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  <title>Sombreval</title>
  <description><![CDATA[Sombreval.com est un webzine catholique. Ses domaines de prédilection sont l’exégèse biblique, la littérature et la théologie.]]></description>
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   <title>D'un Maistre à l'autre : un géant et un médiocre</title>
   <pubDate>Fri, 23 Jul 2010 11:08:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator> Sombreval</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
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   <![CDATA[
   «Qu'il y a peu d'hommes dont le passage sur cette sotte planète ait été marqué par des actes véritablement bons et utiles ! Je me prosterne devant celui qui a pu instruire, consoler, soulager ses semblables, celui qui a fait de grands sacrifices à la bienfaisance ; ces héros de la charité silencieuse qui se cachent et n'attendent rien dans le monde». (Extrait d'une lettre de Joseph de Maistre au chevalier de Saint-Réal, Janvier 1817)     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.sombreval.com/photo/art/default/2248306-3140045.jpg?v=1289407169" alt="D'un Maistre à l'autre : un géant et un médiocre" title="D'un Maistre à l'autre : un géant et un médiocre" />
     </div>
     <div>
      Un article de l’Humanité, lu ce matin sur internet, nous apporte quelques informations croustillantes sur le gestionnaire de la fortune de Liliane Betancourt, Patrice de Maistre, descendant par son père du grand Joseph de Maistre, «théoricien de la contre révolution», comme on aime à le présenter, et qui a fini en garde à vue il y a quelques jours. Le journal cite ce passage bien connu des «Considérations sur la France» qui recèle une grande part de vérité : «Il y a dans la Révolution française un caractère satanique qui la distingue de tout ce qu’on a vu et peut-être de tout ce qu’on verra». Satanique, elle l'était d'abord à ses yeux par son caractère anti-religieux et donc anti-catholique. Il suffit de relire tout le chapitre V de ses «Considérations». Un Berdiaev et un Soljenitsyne voyaient en elle la matrice idéologique d’où surgira la barbarie totalitaire du communisme. En Russie, elle a produit par exemple plus de martyrs que toutes les persécutions antérieures de l'histoire. Ce qu’ils ont subi relève de l’indicible. Toute l’horreur du vingtième siècle est incompréhensible si on néglige l’étude des erreurs mortelles enfantées par les Lumières et qui se sont comme cristallisées dans ce moment charnière de notre histoire nationale.  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Comment  expliquer qu’un descendant d’un si illustre penseur soit à ce point mouillé dans des magouilles impliquant des puissances politiciennes et financières ? Comment expliquer que ce membre du très sélect Jockey Club et de l’Automobile Club de France, «pilier du gratin du gotha», passionné de golf, «gentleman-farmer, propriétaire d’une chasse en Sologne et d’un voilier», comment expliquer que ce médiocre puisse salir ainsi sa lignée ? Pourrait-on déceler dans l’histoire familiale une de ces « fautes-mères » pour reprendre la formule de Joseph de Maistre, susceptible de gâter toute une race ? Il faudrait alors reprendre une théorie du comte chambérien pour expliquer une telle déchéance. La réponse se trouve en fait sans doute dans ce propos d’Eric Woerth qui lui a remis la légion d’honneur en 2008 (quelle ironie…) : dans son discours, cet homme de l’ombre, dont les turpitudes ont été révélées au grand jour, ce gestionnaire de grandes fortunes, cet amateur de la chasse aux cerfs, est présenté comme incarnant la «synthèse si souhaitable pour notre pays entre l’Ancien Régime et la Révolution». Ou comment faire l’éloge de la compromission….        <br />
       Il importe surtout de rappeler que la vraie lignée de Joseph de Maistre est d’ordre spirituel, cette lignée qui se confond avec cette «France secrète» dont parlait Berdiaev, cette lignée qui va du comte chambérien jusqu’à Maurice Dantec aujourd’hui, en passant par Hello, Barbey, Baudelaire, Bloy, Huysmans ou encore Georges Bernanos.        <br />
       De mon côté il fallait sans doute que je subisse toutes les avanies possibles pour mener à terme mon travail sur Maistre et préserver son héritage. Car sa pensée aussi est l’objet de récupérations. Dans l’Université par exemple, on s’évertue à en faire un auteur «recommandable». Mon âme a gardé les traces de ces souffrances que j’ai endurées pendant la rédaction de ma thèse sur la Réversibilité. Pendant que ce gugusse s’amusait au golf, je rangeais des boites de cassoulet et de petits pois, le nez dans la crasse, en me demandant comment je pourrais achever mon travail universitaire qui épuisait toutes mes forces intellectuelles et donc physiques. Il y a eu deux trois périodes je crois où j’ai pensé avoir atteint le fin fond du gouffre. Mais pour garder intact l'héritage de Maistre et le perpétuer, il fallait sans doute subir ces épreuves...
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Filius macrocosmi</title>
   <pubDate>Thu, 10 Apr 2008 16:32:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Sombreval</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Articles]]></dc:subject>
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   <![CDATA[
        <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.sombreval.com/photo/art/default/254084-319392.jpg?v=1289407173" alt="Filius macrocosmi" title="Filius macrocosmi" />
     </div>
     <div>
      Nicolas Berdiaev, dans <span style="font-style:italic">Destination de l’homme</span>, défend l’idée d’une éthique cosmique susceptible d'être adaptée à la religion chrétienne. Il affirme que le christianisme s’est fortifié et a triomphé grâce à une attitude ascétique, à une répulsion pour le naturel et le créé qui lui fit laisser dans l’ombre cette éthique qu’il appelle de ses vœux. Il convient de préciser que Berdiaev s’est surtout employé à dénoncer les déviations gnostiques de la mystique chrétienne, cette haine pour la création qui en est la négation même. Car pour lui la mystique chrétienne authentique, la plus exigeante, la moins complaisante à l’égard de la chair, est liée justement à la transfiguration de l’univers : «Surmonter l’état de créature ne signifie pas éteindre et anéantir la vie du cosmos, celle de l’humanité mais bien l’illuminer, la transfigurer». Le chemin qui mène à l’illumination est donc bien pour lui celui de l’ascèse, du sacrifice. A mesure que l’homme s’en éloigne, le monde déchoit, s’opacifie.        <br />
       La pensée religieuse de l’orient chrétien, rappelons-le, associe le destin de l'univers sensible à celui de l’homme qui le résume, le récapitule «microcosmiquement»… Son centre d’attention n’est pas la destinée humaine, isolée, individualisée, coupée du cosmos, mais, ainsi que le souligne l’écrivain catholique Frank-Duquesne, «l’obstacle opposé par nous, par l’espèce, par notre nature dégénérée, par notre divinité abusive et extrapolée au rayonnement plénier de l’Etre, à la perfection créaturelle du cosmos», à cette cosmothéose voulue éternellement par Dieu.        <br />
       Quiconque entreprend la phénoménologie de la mystique ascétique doit éviter de circonscrire son champ d’investigation au seul dogme de la rédemption. Une telle étude nécessite la prise en compte du paradigme religieux de la création. L’ascétisme chrétien a joué un rôle positif dans l’histoire lorsqu’il n’était pas seulement déterminé par la préoccupation de la salvation de l’âme mais d’abord par cette puissante aspiration à conduire le monde à la transfiguration. Il est un facteur déterminant dans l’œuvre du salut qui concerne l’homme et, <span style="font-style:italic">par lui</span>, la Création. Récusant l’immanentisme de Teilhard de Chardin, son panthéisme cosmique, le philosophe catholique Maurice Blondel a rappelé que l’œuvre de divination du monde passe par la médiation de l’homme «nouveau», au sens paulinien du terme, l’homme purifié, configuré au Fils dans sa nature humaine, libéré de toutes les servitudes qui l’aliènent à lui-même. L’homme est forcé de passer par la <span style="font-style:italic">porte étroite</span> pour participer à la vie divine. Il doit triompher de la chair, vaincre le vieil homme, la vieille nature pour la naissance du <span style="font-style:italic">novum coelum</span> et de la <span style="font-style:italic">nova terra</span>. Il n’y a qu’une «Porte étroite» : le Christ et l’incorporation au Christ par le renoncement à soi-même.        <br />
       Lorsque les mystiques catholiques parlent de se conformer au Christ, il s’agit pour la plupart d’entre eux (les mystiques de l’école rhénane faisant exception) d’une identification à l’humanité de Jésus souffrant sur la Croix. C’est ce type de «conformation» qui accomplit la <span style="font-style:italic">théosis</span>, c'est-à-dire la transformation de soi et, partant, celle du monde. Dans la correspondance de Maurice Blondel figure une lettre fort intéressante, adressée à l’un des représentants du modernisme catholique, le père Laberthonnière. Le philosophe cherche à porter son attention sur les erreurs véhiculées par la vision teilhardienne du <span style="font-style:italic">Christus evolutor</span> qui dans sa démesure n’entretient plus que des rapports très lointains avec <span style="font-style:italic">Jésus de Nazareth</span>. Elle donne lieu à une sorte de gnose cosmique qui rend inutile toute «imitation» du Christ :        <br />
               <br />
       « Par la réflexion critique, par la lecture des mystiques (les plus réalistes des hommes), et par les épreuves de la vie, je me suis mis de plus en plus en garde contre une façon trop naturaliste, trop physique de me représenter la fonction universaliste du Christ...Il faudrait admettre que le Christ pût être incarné pour autre chose que la surnaturalisation, et que le monde, même physiquement, fût divinisé, sans être surnaturalisé […] Le père Teilhard paraît supposer que nous pouvons communier au Tout (Christ compris) sans d'abord et purement communier à l'Un, au Transcendant, au Verbe précisément incarné, dans sa concrète et singulière nature d'homme : c'est il me semble, une déviation de la pensée si belle et si profonde qui l'inspire. La nécessité de l'épreuve, de la désappropriation, de l'abnégation, n'est pas seulement pénitentielle ; elle est essentielle dès lors qu'il s'agit d'une destinée déifiante de l'homme, et par lui de l'Univers entier;       <br />
       Et il n'y a pas en ce rappel des conditions en apparence onéreuses de l'accès à la vie, aucun pessimisme, aucun dédain de la matière et de la sensibilité, loin de là ; tout est à base et à but d'amour : <span style="font-style:italic">ut vitam abundantius habebant</span>. Quand saint Jean de la Croix, par exemple, nous demande de traverser la nuit obscure, ce n'est pas qu'il méprise la réalité physique ou méconnaisse la beauté esthétique ou renie les besoins du coeur…»        <br />
              <br />
       Yvonne Pellé-Douël dans la conclusion d’une étude consacrée à saint Jean de la Croix s’interroge sur la possibilité de réconcilier deux courants de la spiritualité catholique. Le premier se rattache à la doctrine sanjuaniste du <span style="font-style:italic">Nada</span>, du Rien, celle de la nuit obscure, de la désappropriation de soi, celle de l’identification surnaturelle au Dieu Transcendant par le chemin du Christ Crucifié. Le second courant est lié au thème de la glorification de l’univers. Comment le Rien peut-il être la voie de la Transfiguration universelle ? «Nous participons à la création du monde en nous décréant nous-mêmes» écrit Simone Weil dans un raccourci très profond  .        <br />
       Telle est donc la question pressante que pose l’auteur à la fin de son essai :        <br />
              <br />
       « La négation de l’humain, le Rien : n’y a-t-il pas là, non seulement de quoi épouvanter le cœur indécis, mais de quoi révolter l’homme sensible à le beauté, à la grandeur, aux &quot;échos&quot; des créatures, qui lui sont ordonnées, et dont il est mystérieusement solidaire ? (…)       <br />
       N’est-il pas plus catholique, en effet, au grand sens du terme, de chanter avec François d’Assise le Cantique des Créatures : &quot;Loué sois-tu, mon Seigneur, avec toutes tes créatures…&quot; ?       <br />
       &quot;…Quand tu m’appelles, ce n’est pas avec moi seulement qu’il faut répondre, mais avec tous les êtres qui m’entourent&quot; (Claudel)       <br />
       Chez Jean de la Croix, n’y aurait-il pas comme un parfum de négativisme, un rejet du créé, qui semble inconciliable avec le thème de l’incarnation, de la descente du Créateur au cœur de la créature ? Cette antinomie est-elle irréductible ? Ou bien peut peut-on concevoir que ce sont là deux courants différents, mais qui peut-être se rejoignent ?»       <br />
              <br />
       L’auteur pressent qu’il existe un point de jonction entre ces courants. Il lui apparaîtrait plus nettement si elle envisageait dans toute sa portée le huitième chapitre de l’épître aux Romains qui nous montre la Création <span style="font-style:italic">gémissant dans les affres de l’enfantement</span>, aspirant à <span style="font-style:italic">la révélation des fils de Dieu</span>. Y.Pellé Douël ne retient de ce texte fondamental que l’idée de la solidarité entre l’homme et la nature, omettant de souligner que la condition humaine, parce qu’elle est liée justement à celle de l’univers, peut étendre son ombre sur tout le créé. C’est une des implications principales que l’on peut tirer des vues si profondes de l'apôtre Paul. La cosmologie chrétienne est inconciliable avec le culte anti-humaniste de Gaïa qui se déchaîne sous la forme de l’écologisme. L’esclavage sous le pouvoir de la vanité et l’ouverture angoissée et tendue vers un avenir autre sont ce qui caractérise l’état actuel du monde. Ce que Y.Pellé Douël appelle la «nature»  ne peut être confondu avec un état de pureté originelle. C’est une matrice convulsive, devenue incontrôlable. Sa dégradation est le résultat d’un processus dévolutif sans cesse réactivé par le péché et qu’il incombe à l’homme d’inverser.       <br />
       Le philosophe russe Nicolas Fedorov stigmatisait «l’admiration de tout ce qui est naturel». Dans sa <span style="font-style:italic">Philosophie de l’œuvre commune</span>  il écrivait que «dans l’état imparfait où elle se trouve actuellement et par suite de l’ignorance et de l’immoralité humaines, la nature ne peut être reconnue au sens strict comme une Production de Dieu ; car les desseins du Créateur, pour une part, ne sont pas encore achevés, et, pour une autre, sont même déformés» . 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>La Réversibilité, «le grand mystère de l'univers» (Nicolas Mulot)</title>
   <pubDate>Fri, 12 Jan 2007 23:04:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Sombreval</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Livres]]></dc:subject>
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   <![CDATA[
        <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.sombreval.com/photo/art/default/536757-655690.jpg?v=1289407182" alt="La Réversibilité, «le grand mystère de l'univers» (Nicolas Mulot)" title="La Réversibilité, «le grand mystère de l'univers» (Nicolas Mulot)" />
     </div>
     <div>
      Mon essai intitulé <span style="font-style:italic">La Réversibilité, «le grand mystère de l’univers»</span> est enfin disponible à la vente. Vous pouvez dès maintenant le commander sur la plateforme de vente de Lulu.com <a class="link" href="http://www.lulu.com/content/563354">en cliquant ici</a>. J’ai choisi ce système de publication car il illustre pour moi les bienfaits de la mondialisation (sujet que j’ai développé dans mon ouvrage). L’ouvrage est écrit par un docteur de la Sorbonne. L’impression est réalisée en Espagne. Les transactions enfin sont effectuées aux Etats-Unis. L’échange satisfait toute les parties en présence : moi, eux et vous j’espère…Un autre livre devrait paraître le mois prochain. Il viendra enrichir la collection « théologique » des <span style="font-style:italic">Éditions de Sombreval</span>.        <br />
       Petite information utile : après la commande, il faut compter une vingtaine de jours pour recevoir l’ouvrage.        <br />
       Mon essai sur la réversibilité a fait l’objet de critiques très positives dont vous trouverez ci-dessous quelques extraits :        <br />
              <br />
       <b>Pierre Jourde</b>, écrivain, critique, auteur de la <a class="link" href="http://www.amazon.fr/Litt%C3%A9rature-sans-estomac-Pierre-Jourde/dp/2266126202/sr=8-1/qid=1168628164/ref=sr_1_1/403-7015626-0546029?ie=UTF8&amp;s=books">Littérature sans estomac</a> : « Ce travail examine la postérité, au XIXe  siècle et au XXe  siècle, de l’idée développée par Joseph de Maistre dans <span style="font-style:italic">Les Soirées de Saint-Pétersbourg</span>, selon laquelle les innocents paient pour les coupables. Il suit également la trace de la notion de réversibilité, depuis les Pères de l’Eglise, Saint Paul, Origène, jusqu’aux illuministes et aux théosophes, Maistre constituant le point de passage entre la tradition et les modernes [… ] Presque tous les chapitres séduisent par leur concision et leur clarté. C’est dans l’ensemble l’une des grandes qualités de ce volume que de développer des analyses très approfondies dans un style toujours limpide et ferme […] La cohérence de cette doctrine est pesée avec discernement chez les différents auteurs examinés. Aucune des nombreuses questions, des difficultés soulevées par la doctrine de la réversibilité n’est esquivée, celle-ci trouvant son sens profond dans l'idée de la responsabilité cosmique de l'homme...»       <br />
              <br />
       <b>André Guyaux</b>, professeur à Paris IV-La Sorbonne, spécialiste de Rimbaud, Baudelaire, Huysmans : «…Deux objections peuvent être faites : Nicolas Mulot aurait pu s’intéresser davantage à la genèse du dogme maistrien : le choix qu’il fait d’œuvres et d’auteurs, et le fil même du développement gardent un aspect capricieux, sollicitant à l’occasion d’autres domaines que la littérature, comme le cinéma, et d’autres littérature que la littérature française. Sans doute pouvait-on intégrer à cette vaste question beaucoup d’autres œuvres, et y inclure des textes moins conformes à la thèse maistrienne. Mais Nicolas Mulot est animé par une foi. Il sait où il va et ne dévie de la forte conviction qu'il a d'une <span style="font-style:italic">raison</span> et d'un <span style="font-style:italic">mystère</span> concentrés dans l'idée de réversibilité. Cette foi fait aussi qu'un souffle passe dans cette étude, toujours bien écrite, dans un style oral, et même oratoire, qui convient sans doute au sujet, un style qui n'est pas exempt, par moments, d'une certaine théâtralité, mais qui n'est jamais outré […] Nous sommes persuadés que Nicolas Mulot a donné là, malgré un point de vue qui peut paraître parfois radical, un ouvrage important…»       <br />
              <br />
       <b>Antoine Compagnon</b>, professeur à Paris IV-La Sorbonne, à l’université Columbia et au Collège de France (lire sa <a class="link" href="http://www.college-de-france.fr/default/EN/all/act_eve/p1164290594575.htm)">Leçon inaugurale</a>, auteur des <span style="font-style:italic">Antimodernes, de Joseph de Maistre à Roland Barthes</span> parus chez Gallimard : « …M. Mulot livre à ses lecteurs un essai élégant, parcourant quelques œuvres des XIXe et XXe siècles marquées par la pensée de Maistre. Les lectures de M. Mulot sont copieuses, et certains de ses développements sont très séduisants, comme une vignette inattendue sur le film <span style="font-style:italic">It's Wonderful Life</span> de Frank Capra. Les trois parties de cet essai ont leur cohérence : sur le sacrifice, la communion des saints, et le symbolisme du monde. On passe par de nombreux rapprochements éclairants. Nietzsche, de belles lectures de Bernanos, notamment des <span style="font-style:italic">Dialogues des carmélites</span>, bien sûr Dostoïevski et la pensée russe, Chestov, Berdiaev, Baudelaire, Emerson, <span style="font-style:italic">Les Deux Étendards</span> de Lucien Rebatet, livre culte de George Steiner, ici, excellemment analysé, Tarkovski, Maritain , Blondel […] Les rapports de la notion de réversibilité et celle, moderne et mathématique, de chaos, sont assez nets, comme lorsque Pierre Emmanuel affirme à propos de Bloy, que &quot;sans le savoir, nos moindres gestes commandent selon d'imprévisibles rapports le cours entier de l'universelle Destinée&quot;, ou lorsque la réversibilité nous conduit avec Claudel, à la solidarité du &quot;village planétaire&quot; comme Corps mystique, et à internet avec Teilhard de Chardin. Chaque vie influe sur les autres vies : c'est bien la morale de Capra. La réversibilité mène à l’analogie et à toute la pensée symbolique, ce qui (…) ouvre aux deux parties suivantes, non seulement avec Bloy et Claudel, mais aussi Guénon, Maurice Zundel, Frank-Duquesne ou le père Boulgakov […] Au lieu d’internet on touche cette fois à l’écologie comme &quot;solidarité cosmique&quot; et enfin à la théosophie et à la &quot;portée cosmique de la messe&quot;, aboutissement de toute cette réflexion sur la réversibilité, suivant benoît XVI. La réversibilité devient ainsi le grand mystère de l’univers…»       <br />
              <br />
       <b>Pierre Glaudes</b>, professeur à Toulouse-Le Mirail, a publié le <a class="link" href="http://www.amazon.fr/Journal-II-1907-1917-L%C3%A9on-Bloy/dp/2221090977/sr=8-1/qid=1168640322/ref=sr_1_1/403-7015626-0546029?ie=UTF8&amp;s=books">Journal</a> de Léon Bloy dans la collections &quot;Bouquins&quot; (2 volumes) : « …cette étude a le mérite d’exhumer des textes peu connus, de les mettre en résonance avec d’autres, plus célèbres et de renouveler ainsi notre conception de la réversibilité par une lecture toujours intelligente, qui rencontre les questions de notre temps (la mondialisation, l’écologie). »        <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.sombreval.com/La-Reversibilite-le-grand-mystere-de-l-univers-Nicolas-Mulot_a594.html</link>
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   <title>La génération des penseurs religieux de l'émigration russe</title>
   <pubDate>Sun, 06 Jun 2004 00:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Sombreval</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Livres]]></dc:subject>
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   <![CDATA[
        <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.sombreval.com/photo/art/default/96071-137645.jpg?v=1289407242" alt="La génération des penseurs religieux de l'émigration russe" title="La génération des penseurs religieux de l'émigration russe" />
     </div>
     <div>
      Les éditions <span style="font-style:italic">L'Esprit et la Lettre</span> ont édité dans son intégralité la thèse d'Antoine Arjakovsky, soutenue en mars 2000 à l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences sociales à Paris. Cette somme incontournable constitue le premier volet d'un triptyque consacré à l'histoire de la pensée orthodoxe contemporaine. L'étude se concentre sur la revue <span style="font-style:italic">Put'</span> (La Voie, 1925-1940), revue prestigieuse mais méconnue qui a cherché à perpétuer la tradition de la pensée religieuse russe, de concilier la tradition avec l'impulsion créatrice, de conserver ce qui est éternel dans le passé et de se tourner en avant vers l'avenir. Cette revue, nourrissante intellectuellement et spirituellement, fut en butte au sein de l'émigration russe à l'hostilité des cercles monarchistes affirmant la nécessité d'une lutte armée contre les bolchéviques, aux courants d'extrêmes droites, hostiles à toute pensée, et aux traditionalistes attachés aux formes sclérosés de la vie religieuse. Ce jugement du père Men permet de mesurer la portée de cette revue exceptionnelle: « Ce n'est pas une revue, c'est un trésor de la pensée ! Ses soixante numéros en font véritablement une richesse, un héritage, que nous recevons aujourd'hui. Que Dieu fasse qu'ils parviennent à nos descendants » ( cité p. 589). De nombreux textes de <span style="font-style:italic">Put'</span>, traduits en Anglais, sont maintenant disponibles sur le net (voir par exemple le lien Berdiaev, voir aussi le site <span style="font-style:italic">Krotov.org</span>).        <br />
              <br />
       Commençons par une présentation générale de la somme d'Antoine Arjakovsky.        <br />
       «  Le 31 août 1922, Lénine et Trotski décident d'expulser hors d'Union soviétique plus de 160 intellectuels représentant l'élite culturelle et scientifique de la période pré-révolutionnaire de l'âge d'argent. Sur le « bateau des philosophes » prennent place Nicolas Berdiaev, Simon Frank, Serge Bulgakov, Nicolas Losski, connus pour leur engagement marxiste, puis par leur tournant philosophique vers l'idéalisme kantien, enfin par leur conversion au christianisme orthodoxe. Ils décident alors de vivre entre Paris, Berlin, Prague et New-York, dans une opposition créatrice au régime soviétique mais aussi au désordre capitaliste. Avec d'autres intellectuels comme l'écrivain Alexis Remizov, le linguiste Nicolas Troubeskoi, l'historien Georges Fedotov ou le père Alexandre Eltchaninoff, ils créent une revue <span style="font-style:italic">La voie</span>, Put' en langue russe, qui deviendra le lieu de mémoire de toute une génération intellectuelle orthodoxe. On y trouvera côte à côte Antoine Karatchev, l'organisateur du concile de l'Eglise russe en 1917, Léon Chestov, un philosophe d'origine juive que publie la NRF, mère Marie Skobtsov, une religieuse devenue martyre pendant la seconde guerre mondiale, Georges Florovski, l'un des fondateurs du conseil oecuménique des Eglises, mais aussi des jeunes poètes inconnus vivant à Paris...Moderniste dans les années vingt, puis non-conformiste au début des année trente, enfin spirituelle avant la guerre, cette pensée philosophique et religieuse originale prit conscience au fil du temps de son identité profondément théanthropique (cf :d'où le primat accordé à l'idée principale par la pensée religieuse russe : la divino-humanité) et « mythologique ». Très vite de grands penseurs européens comme Jacques Maritain, Emmanuel Mounier, Maurice de Gandillac, Roger Martin du Gard, Yves Bonnefoy, mais aussi John Mott, Edmund Husserl, Karl Gustav Jung, Martin Buber, Karl Barth, Hans Urs Von Balthasar, etc..saluèrent cette pensée comme l'une des plus profondes du siècle. Aujourd'hui le rapatriement de cet héritage spirituel dans les républiques d'ex-Union soviétique affecte le paysage politique et intellectuel des pays de tradition orthodoxe comme la Russie, l'Ukraine ou la Roumanie et engendre ailleurs, dans les pays marqués par la modernité et la sécularisation, un nouvel approfondissement de la nouvelle conscience philosophique et théologique. »          <br />
              <br />
       Précisons tout d'abord que le modernisme des intellectuels russes n'a aucun rapport avec le modernisme infesté de rationalisme qu'a dénoncé saint Pie X. Berdiaev caractérise ce modernisme comme un « pneumocentrisme ». « La défense du modernisme écrit-il est la défense de la vie, du mouvement, de la création, de la pensée » (p. 430).           <br />
              <br />
       L'unité générationnelle entre les penseurs de la revue, s'accordant sur la primauté du spirituel, se maintint jusqu'au milieu des années trente, en dépit des divergences théologique et philosophiques opposant le courant néo-patristique, traditionaliste, représenté par V.Lossky et G.Florovsky, et le courant moderniste et pneumocentrique, regroupé autour de Berdiaev, Fedotov, le père Boulgakov et de mère Marie Skobtsov, fondatrice de l'Action Orthodoxe. Plusieurs facteurs, comme l'orientation personnaliste de la revue sous l'impulsion de Berdiaev, et la montée des tensions internationales ont eu raison de cette homogénéité. « Avec le recul note A.Arjakovsky, on peut observer combien l'esprit radical et désintégrateur de l'époque contribua à instaurer une spirale de violence et empêcher le dialogue qui existait lors des années non-conformistes, entre les deux courants modernistes et traditionalistes » (p.431)       <br />
       
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     <br style="clear:both;"/>
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      <img src="https://www.sombreval.com/photo/art/default/96071-137646.jpg?v=1289407242" alt="La génération des penseurs religieux de l'émigration russe" title="La génération des penseurs religieux de l'émigration russe" />
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      L'histoire spirituelle de l'émigration russe est étudiée de façon très détaillée. J'ai savouré les pages consacrées au grand philosophe Léon Chestov et son combat acharné contre le joug de la raison. A.Arjakovsky présente la conférence qu'il fit sur Tolstoï en 1935 : « Au cours de cette conférence, Chestov, qui avait rencontré l'écrivain un an avant sa mort, raconta comment Tolstoï, lutta sans succès contre la raison qui affirme « absurde » le principe de non-résistance au mal. Mais Chestov montra que, au soir de sa vie, Tolstoï, tel Abraham, préféra la foi absurde « en la vérité non prouvée » du commandement évangélique, à l'ennemi répugnant de la vérité prouvée. Il partit sans savoir où il allait, pour aller finalement mourir dans la petite gare d'Astapovo. Selon Chestov, l'épisode du départ absurde et salutaire du grand écrivain montre que le sens de la vie n'est pas entre les mains de l'homme, mais entre celles de Dieu. L'homme qui comprend cela ne peut qu'abandonner ses richesses et se mettre en chemin. Cette opposition entre la foi et la raison déchue, entre le Dieu Personnel inconnaissable et le Dieu des philosophes, induit une eschatologie qui ne dépend pas de l'horloge du temps humain. Chestov souligne que le Christ a promis de revenir « comme un voleur dans la nuit » et non dans le cadre d'un quelconque scénario terrestre » (p.497)       <br />
              <br />
       De nombreux thèmes ont été abordés par les auteurs de la revue (de la théosophie à la mythologie japonaise...). On y traite de philosophie, de théologie, de psychologie, de science, d'histoire, de politique, de littérature. Il me semble intéressant de s'attarder sur les études esthétiques de Vladimir Vejdle (Weidlé), intégré à la &quot;Voie&quot; dans les années trente. Elles ont trait à la désintégration de l'art contemporain, héritier du doute cartésien et déserté par l'esprit ( « L'artiste dégringole d'enfers en enfers écrit-il, plus terribles les uns que les autres, errant de la réalité moisie au monde des formes désincarnées...Aucune intelligence, aucun talent, aucune connaissance, ne permettront seules de le sauver, de lui permettre de retrouver le verbe vivant qu'il a perdu. La Transfiguration n'est pas une opération du doute méthodique, elle est un miracle, et l'Incarnation est un miracle encore plus merveilleux. Leur sens véritable ne se dévoile ni dans la philosophie, ni dans la science, ni même dans l'art, mais seulement dans les mythes et les mystères de la religion. p.226) ou à la renaissance du merveilleux dans la littérature occidentale (Jules Verne, Fournier..) : «  Le chemin le plus droit, le chemin le plus fidèle à la renaissance du merveilleux conclut-il dans cette étude, même s'il n'est pas le seul, se trouve dans la réunion de la création artistique avec le mythe chrétien et avec l'Eglise chrétienne » (p.227)        <br />
              <br />
       Au cours de la période que retrace A.Arjakovsky, les rencontres oecuméniques, organisés par Maritain et Berdiaev, se multiplièrent. On sait que Berdiaev fut le principal inspirateur du mouvement <span style="font-style:italic">Esprit</span> fondé par Emmanuel Mounier. Les auteurs de la Voie nouèrent aussi des contacts privilégiés avec des personnalités anglicanes. Ils furent également des témoins attentifs de la vie intellectuelle française. Ils purent ainsi discerner les causes de la tentation communiste, confondante de naïveté, et de la vague de sovietophilie à laquelle succomba une partie de l'intelligentsia française au milieu des années 30, à savoir « la crise de la culture européenne et sa décadence venue de la séparation entre les couches cultivées et le corps social » (373).          <br />
              <br />
       Notons également la polémique engagée entre Berdiaev et Massis, l'apologète de l'Action française. Le philosophe russe fit une recension accablante pour Massis de <span style="font-style:italic">Défense de l'Occident</span>. Pour Berdiaev, cet essai représente surtout une « accusation » de l'Occident : « Dostoïevski écrit-il aurait trouvé en Massis et Maurras la confirmation de sa <span style="font-style:italic">Légende du grand inquisiteur</span>. J'ai même envie de défendre le catholicisme contre Massis. Le catholicisme est plus large et plus complexe que la civilisation latine avec son rationalisme, son juridisme, son formalisme et son esprit classique (...) On a envie aussi de défendre la culture européenne contre Massis. La culture européenne n'est pas seulement la culture latine, elle est romano-germanique, et en France même il n'y a pas que des éléments latins (...) Les erreurs de jugement sur l'Orthodoxie de Massis sont particulièrement graves et dommageables. Il n'a pas la moindre de ce qu'elle est comme d'ailleurs la majeure partie des étrangers »          <br />
       Cette exaltation de l'esprit latin, de la romanité de la foi trahit selon lui une peur de l'infini, « cet apport décisif du christianisme », une « peur panique du chaotique et de l'irrationnel qui viendraient de l'Orient, de Dostoïevski, des russes » (p.184)          <br />
              <br />
       La condamnation de l'Action française ne passa pas inaperçue au sein de la revue. L'action de Pie XI fut d'ailleurs saluée à maintes reprises par Berdiaev. Il le présente selon l'historien « comme un défenseur de « la liberté de l'esprit », comme le dénonciateur des « hérésies de la vie et non des hérésies doctrinales ». Berdiaev rappelle par là que Pie XI condamna à la fois le capitalisme, le fascisme, l'Action Française , le racisme, l'antisémitisme et le communisme, engageant par là toute son Eglise sur la voie de la guérison face à la modernité (...) Berdiaev voulut signifier publiquement sa reconnaissance de la valeur du principe d'autorité dans l'Eglise lorsqu'il est associé au principe éthique et non uniquement hiérarchique » (p.536)         <br />
              <br />
       L'historien a établi la liste par auteurs des articles parus dans <span style="font-style:italic">La Voie</span>. Elle figure à la fin de l'ouvrage.        <br />
              <br />
       Antoine Arjakovky, <span style="font-style:italic">La génération des penseurs religieux russes</span>, L'Esprit et la Lettre, Kiev-Paris, 2002, 750 pages           <br />
              <br />
       Pour finir, je vous recommande la lecture de <span style="font-style:italic">La légende du grand inquisiteur commentée par K.Léontiev, V.Soloviev, V.Rozanov, S.Boulgakov, N.Berdiaev, S.Frank</span>. Ce recueil de textes paru aux éditions l'Age d'Homme montre, comme l'étude d'Antoine Arjakovsky, toute la profondeur de la philosophie russe et de la théologie orthodoxe : <a class="link" href="http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/2825117064/qid=1086543930/sr=2-1/ref=sr_2_9_1/402-3199028-9039358">Cliquez ici</a>
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