Sépulture et Salut du monde



La Bonne Nouvelle dans la Prison

Tombeau du Christ
Je souhaite m’attarder quelque peu sur deux textes de Frank-Duquesne qui, dans les chapitres finaux de son Via crucis, nous présente le Sauveur descendant dans le Schéôl pour prêcher aux âmes séparées la Bonne Nouvelle du Salut. Le Symbole des apôtres (5ème article) nous enseigne que le Christ a été «enseveli» puis est «descendu aux enfers» : pour le juif, «les enfers» et non pas «l'enfer» étaient le séjour des morts (schéol).
La mort du sauveur ayant été réelle, complète totale, c’est en tant qu’esprit qu’il est allé prêcher aux âmes incarcérées l’infaillible évangile de la Résurrection : le Christ «a été mis à mort quant à la chair, et rendu vivant quant à l'Esprit dans lequel aussi il est allé prêcher aux esprits en prison» (1 Pierre 3:19) :
Voici ce que Frank-Duquesne écrit dans Via Crucis : « Le but du Sauveur en “descendant” parmi ces âmes recluses, c’est de leur prêcher une “Bonne Nouvelle” – comme un esprit séparé peut en enseigner un autre : par son propre exemple, par son épiphanie même – de proclamer, comme le héraut du père, la vie et la grâce que la croix venait de leur restituer, comme à l’humanité tout entière. Il transformait ipso facto leur prison en Paradis, comme il l’avait promis à Dismas ; car où se trouve Jésus-Christ, l’Homme restauré, là se trouve le Paradis…A la minute, la présence mystique du Verbe incarné appartint à l’Eglise du Schéôl comme à la « militante », et l’état (ou séjour) des âmes incarnées fut inondé de paix, lumière et rafraîchissement ; les quatre fleuves d’Eden y propagèrent derechef leurs eaux vivifiantes… »…
Suit un commentaire de ces versets de Matthieu narrant la mort de Jésus (Matt, 27:51-53) : Jésus poussa un grand cri, et rendit l’esprit. Et voici, le voile du temple se déchira en deux, depuis le haut jusqu’en bas, la terre trembla, les roseaux se fendirent, les sépulcres s’ouvrirent, et plusieurs corps de saints qui étaient morts ressuscitèrent. Etant sortit des sépulcres, après la résurrection de Jésus, ils entrèrent dans la ville sainte et apparurent à un grand nombre de personnes.
Voici l’exégèse proposée par Frank-Duquesne : « …dans le sillage du Christ ressuscité, les “saints qui dormaient” – en sommeil, en veilleuse, comme vous et moi – s’échappent à leur tour du tombeau. Si l’on en parle ici, c’est que la Descente aux Enfers – envers spirituel et réalité intérieure de la Descente de Croix – est l’occasion, pour le rédempteur universel, d’accomplir une autre œuvre de miséricorde : à quelques uns des siens, Il donne les corps spirituels, grâce auxquels il leur devient possible d’accéder au “ciel” à l’état de Bienheureux par-faits, parachevés, venus à pleine maturité (Eph, 4:13). Leur “corps animal” jeté au sol comme du grain, “semé”, “ressuscite corps spirituel” (1 Cor, 15:44). Eux “que leur foi avaient rendu recommandables, n’avaient cependant pas obtenu l’objet de la Promesse ; car Dieu nous a fait une condition meilleure, pour qu’ils n’atteignissent pas sans nous leur parfaite maturité” (Hebr, 11:40). Celui qui devait, dès l’Ascension, siéger sur le Trône, a donc mené son peuple de l’Egypte “au-delà” ; Il “les abrite sous sa tente ; ils n’auront plus faim ; ils n’auront plus soif ; l’ardent soleil ne les accablera plus, ni aucune chaleur brûlante. Car l’Agneau siégeant sur le Trône sera leur pasteur et les mènera vers les Sources d’eau vivifiantes” (Apoc, 7:16-17)».
L'écrivain poursuit son commentaire, en s'appuyant sur le verset n°20, ch.3, de la première épître de saint Pierre, qui fait allusion au salut apporté par le Christ aux contemporains de Noé emportés par le Déluge : « A ces deux œuvres d’amour et de miséricorde, accomplies aux enfers par le Christ “mort” pendant que ses fidèles descendaient son pauvre corps exsangue de la Croix, peut-être est-il permis d’en ajouter une troisième ? Car parmi les âmes séparées auxquelles Il a prêché la Bonne Nouvelle du salut, saint Pierre inclut “les rebelles d’autrefois, lorsqu’au jour de Noé, la longanimité de Dieu temporisait, pendant que se construisait l’Arche”, donc cette génération dont il est dit : “Yahweh vit que la méchanceté des hommes était grande sur la terre…or la terre se corrompit devant Dieu et déborda de violence ; Dieu regarda la terre, et voici qu’elle était putréfiée, car toute chair avait souillé sa voie sur la terre” (Gen, 6:5-11-12). Il s’agit évidemment, en ce texte inspiré, garanti par l’Esprit-Saint, des hommes emportés par le Déluge pour la profondeur de leur perversité. Ainsi lors de la Descente aux Enfers, nulle des âmes incarcérées n’échappa, croyons-nous, à l’appel et, moyennant accord, à l’étreinte du Miséricordieux Amour ; même ces brebis très lointainement égarées ont entendu l’appel tendre et clément de leur pasteur (Jean, 10:16). L’Evangile a été “prêché” dans le Schéôl aux méchants comme aux bons, à ceux qui se trouvaient loin, et même très loin, comme à ceux qui se trouvaient tout près : aux uns comme aux autres, Il annonçait la paix et quelle paix ! Eternelle (Eph, 2:17)…Sans doute, nulle âme ne trouvait alors, ni ne retrouverait d’ailleurs aujourd’hui, en elle-même l’élan, le ressort, la puissance nécessaire au bond qui lui permettrait de franchir l’immense abîme séparant Lazare du Mauvais Riche (Luc, 16:26) ; mais Celui qui possède “les clefs des enfers et de la mort” (Apoc, 1:18) a mené les hommes, par milliards, des ténèbres à la lumière, triomphant ainsi des “principautés et Dominations” infernales (Col, 2:15), et sauvant quiconque acceptait sincèrement le salut ».

Son labeur rédempteur, le Christ l’a également accompli dans les profondeurs de la terre. Enseveli, il a voulu subir toutes les impuissances, les déchéances qui caractérisent l’état de mort. Le face à face du christ avec les forces cosmiques de désintégration est le sujet du dernier chapitre de Via crucis. Le voici reproduit, dans son intégralité…

Sépulture et salut du monde

S'il est une vérité dont l'évidence va croissant, du premier Évangile à l'Apocalypse, c'est que le Verbe incarné n'a pas offert le rachat et la gloire à des créatures isolées, aux «enfants de Dieu dispersés», mais au «Corps unique» qu'ils forment depuis que le Sauveur est mort dans ce but, «fondant» et «réconciliant» tous les individus, toutes les collectivités aussi, «en un seul Homme nouveau... en un seul Corps [uni] à Dieu par la Croix… dans un seul et même Esprit». Dieu donc a, dans le Christ, «réuni toutes choses, célestes et terrestres», si bien qu'elles ne forment toutes ensemble qu'un seul Corps, dont la tête unique est le Fils éternel. La «plénitude» du monde créé, comme celle de la Divinité, «habite en Lui, [même] physiquement, tout entière», au point qu'en Lui le Père «réconcilie toutes choses avec Lui-même, les célestes comme les terrestres» et «devient toutes choses en toutes choses», parce que le Sauveur a été «une Victime propitiatoire, non seulement pour nos péchés» à nous, hommes, «mais aussi pour ceux du MONDE ENTIER» (Jean, 12:51-52 ; Eph, 2:14-18 ; 1:10 ; Col, 1:19-20).
Ainsi, lorsque l'Église byzantino-slave chante, en conduisant ses fidèles défunts à leur «champ de repos», le Psaume 23 : «A Yahweh la terre et tout ce qu'elle renferme» –sa plénitude, y compris les corps dans les tombeaux – «à Lui le monde et tout ce qu'il contient», elle n'entend pas seulement par là que l'ensevelissement du Christ a consacré la terre, comme un abri pacifique, une halte de détente pour nos dépouilles charnelles, mais elle se souvient du cri prophétiquement jeté par Jonas (2:3-8) :

Des entrailles du Schéôl J'ai crié ; Tu as entendu ma voix.
Tu m'avais jeté dans l'abîme, tous les flots ont passé sur Moi...
Moi, je disais : je suis chassé de devant tes yeux.
Pourtant je contemplerai encore ton saint Temple...
L'abîme m'environnait, l'algue encerclait ma tête ;
J'étais descendu jusqu'aux racines des montagnes,
Les verrous de la terre étaient tirés sur Moi pour toujours...
Mais alors qu'en Moi ma vie avait défailli,
Je me suis souvenu de Yahweh, ma prière T'atteignit...
Et Tu as fait remonter ma vie du Schéol,
O Yahweh, mon Dieu !


Si, d'après le Psaume 148 et le cantique des trois jeunes gens dans la fournaise, tout ce qui a l'être est ipso facto louange de Yahweh ; si le cosmos étoilé «proclame la splendeur de Dieu» ; si, pour saint Paul, la création tout entière guette passionnément dans une indicible et muette angoisse, la consommation de notre salut parce qu’en dépend sa propre libération ; si le dimanche des rameaux, Jésus certifie qu’à défaut des hommes, les pierres elles-mêmes clameront sa louange – on comprend que Jonas, préfigure du Sauveur, alors même qu'en lui la vie s'est éteinte, qu'il n'est qu'inconscience, cet inerte, cette pierre chue au plus profond de l'onde, de l'élément sans forme et chaotique, soit pour l'infinie Miséricorde, devenu lui-même appel, imploration ! L'éloquence du misérable, c'est sa misère.
Après avoir sauvé les hommes, porté (nous dit saint Pierre) la Bonne Nouvelle de la Résurrection aux «esprits en prison» – car une âme sans corps est comme un poisson sur la berge – et (suivant saint Paul) «réconcilié les (habitants des sphères) célestes», c'est toute la création physique, inférieure à l'homme, que le Christ, condescendant à son niveau, visite cette fois. A maintes reprises, les Écritures des deux Alliances énumèrent les trois ordres de créatures : celles qui, supérieures à l'homme, sont dites «célestes» (les coeli et les invisibilia du Crédo) ; puis, le monde sensible et accessible à notre expérience, l'homme et son immédiate anthroposphère : les réalités «terrestres» (terra et visibilia dans le Symbole de Nicée) ; enfin, l'univers «infra-terrestre», élémentaire, inanimé. T.-W. Crafer, commentant l'hymne des créatures dans l'Apocalypse (5:3-13) – où toutes les créatures qui sont dans le ciel, sur la terre, sous la terre et dans la mer, et toutes les choses qui s'y trouvent », chantent la louange de Dieu et de l'Agneau – commente : «Il s'agit ici de la sub-human creation». De même, W.-H. Simcox, professeur émérite à Cambridge, dans son exégèse du même livre : «Nous avons affaire au monde des esprits célestes, à celui des hommes et des êtres vivants, et à celui des corps bruts» (Apoc, 5:13). Si Moïse interdit aux Juifs d'adorer «ce qui est en haut dans le ciel, ce qui est en bas sur terre, et ce qui est dans les eaux au-dessous de la terre», saint Paul reproche aux Galates le culte qu'ils rendent, dans un «climat» de déterminisme astrologique, à ces grandes forces élémentaires du cosmos que le monde païen vénérait sous les noms de Zeus, de Poséidon, d'Agni, d'Indra, de Varouna, de Wotan, etc. (Exode, 20:4). La «terre» qui, dans le symbolisme de la Révélation, est identique à la création psychophysique, a des «profondeurs» irrationnelles et inconscientes – «nature» et « matière» – que le prophète invite à «pousser des cris de joie», parce que Yahweh «a effacé les transgressions de son peuple comme un nuage» et l'«a racheté». Retentissez, dit à ces «profondeurs plus basses que la terre» le même Isaïe, et c'est le mot qui convient, parce que le salut de la «terre» a des répercussions, des retentissements, jusque dans la constitution même de la substance physique, en ce qu'elle a de plus élémentaire, mais aussi d'appelé, comme la création tout entière – «la créature» unique et faisant bloc – à recevoir la Bonne Nouvelle, «gage de gloire» (Isaïe, 44:22-23 ; Marc 16:15 ; Rom, 8:19-22 ; Col, 1:27).
Mais, précisément, saint Paul écrit aux Colossiens que ce «gage de gloire», c'est «le Christ en eux» (Col, 1:27). Si donc le monde inanimé des énergies, des éléments et minéraux peut, au témoignage de l'Apôtre, attendre avec raison d'avoir part à notre «liberté glorieuse» (Rom, 8:21), c'est donc qu'il a reçu «le Christ en lui». De fait, le Fils éternel ne S'est pas borné, par l'Incarnation, à Se manifester dans l'«éon» de la vie physique, sur «terre» ; mais Il est descendu et S'est «reposé», Il a choisi et trouvé son état, «au cœur de la terre», en ce monde d'éléments et de forces où la biosphère terrestre puise les réalités premières qu'elle assimile, métamorphose et sublime. «Que signifie, en effet : Il a monté (au ciel), sinon que (d'abord) Il était descendu dans les régions inférieures de la terre..., et, s'Il est remonté au-dessus de tous les cieux», c'est «afin de TOUT remplir». « La fosse, le Schéôl, est alors à nu devant Lui, et la dissolution n'a point de voile» pour Lui. Dès lors, «si je monte au ciel, il y est; si je fais mon lit dans le Schéôl, Le voilà !» (cf. Jean 3:34 ; Matt, 12:40 ; Eph, 4:9-10 ; Job:26:5-6 ) ... Cet aboutissement de l'Incarnation chez les katakhthonia, dans ce que Goethe, au Second Faust, appelle le «séjour des Mères», des substances originelles et des forces élémentaires, est dans la logique même de la kénose (Philip, 2: 6-11 ) :

Le Christ jésus préexistait en condition divine ;
Mais, à cette égalité avec Dieu, Il ne S'est pas cramponné ;
Au contraire : Il s'est vidé de Lui-même en assumant la condition d'esclave et Se rendant semblable aux hommes.
Tout, dans son comportement, signalant l'homme, Il S'est abaissé plus bas encore Lui-même, Se faisant obéissant jusqu'à la mort, et même la mort de la Croix.
C'est pour cela même que Dieu L'a souverainement élevé,
et Lui a donné un Nom qui transcende tout nom ; afin qu'en le Nom de Jésus tout genou fléchisse : soit des êtres célestes, soit des êtres terrestres, soit des inférieurs aux terrestres, et que, par la Gloire de Dieu le Père toute langue confesse que le Seigneur, c'est Jésus-Christ
(Toute langue n’est pas nécessairement humaine).

L'Inhumation suit donc l'Incarnation, comme le salut des katakhthonia celui des epigeïa, comme la glorification rénovatrice des «cieux» et de la «terre» entraînera celle du «vide informe», de l'«abîme», de ces «eaux» primordiales que «l'Esprit de Dieu», après les avoir «couvées» au seuil de la Genèse, pour y «séparer la lumière des ténèbres», rendra totalement limpides et parfaitement translucides – au niveau d'être et suivant la mode qui leur conviennent – lorsqu'enfin la création tout entière proclamera intégralement son message, et que «les pierres jetteront leur cri», à l'unisson des «fils de Dieu» (Cf. Apoc, 21:1.5 ; Isaïe, 65:17-18 ; Matt, 19-28 ; Actes, 3:21 ; Luc, 19:40 ; Job, 38:7 : les kathakhtonia sont, chez saint Paul, toutes les réalités inférieures aux célestes ; les epigeïa, celles qui leur sont supérieures).
C'est tout cela qu'effectue Jésus-Christ lorsque Verbe per quem omnia facta sunt, Il devient, par l'Incarnation, qui s'achève en Inhumation, Rédempteur per quem omnia salvata sunt. En vérité : omnia, «toutes choses», comme le répète sept fois saint Paul en deux versets de la Première aux Corinthiens (1 Cor, 15:27-28). Et, comme la «convoitise» du «cœur», c'est déjà l'essentiel de l'acte (Matt, 5:27-28), il a voulu, convoité, de tout son être désiré – desiderio desideravi – atteindre, par la sépulture, à l'humiliation la plus extrême pour l'homme tiré du limon et qui, s'égalant à Dieu, a renié ce limon : «Souviens-toi que tu es poussière, et que tu retourneras à la poussière.» L'humus et Yahweh, voilà les pôles de l'humaine condition. La fameuse formule newmanienne : my Creator and myself, c'est cette confrontation de l'Etre et du rien qu'elle résume... N'est sauvé par le Christ, dit saint Léon le Grand, que ce qui, par le Christ, est assumé. Si donc, Il entend, comme en témoigne l'Ecriture, transfigurer avec l'homme l'anthroposphère, racheter, avec son «humanité de surcroît», la «naturalisé de surcroît», la «poussière» biblique où le Corps du Christ puise toutes ses ressources de présence physique et trouve son complément et son milieu vital – sa «gloire» au sens de la première aux Corinthiens (11:7,3) – il convient qu'Il assume aussi l'univers subhumain, ad modum suscipientis et suscipiendi.
Tel est le sens du tête-à-tête absolument solitaire que le Christ S'est réservé, dans la tombe, avec ces forces telluriques et cosmiques de désintégration, dont l'Esprit-Saint, ce créateur de vie, fait constamment usage pour l'universelle palingénésie. L'état de mort signifie, pour Jésus, d'une part, l’évangélisation des âmes séparées par la sienne, et, de l'autre, la réduction de son corps à l'état de cadavre, offert – n'était l'Esprit de Gloire à l'œuvre dès le jaillissement de lymphe et de sang – aux influences et lois qui régissent le monde élémentaire, comme une proie, un objet, une chose absolument inerte et passive. Sans doute, sa chair d'homme «ne verra-t-elle pas la corruption», mais Il avait, de par l'incarnation, accepté qu'elle en fût tributaire ; car «le salaire du péché, c'est la mort», et l'«aiguillon de la mort», c'est la désintégration, le retour au chaos, l'obscène tohu-vabohu d'avant le «coup d'État» de la Lumière (Ps, 15:10 ; Actes, 2:31 ; Rom, 6:23 ; 1 Cor, 15:55). Une fois de plus, le Messie «n'a pas résisté, ne S'est pas retiré en arrière, a livré son dos... ses joues... son visage», et sa face est devenue «toute semblable à la pierre» (Isaïe, 50:7); mais le CRI de cette pierre a profondément retenti «jusqu'aux racines des montagnes» (Jonas, 2:7). Au plus profond de sa volonté, au cœur même de son intention profonde, Il S'est laissé faire poussière, éléments chimiques, et Celui que ceux de l'Ancienne Alliance appelaient «le Nom de Yahweh» a, par amour du Père et des créatures, voulu n'être, au sein de la terre, qu'une chose sans nom. Mais...
...QUICONQUE S'ABAISSE, SERA ELEVÉ.
Et Celui qui S'est humilié jusqu'à vouloir Se confondre avec l'informe et l'anonyme, au «souterrain» domaine où s'élabore la matière, sera pourvu d'un Nom qui transcende tout nom, élevé par delà les cieux les plus sublimes.

13/09/2007
Sombreval





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