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  <title>Sombreval</title>
  <description><![CDATA[Sombreval.com est un webzine catholique. Ses domaines de prédilection sont l’exégèse biblique, la littérature et la théologie.]]></description>
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   <title>Creed: L'héritage de Rocky Balboa</title>
   <pubDate>Wed, 20 Jan 2016 13:19:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Sombreval</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
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      <img src="https://www.sombreval.com/photo/art/default/8820222-13959480.jpg?v=1453293022" alt="Creed: L'héritage de Rocky Balboa" title="Creed: L'héritage de Rocky Balboa" />
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      <span style="font-style:italic">Creed : L’héritage de Rocky Balboa</span> et <span style="font-style:italic">Mad Max Fury Road</span> sont sans conteste les deux meilleurs films de l’année 2015. Personne n’aurait misé un kopeck sur les suites de ces deux sagas mythiques. Stallone est toujours aussi touchant dans son rôle de Rocky. Il a achevé son discours à la cérémonie des Golden Globes par une évocation de son personnage fétiche. Rocky, a-t-il dit, c’est son frère. Il faudrait ajouter son double (idéal) ou, pour reprendre un terme patristique, son «archétype». Le film s’inscrit dans la continuité des précédents volets, tout en conservant une identité propre, grâce à une mise en scène inventive, moderne et efficace. On peut regretter certaines facilités scénaristiques, des évolutions trop rapides dans le déroulement de l'histoire (les scènes de la maladie de Rocky par exemple sont survolées et superposées à celles de l’entraînement d’Adonis, car le film se veut résolument divertissant, au sens premier du mot). Ce film emprunte ses codes au cinéma indépendant, ce qui le rapproche du premier volet de Rocky. Il alterne les scènes intimistes, parfois sombres, où les blessures des personnages sont mises à nu, toujours avec finesse et sans surenchère dans le mélo, et les moments épiques qui nous ramènent aux grandes heures de Rocky. Les combats sont filmés camera à l’épaule et au plus près des personnages, ce qui fait ressentir au spectateur l’impact des coups. Ma scène préférée est celle de l’entrainement, avec la course d’Adonis Creed dans une rue de Philadelphie, filmée au ralenti, de dos. C’est tout simplement magnifique. Une  scène qu’il faut absolument enseigner dans les écoles de cinéma. On retrouve dans ce film les grands thèmes propres à la saga Rocky : la famille, la confiance en soi etc.. Il illustre surtout ce thème rarement relevé, celui de l’interdépendance entre les êtres, auquel j’ai consacré de nombreuses pages dans ma thèse. Rocky n’existe pas sans Adrian ; elle lui permet de prendre confiance en lui et de se dépasser. Adrian grâce à Rocky se révèle à elle-même (ce qui, dans le premier épisode, va jusqu’à la transformation physique). Dans cette suite, Rocky aide Adonis Creed, hanté par la figure de son père, à combattre et vaincre ses démons intérieurs. Adonis, quant à lui, va aider Rocky à surmonter sa fatigue de vivre. Il ne faut jamais cesser de rappeler cette vérité : si chacun des individus existe dans son unicité («Jamais aucun ne sera <span style="font-style:italic">vous</span> pas plus qu’il ne sera moi : unité infrangible, incommunicable et absolument originale de chacun» écrivait le Père Laberthonnière dans les années vingt), il n’en règne pas moins une unité par solidarité, en sorte qu’aucun isolement de nature n’est concevable et que nous ne sommes que les uns par les autres.         <br />
              <br />
       Ma note : 4,5/5       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Mad Max : Fury Road</title>
   <pubDate>Tue, 19 May 2015 13:49:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Sombreval</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
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        <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.sombreval.com/photo/art/default/7806108-12102617.jpg?v=1432037485" alt="Mad Max : Fury Road" title="Mad Max : Fury Road" />
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     <div>
      À 70 ans George Miller réalise un film d’action époustouflant qui redonne au blockbuster son statut d’œuvre cinématographique à part entière. Nombre de jeunes réalisateurs seraient bien avisés de s’inspirer des leçons du vétéran australien qui a complètement renouvelé sa franchise trente ans (!!!) après le piteux 3ème volet de Mad Max, <span style="font-style:italic">Beyond Thunderdome</span>. Le tournage, apprend-on, a été éprouvant. Tom Hardy semble parfois assez absent, pâtissant d’une direction d’acteurs qui constitue le point faible du film. A-t-il craint de participer à un ratage complet ? C’est possible car tous les ingrédients étaient réunis pour faire de ce film une mauvaise série B, digne de figurer dans la longue les listes de grands nanars de l’histoire du cinéma. Le réalisateur joue avec tous les codes de la caricature. Les personnages sont complètement déjantés, mais cette folie, constitutive de l’univers de Mad Max, est rendue jubilatoire grâce aux trouvailles visuelles et l’esthétique du film. Le qualificatif qui revient le plus souvent dans les commentaires des spectateurs (sur Allo Ciné par exemple), c’est celui de «dinguerie» qui résume bien l’impression laissée par le film. Le scénario tient sur un ticket de métro, selon la formule consacrée. Cette critique est justifiée. Mais ce choix assumé permet au réalisateur de ne pas engluer son film dans des dialogues vains et inutiles. Furiosa cherche la «rédemption», avoue-t-elle dans un des rares dialogues. Pourquoi ? On l’ignore mais d’ailleurs on s’en moque car l’intérêt du film réside dans sa puissance visuelle. Le film a nécessité 3500 story-boards. On le conçoit à la vue de nombreuses séquences, orchestrées avec maestria et surtout une grande précision. L’action est toujours lisible, alors que les plans se succèdent parfois à un rythme effréné. C’est une sorte d’opéra baroque, de feu et de flammes, dans lequel la musique joue un rôle prépondérant. Un spectacle pyrotechnique qui vous tient en haleine pendant deux heures. Il faut donc le voir au cinéma. On comprend que les acteurs aient pu se sentir délaissés car les scènes d'action, de cascades, de courses-poursuite occupent plus des deux tiers du film. Mais le résultat est très supérieur à un opus de <span style="font-style:italic">Fast and Furious</span> par exemple. Cette prédominance de l’action explique sans doute la présence massive des garçons dans les salles projetant ce film. Beaucoup d’ados et de jeunes adultes, mais aussi les nostalgiques des premiers <span style="font-style:italic">Mad Max</span>. Ce qui est assez cocasse quand on sait que le film a été présenté comme très féministe. L‘idéologie du genre, chère à Najat Vallaud-Belkacem, est encore loin d’imprégner les mentalités. Les garçons restent férus de films d’action qui «déchirent».        <br />
              <br />
       Ma Note : 9/10	       <br />
              <br />
       Les + : des scènes d’action époustouflantes, les décors, l’inventivité visuelle.       <br />
       Les - : le jeu peu convaincant de Tom Hardy, le féminisme parfois un peu démago.        <br />
       
     </div>
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