n'est pas un autre qui habite en moi ? »             <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>La Procréation au Paradis</title>
   <updated>2007-05-24T23:03:00+01:00</updated>
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   <category term="Articles" />
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   <published>2007-04-27T13:10:00+01:00</published>
   <author><name> Sombreval</name></author>
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    <![CDATA[
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      <img src="http://www.sombreval.com/photo/621483-758570.jpg" alt="La Procréation au Paradis" title="La Procréation au Paradis" />
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      Les «rites mystérieux de l'amour conjugal» (Milton) auxquels Adam et Eve se sont adonnés au Paradis doivent-ils s'entendre d'une façon purement charnelle ? Etaient-ils liés à l'acte sexuel ? Ces questions témoignent à elles seules de nos difficultés à concevoir une sexualité transfigurée, ordonnée et soumise à l'esprit. L'injonction à la «fécondité», à la «multiplication» énoncée au seuil de la Genèse («soyez féconds, multipliez, remplissez la terre») ne doit pas être interprétée selon les données de notre expérience actuelle, post-lapsaire (postérieure à la Chute). <a class="link" href="http://www.sombreval.com/La-Reversibilite,-le-grand-mystere-de-l-univers-Nicolas-Mulot-_a594.html">Mon essai</a> contient un chapitre sur la «matrix magique de l'imagination» (2e partie) qui peut nous aider à concevoir ce que pouvait être la fécondité d'avant la Chute. L'âme recèle des forces qui peuvent agir sur le milieu ambiant et la matière. Cette idée a été souvent développée par Frank-Duquesne. Elle est associée dans son &#339;uvre à une constellation de réflexions aussi profondes qu'originales : sur la guerre des anges, sur la fécondité primitive, précédant la Chute, et le pouvoir démiurgique des fidèles sauvés et glorifiés, après la Résurrection. Ces deux dernières sont approfondies dans un texte figurant dans son essai <span style="font-style:italic">Création et Procréation</span>, publié en 1951 aux Editions de Minuit. Sa thèse première c'est que la procréation a pu s'exercer primitivement par le canal de l'esprit, par l'exercice de la volonté, ce que j'appelle la «matrix magique de l'imagination» (A. Koryé), et non par la voie de la génération physique. La seconde thèse découle de la première : c'est celle de la «paternité spirituelle» si souvent évoquée par les Pères. Elle trouvera son accomplissement définitif après la Parousie, lorsque la <span style="font-style:italic">palingénèse</span>, la «naissance nouvelle» de l'homme et de l'univers, sera pleinement réalisée et que l'homme recouvrera son empire sur la création physique, sur l'anthroposphère.         <br />
       Voici le texte retranscrit :        <br />
              <br />
       La « fécondité » est un état, qui s'exprime par l'acte de la «multiplication», dont l'effet est la «réplétion» de la «terre». Mais, puisque, dans notre hypothèse, le chapitre 1 de la Genèse nous montre la création d'Adam quant à l'essentiel, au nouménal &#8211; alors que l'accidentel et le phénoménal font l'objet du chapitre Il &#8211; faut-il envisager la «fécondité», avec tout ce qui s'ensuit, sous l'angle quantitatif ou qualitatif ? Certaines traditions non-chrétiennes ont d'immémoriales doctrines, vestiges peut-être des Révélations adamique et patriarcale, qui peuvent nous éclairer quelque peu («à la manière d'un lumignon clignotant dans les ténèbres», comme dit saint Pierre, mais cela vaut mieux que rien). C'est ainsi que le taoïsme connaît, sous le nom de <span style="font-style:italic">postérité</span>, un «prolongement» de l'homme qui n'a pas lieu par les voies physiques : nous serions, suite à certains entraînements, les géniteurs d'idées-forces, douées d'une vitalité propre, empruntées d'abord à la nôtre, puis à l'ambiance humaine en général &#8211; leur milieu «alimentaire» &#8211; et qui, donnée cette vitesse acquise, mèneraient une existence autonome, tendant à s'exprimer sur tous les «plans» phénoménaux, matériel compris. C'est, au fond, dans le domaine des forces psychiques, la mise au monde faustienne de l'<span style="font-style:italic">homunculus</span>. Serait-il impossible de voir, en ces notions, des souvenirs déformés de conceptions primitives et authentiques ? L'action de l'âme (du «mental» et du reste) sur l'organisme physique est-elle encore niable, quand la psychanalyse nous présente de nombreux symptômes pathologiques, indubitablement somatiques, comme la forme déguisée qu'auraient prise, refoulés dans l' «inconscient», tels désirs insatisfaits ou telles réminiscences désagréables de la «seconde enfance» ? S'il fallait établir une liste des phénomènes morbides que peut dissiper une psychothérapie bien menée, elle comprendrait des affections aussi variées que l'hémiplégie, l'atonie gastro-intestinale, la céphalée, la coxalgie, la mutité, la paralysie du poignet, la rétention d'urine, la cécité (sans lésions), les douleurs rhumatismales, les vomissements, le vaginisme, etc. :        <br />
              <br />
       Parfois, chez des femmes profondément travaillées par un impérieux besoin d'être mères, et chez qui ce désir se fait obsession, l'imagination &#8211; vestige en l'homme, mais combien incommensurable à son divin modèle, de la faculté créatrice ! &#8211; l'imagination, dis-je, stimulée par le ferment de cette aspiration passionnée, provoque les symptômes de la <span style="font-style:italic">grossesse nerveuse</span> : la menstruation s'arrête ; les seins gonflent, deviennent sensibles, voire douloureux, et sécrètent un liquide ressemblant à du lait ; des troubles digestifs (nausées et vomissements) se produisent comme au cours de la véritable «portée» ; les organes sexuels, et notamment l'utérus, se congestionnent et se dilatent ; des mouvements ont lieu dans l'abdomen, mimétisme inconscient dû à des déplacements de gaz ou de l'intestin. Ces phénomènes, dont la convergence et la synergie dénotent une véritable attitude pré-puerpérale de l'organisme (et cette conformité d'adaptation qui, d'habitude, trahit, dans la nature, l'exercice réel d'une fonction), ils sont dus cependant à la simple puissance de l'imagination, fouettée par le désir et pseudo-créatrice à son insu. Ne nous autorisent-ils pas à penser que, dans un autre «éon» &#8211; lorsque l'omnipotence de l'esprit s'exerçait sur une matière encore docile et plastique, vierge encore, avant donc son instinctive révolte actuelle contre son tyran (Rom., 8:20) &#8211; la procréation pouvait avoir lieu suite à l'exercice des volontés, dans un orgasme provoqué par des causes purement psychiques ? La « fécondité » primitive, prélapsaire, peut, par conséquent, même si l'on n'y voit que la faculté de propager physiquement la race, s'être réalisée tout autrement qu'après la Chute, dans la gloire d'un ordre soumis à l'esprit, non pas encore dans l'humiliation d'un coït animal provoquant la tristesse, comme dit le proverbe. Il est d'ailleurs significatif que le besoin purement physique de rapports sexuels s'éveille, non dans la dilatation de l'âme et sous l'empire d'une allégresse aurorale, mais dans un climat de dépression, sous l'empire d'une «perte de vitesse» animique. J'en appelle à l'expérience de tous : <span style="font-style:italic">omne animal triste ante coitum</span>.       <br />
              <br />
       Mais cette fécondité d'avant la Chute, ne pourrions-nous l'entendre en un sens plus «spirituel» encore, et qui, d'ailleurs, n'exclurait pas l'autre ? «La paternité spirituelle», dit Origène au seuil du IIIe siècle, « est celle d'un Bienheureux Paul, qui pouvait écrire à ses néophytes : &#8220;Mes nourrissons, j'éprouve à cause de vous les affres puerpérales, jusqu'à ce que soit en vous formé le Christ&#8221; » (<span style="font-style:italic">In Lev. Hom</span>., 6:6). Cent ans plus tard, Eusèbe de Césarée affirme que «le père spirituel est bien plus vraiment prolifique que le charnel &#8211; ce n'est pas un ou deux enfants qu'il met au monde, mais une multitude innombrable» (<span style="font-style:italic">Demonstr. Evang</span>., 1:9). Après tout, le rayonnement, l'expansion, l'épanouissement de l'humain, sa «multiplication» résultant de sa «fécondité», puisque le but en est l'expansion indéfinie de l'homme intégral, on ne voit pas pourquoi l'on n'y comprendrait pas tous les «fruits», toutes les manifestations, toutes les possibilités d'Adam, à réaliser par toutes les voies concevables...       <br />
       D'autre part, s'il s'agit, dans <span style="font-style:italic">Genèse I</span>, de l'homme comme idée, comme «type», et non de l'individu &#8211; <span style="font-style:italic">ha-Adam</span>, c'est une antonomase &#8211; cet homme, comme tel, comme spécimen caractéristique de l'humain, s'il se dilate, s'il étend à l'univers sa présence par son influence, s'il lui communique un être par son action, n'est-ce pas encore une forme, et supérieure, de «fécondité» ? L'artiste, le savant, le technicien, ne «dilatent-ils pas l'espace» de l'espèce (cf. Gen, 9:27) ? Ne reculent-ils pas indéfiniment, par leurs découvertes &#8211; en la double acception de la connaissance et de l'action &#8211; les  limites de l'anthroposphère et donc de l'homme ? Quelques sophianistes russes ont osé «voir» le genre humain, guidé par l'Esprit-Saint, préparer, puis déclencher la Parousie, «réussir» la résurrection des morts et réaliser le Royaume de Dieu. Disons plus modestement qu'à la perfection des hommes correspondra, lors de l'universelle <span style="font-style:italic">régénération</span> (Matt., 19:28), celle des «nouveaux cieux» et de la «nouvelle terre», «où régnera la justice» (2 Pi, 3:13 ; Apoc, 21:1), C'est-à-dire précisément ce qui constitue la participation de l'espèce à la nature divine, la Sophie (2 Pi., 1:4). Notre corps transfiguré vivra dans une anthroposphère adéquate, parfaite en son genre, elle aussi, et nos rapports avec elle seront <span style="font-style:italic">ipso facto</span> parfaits : au lieu d'être asservis au monde, ou de le tyranniser &#8211; manifestation de la peur, autre asservissement &#8211; nous le gouvernerons comme des enfants de Dieu parvenus à maturité (l Cor, 6-2-3 ; Gal, 4:1-7). Nous en jouirons librement dans la paix, la joie et la sécurité, sans plus devoir, comme aujourd'hui, lui arracher, par ruse ou violence, des assouvissements éphémères, Disons même que, si nous interprétons adéquatement certains Passages du Nouveau Testament, nos relations avec l'univers glorifié ne se borneront pas à y situer spatialement notre liberté morale enfin restituée, mais consisteront aussi dans la régie directe et le gouvernement du monde. Le rôle que, depuis la Chute, les Anges, nos «curateurs», jouent à l'égard de la nature physique, saint Paul affirme à plusieurs reprises que nous en réassumerons la pleine responsabilité. Nous serons devenus «les égaux des Anges» (Luc, 20:36), dans les domaines mêmes où nous leur sommes inférieurs «pour un temps» (Hébr, 2:6-9 ; 1:14) : pour la spiritualité de tout l'être, la concentration de la volonté, l'envergure et l'autonomie de l'intelligence par rapport à ce qu'elle transcende, l'ordre régnant dans le composé humain, la sainteté, la consécration à Dieu. Enfin, nous pourrons exercer parfaitement les fonctions qui nous furent attribuées lors du <span style="font-style:italic">fiat</span> créateur sur l'homme (Gen, 1:28). Ne se pourrait-il même pas, se demande Fedorov, que ces facultés, dont procèdent aujourd'hui l'interprétation de l'artiste et les trouvailles de l'imagination, devinssent, par l'inhabitation désormais plénière du Saint-Esprit, d'authentiques <span style="font-style:italic">puissances</span>, des pouvoirs <span style="font-style:italic">démiurgiques</span>, de sorte que les enfants de Dieu susciteraient de nouveaux royaumes, des univers inédits, pour la gloire de leur Père ?       <br />
       Tel est, croyons-nous, le sens de cette parole : «Soyez féconds et multipliez-vous.»        <br />
       
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   <title>Université : la grande illusion</title>
   <updated>2007-06-18T16:46:00+01:00</updated>
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   <category term="Actualités" />
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   <published>2007-04-08T23:36:00+01:00</published>
   <author><name> Sombreval</name></author>
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      La France ne semble pas encore avoir pris la mesure du désastre universitaire, comme en témoigne le silence lourd de significations des principaux candidats à l'élection présidentielle. Les remèdes les plus dérisoires sont proposés pour sauver nos universités du naufrage. Tel propose une refondation complète sur le modèle anglo-saxon, un autre demande la sélection à l'entrée afin d'attirer les meilleurs bacheliers. Idée inepte : j'ai remarqué que toute l'émulation intellectuelle, qui rend si enrichissantes les premières années de facs, se perdait lorsque ces bacheliers d' «excellence», issus des prépas, des grandes écoles, faisaient leur irruption, souvent à partir de la licence, pour rafler les quelques places aux concours d'enseignement, leur seule obsession (l'agreg par exemple, qui exige une parfaite maîtrise du latin, des langues vivantes et de l'ancien français du 12e siècle, bref toutes les discipline discriminantes dans lesquelles j'étais loin d'exceller, étant issu d'un lycée très populaire où ça déconnait sec ...Il faut surtout se taper au moins deux ans de préparation, au milieu d'une cohorte d'étudiantes lobotomisées, dans un environnement moisi, à vous éc&#339;urer à vie de la littérature.       <br />
       D'autres s'imaginent que les problèmes viennent des filières encombrées (en première année certes, mais les effectifs ne cessent de décroître à partir de la seconde année), sans débouchés (la faute à qui ?), préparant mal les étudiants à la vie des entreprises, autant d'arguments convenus qui servent surtout à masquer les problèmes, la démission et l'irresponsabilité des uns et des autres. On présente alors comme un extraordinaire avancée le partenariat établi entre quelques universités et sept grands groupes ( Pricewaterhouse Coopers, Renault, Axa, Coca-Cola, Siemens, HSBC et la Société générale) qui s'engagent à recruter à la prochaine rentrée, en CDI, 70 étudiants (whaouuuu) de niveau Master 2 (bac + 5) en lettres, sciences humaines ou sociales avec "une mise à niveau en économie et en finance" (sic).          <br />
       Ils sont en tout cas nombreux à estimer qu'il faudrait augmenter les droits d'inscription. Je suis assez favorable à cette solution, à condition que tous soient logés à la même enseigne. Les normaliens, par exemple, qui débarquent en université pour passer les concours, devront eux aussi payer leurs études. C'est une question d'équité. Si les seuls débouchés de l'université sont les concours de la fonction publique, les étudiants doivent tous partir sur un même pied d'égalité. Et surtout les règles du jeu doivent être définies dès le départ. S'il faut exceller en latin, en ancien français etc.., qu'on cesse de pousser les étudiants à suivre des modules ou des options (linguistique, art du spectacle, histoire etc...) qui ne leur servent à rien dans le cadre du concours final.        <br />
              <br />
       Un ouvrage rédigé par un collectif d'universitaires, sous la direction de <b>Pierre Jourde</b>, vient de paraître en librairie. Il décrit avec une grand objectivité la situation désastreuse de l'université française. A lire impérativement.        <br />
              <br />
       <span class="u">Présentation</span> : Si les livres abondent sur l'école, ils sont rares sur l'université, en dépit de la masse croissante des étudiants et de la gravité des problèmes. Il est d'ailleurs à regretter que la crise du CPE n'ait pas favorisé une prise de conscience durable - aujourd'hui encore, le public ignore l'étendue de la ruine de l'enseignement supérieur. La naufrage s'accomplit en toute discrétion. On refuse de voir à quel point lassitude et écoeurement règnent parmi les universitaires. On se cache les yeux devant le délabrement des universités, devant la condition des doctorants et des docteurs en quête de poste. On préfère ne pas voir le clientélisme croissant qui, prenant prétexte de l'autonomie des établissements, transforme des élections censément ouvertes en promotions locales. Ce livre est une tentative pour rompre le silence. Les auteurs qui s'expriment dans ce recueil collectif ne relèvent d'aucune obédience politique ou idéologique, ne se réclament d'aucun syndicat, ni groupe de pression. Tous universitaires, ils appartiennent à divers établissements d'enseignement supérieur, et à différentes disciplines - de la littérature à la médecine, de la sociologie aux mathématiques. Chacun exprime ici librement, son analyse.        <br />
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