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  <title>Sombreval</title>
  <description><![CDATA[Sombreval.com est un webzine catholique. Ses domaines de prédilection sont l’exégèse biblique, la littérature et la théologie.]]></description>
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   <title>Le Pendentif croix Johnny Hallyday</title>
   <pubDate>Fri, 21 May 2010 10:41:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Sombreval</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
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   <![CDATA[
        <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.sombreval.com/photo/art/default/2112464-2934181.jpg?v=1289407168" alt="Le Pendentif croix Johnny Hallyday" title="Le Pendentif croix Johnny Hallyday" />
     </div>
     <div>
      Pour à peine 40 euros, vous pouvez vous procurer sur le site dédié à Johnny Hallyday, ce superbe pendentif croix. Il s’agirait selon la réclame du «bijou fétiche de notre idole», l’idole des jeunes en personne.        <br />
       Le directeur artistique du disque <span style="font-style:italic">Les Prêtres</span> dont la haute spiritualité n'est pas sans évoquer Dufay, l’évêque du show-bizz, Mgr Di Falco, a été conquis par l’objet que le monstre sacré lui a présenté après un de ses concerts au Stade de France. Il y a vu sans doute l’expression d’un christianisme beaucoup plus fun et fidèle à l’esprit du Concile Vatican II, loin des pompes et de cette sacralité ennuyeuse dans laquelle certains catholiques nostalgiques, maurassiens et vichystes (nazis ?) cherchent à enfermer leur religion. Jésus est un hippie chantait Johnny dans les années 70. Aujourd’hui il est rock'n roll. Dans un lointain passé il était le grand prêtre de son sacrifice, immolant sur la croix son propre corps mortel comme victime propitiatoire. Théologie scripturaire qui n’est pas de nature à «allumer le feu» dans un stade de foot mais qui a nourri la spiritualité des chrétiens pendant des siècles.        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.sombreval.com/photo/art/default/2112464-2934182.jpg?v=1289407169" alt="Le Pendentif croix Johnny Hallyday" title="Le Pendentif croix Johnny Hallyday" />
     </div>
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Bayard, Jean-Luc Marion et l'Osservatore Romano</title>
   <pubDate>Fri, 22 Jan 2010 15:37:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Sombreval</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
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   <![CDATA[
        <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.sombreval.com/photo/art/default/1832764-2500870.jpg?v=1289407159" alt="Bayard, Jean-Luc Marion et l'Osservatore Romano" title="Bayard, Jean-Luc Marion et l'Osservatore Romano" />
     </div>
     <div>
      Parmi vos fréquentations, vous avez sans doute remarqué que  la plupart ont cessé depuis longtemps d’accorder la moindre once de crédibilité aux catholiques. Ils ne prennent même plus la peine de les prendre pour cible de leurs moqueries salaces. On ne rit pas aux dépens d’êtres diminués, affectés par une lâcheté congénitale héritée de décennies de compromissions. A vrai dire, le catholicisme les français s’en tapent. Pouvons-nous leur en faire grief ? Les catholiques ne représentent plus la moindre menace pour la société, le système et plus encore pour la laïcité. C’est une évidence pour tous. Et puis les discussions sur le préservatif et l’avortement fatiguent même les plus acharnés des libertaires. Là où par contre nous avons toutes les raisons d’être troublés, c’est en constatant que nombre de croyants, même ceux qui ont pour charge de défendre les intérêts de l’Eglise, semblent considérer la disparition du catholicisme en France avec la même indifférence. Puisons un exemple dans l’actualité du jour….       <br />
       En lisant quelques infos religieuses, j’apprends que Giovanni Maria Vian, le nouveau directeur de L’<span style="font-style:italic">Osservatore Romano</span>, quotidien «officieux» du Saint-Siège, vient de signer un accord avec <span style="font-style:italic">Bayard</span> pour favoriser la diffusion du journal. C’est très bien, on est content pour lui, Giovanni, il va pouvoir sabrer le champagne, en présence de femme et enfants, voire de prélats du Vatican. On fait avancer son affaire, c’est très bien… Mais il s’avère que le groupe Bayard est gangréné depuis longtemps par l'idéologie progressiste. Il suffit de consulter ses publications pour s'en convaincre. On trouve moins d’anti-catholicisme viscéral parmi les universitaires (disons de la Sorbonne puisque c’est un milieu que je connais) que dans ce groupe de presse dont je n’oserais même pas m’approcher sans me boucher le nez.        <br />
       « Nous avons choisi Bayard, explique Giovanni Maria Vian, parce qu’il est le groupe de presse catholique français le plus important» : Propos assez révélateur et que je tiens pour extrêmement grave. Les catholiques en «place», pour remédier à leur perte d’influence dans la société, sont prêts à sacrifier la substance du message chrétien pour sauvegarder une apparence de visibilité. Ce qui importe pour ce monsieur, c’est l’importance du réseau, et non la nature du catholicisme qu’il cherche à propager. Tout cela dénote une soumission pathologique à l’esprit du monde, pourfendu par les meilleurs des chrétiens tout au long des siècles. Pourtant nécessairement un jour ou l’autre, il va falloir choisir : le Christ, son Royaume, ou le monde dont saint Jean nous dit qu’il est «plongé dans le Malin».       <br />
       Aujourd’hui un philosophe catholique, propagateur du cartésianisme, a prononcé son discours sous la Coupole des Immortels : Jean-Luc Marion. Un autre académicien immortel, Mgr Dagens, lui a répondu en tentant de retrouver la verve sacrée d’un Bossuet. Tout cela est beau, magnifique. On peut être un nain et un immortel à la fois : spécificité bien française. Notre philosophe, produit lui aussi des Grandes Ecoles, comme on en compte tant chez les catholiques (toujours la fascination du «grand», du «prestigieux»), ce philosophe donc a osé prononcer cette énormité dans le journal <span style="font-style:italic">La Croix </span> : «Certains chrétiens se crispent dans un état caduc et passé de la philosophie, appartenant à une époque scolastique, où la rationalité était définie de manière restrictive, où la confrontation entre foi et raison n’existaient pas. Mais ils n’ont rien compris aux enjeux actuels». Un chrétien un tant soit peu informé sait que toute la scolastique médiévale repose sur la confrontation entre la foi et la raison. Mais pour notre penseur, partir d’Aristote ou de Platon, ce n’est pas se fonder sur la rationalité. Les pauvres médiévaux ignoraient Descartes et Heidegger, un autre de ses maîtres qui avait le don de formuler des banalités sur l'être et la mort en langage abscons et avec des néologismes pompeux. Signalons que notre philosophe faisait aussi partie de ceux qui ont signé la fameuse pétition protestant contre la levée de l’excommunication des évêques de la Fraternité Saint Pie X.        <br />
       <span style="font-style:italic">L’Osservatore Romano </span>, relayé par le journal <span style="font-style:italic">La Croix</span>, propriété du groupe Bayard, ne devrait pas manquer en tout cas de saluer l’influence recouvrée de la pensée catholique en France, enfin en phase avec les enjeux de la modernité.           <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Une nouvelle théologie pornographique</title>
   <pubDate>Sat, 19 Dec 2009 15:42:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Sombreval</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
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   <![CDATA[
        <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.sombreval.com/photo/art/default/1773404-2409407.jpg?v=1289407159" alt="Une nouvelle théologie pornographique" title="Une nouvelle théologie pornographique" />
     </div>
     <div>
      Lu quelques pages hier d’un bouquin, publié en 2008 au Cerf, d’un agrégé de philo, et professeur d’éthique à l’Institut Catholique de Lyon, qui nous expose une herméneutique de la «sexuation humaine» sous l’angle du personnalisme. La Personne pour le catholique gogo d’aujourd’hui, c’est l’homme de la Genèse créé à l’«image» de Dieu (infusée à la création et inaliénable) mais exempté de la nécessité d’atteindre à la «ressemblance» qui est l’actualisation de tout ce qui implique l’«image» et qui résulte de la réalisation graduelle, de l’effort : elle doit se conquérir (c’est la théosis). Considérée comme constitutive de la Personne, la sexualité devient dans la perspective de notre auteur une réalité sacrée, insoupçonnée des naturalistes, des hédonistes et autres matérialistes. On a eu droit au jansénisme au siècle de Pascal. Aujourd’hui on nous impose la «sexualité chrétienne», une «théologie de la conjugalité» censée nous révéler tous les aspects de la Personne : don, communion, auto-révélation. N’importe quelle cruche catho qui lit ce genre d’ouvrage, va considérer son cul comme une sorte de sanctuaire où ne pourront accéder que les initiés aux réalités transcendantes. N’importe quel crétin qui tringle sa nana catho va confondre son expérience du coït avec une plongée au cœur du mystère trinitaire. On voit d’ailleurs que «l’herméneutique de la sexuation» et «des gestes amoureux» débouche bien souvent sur ce qu’on pourrait appeler une théologie pornographique qui a pour caractéristique principale d’être blasphématoire (ce que n’est pas explicitement et ouvertement la pornographie). A ce titre nous découvrons dans l’essai en question des extraits d’ouvrages qui auraient valu le bûcher à leurs auteurs à des époques moins déliquescentes. La transposition dans le domaine de la sexualité de tout ce qui touche à la liturgie catholique me semble particulièrement ignoble. On est affligé à la lecture des extraits de l’essai d’un sexologue abruti, publié en 2006 aux <span style="font-style:italic">Presses de la Renaissance </span> et intitulé : <span style="font-style:italic">Ne gâchez pas votre plaisir, il est sacré. Pour une liturgie de l’orgasme</span> : «Dans l’effusion génitale, écrit-il, le couple vit la joie d’être tout en soi et tout à l’autre. Bien sûr cette communion ne dure qu’une fraction de temps. Puis une partie secrète de chacun se referme, comme se referme l’iconostase. Chacun revient sur terre et reprend sa route propre, comme lors de l’envoi final à la messe». Commentant ce passage, notre auteur ose cette affirmation ahurissante, en se fondant sur une lecture tronquée d’un verset du <span style="font-style:italic">Cantique des Cantiques </span> : «Le corps de l’amante est présenté comme le réceptacle de la semence masculine représenté par l’amas de froment ainsi que le lieu de l’ivresse du plaisir symbolisé par le vin parfumé. Dans l’amour conjugal, le don de la vie est symbolisé par les attributs mêmes de l’eucharistie, le pain et le vin. Enfin à l’instar de la communion eucharistique, le temps de la communion intime est un temps privilégié...etc…». Sur une page entière, est reproduite la citation d’un essai d’une paroissienne en chaleur qui face à son mec en rut se lance dans un monologue sirupeux, aux accents poétiques insupportables. Il y a lieu de penser qu’il s’agit d’un amant ou d’un mari imaginaire car aucun type normal n’aurait pu endurer le supplice d’un monologue aussi stupide, révélateur tout à la fois d’une névrose religieuse et d’une névrose sexuelle, qui se mêlent sans qu’on sache très bien laquelle conditionne l’autre :        <br />
       « Ceci est mon corps »       <br />
       Blasphème ou réalité ?        <br />
       Toute recueillie, je crois pouvoir prononcer devant toi ces mots divins :        <br />
       « Ceci est mon corps »        <br />
       Je prends à deux mains ce corps, avec sa pesanteur matérielle, ses élans et ses résonnances  (…) avec son insatiable soif d’éternité        <br />
       « Ceci est mon corps »…que je te donne en nourriture       <br />
       Reçois-le en toi, comme le don le plus achevé que je puisse te faire, de l’être que je suis, moi, ton épouse.       <br />
       En  échange, tu me donnes, et je te reçois : ton corps d’homme, fait de vigueur et de puissance, avec ses violences (sic) et ses fougues, ses tentations et sa fécondité (…) avec ton âme tranchante comme une épée, pure comme un lac. Et cette clarté de Dieu qu’elle reflète (bon d’accord, mais c’est quand que tu te fous à poil ?)       <br />
       « Ceci est mon corps »       <br />
       Quand nous communions l’un à l’autre, ce n’est pas un blasphème que de dire que nous communions au Christ dont chacun de nous est pétri. En toi et moi, péchés et misères, joies et peines du couple, deviennent une unique hostie à l’image du Christ.        <br />
       Qu’en lui, et par Lui, avec Lui, soit enfin sanctifié l’amour d’un homme et d’une femme devenu Cantique d’actions de grâce, Messe à la gloire de Dieu ».        <br />
              <br />
       Faute de liturgie digne de Dieu dans nos paroisses, on se contentera donc de la messe au plumard (elle aussi reflet de la liturgie céleste si l’on suit les divagations de nos catholiques modernes). L’imagination débridée par de telles lectures, notre agrégé se lâche carrément lorsqu’il aborde l’«herméneutique des gestes amoureux». S’appuyant sur Lévinas et d’autres philosophes qui bénéficient du label Fnac, notre auteur commence par développer une «phénoménologie de la caresse» et du baiser. Puis l’on passe à une étude plus poussée, celle de la pénétration : « Le sexe masculin est tout entier ordonné à la pénétration et au don du sperme. L’homme est tourné vers l’extérieur de lui-même et donne avec son corps quelque chose de très intime, de très précieux, support de son identité génétique. Dans le coït, ce qui est donné de plus concret, c’est le sperme. Pour l’homme, donner son sperme, c’est se donner, c’est donner son intimité. Avec audace et réalisme, saint Jean Chrysostome parle du sperme comme de “l’or le plus pur”, “un parfum liquide”. C’est dire à quel point le coït est vécu comme un don très précieux. Le coït révèle aussi une dynamique centrifuge où il s’agit de lancer un projectile dans un lieu précis, un réceptacle adéquat. En projetant la semence à l’extérieur de soi, l’homme est l’origine d’une transformation au plus intime du corps de la femme (…) Enfin le plaisir sexuel masculin est localisé, bref tout entier centré sur le moment objectif de l’éjaculation qui en est comme la raison d’être...etc…»       <br />
        Il est noter que le propos attribué à Jean Chrysostome est tiré du bouquin foireux de O. Florant, «La liturgie de l’orgasme». La source authentique reste donc à vérifier. Mêler les détails les plus intimes du sexe au donné théologique est assez caractéristique de la nouvelle manière de concevoir le Mystère chez les catholiques modernes. Lapinos sur son blog citait dernièrement un passage d’un écrivain dont les ouvrages bénéficient eux du label «La préférence-La Procure» : Fabrice Hadjadj. La seule réaction que suscite un tel texte, c’est le dégoût : « Au commencement, avant de créer le monde, Dieu pensait au sexe d'une femme. Est-ce le secret de son anatomie en coupe faciale : une sorte de croix avec un triangle sur la pointe au centre ? La chose est probable, mais ce qui est sûr, c'est que le Père, pensant d'abord à cet Adam dont son fils assumerait la nature jusqu'à la mort la plus douloureuse, ne pouvait pas ne pas songer en même temps à ce qui serait sa première résidence : l'utérus de la Vierge (...) »       <br />
              <br />
       Il est donc évident à la lecture de tels textes que le catholicisme français moderne est une abomination. Il a fallu tout saccager, tout détruire, et en particulier la liturgie, pour aboutir à un tel naufrage de l’intelligence chrétienne.         <br />
        
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Le traquenard</title>
   <pubDate>Wed, 07 Oct 2009 23:15:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Sombreval</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.sombreval.com/photo/art/default/1629517-2191910.jpg?v=1289407159" alt="Le traquenard" title="Le traquenard" />
     </div>
     <div>
      Je croyais avoir tout vu, tout connu, tout entendu dans les milieux moisis de l’enseignement public. Avec l’enseignement catholique, on descend beaucoup plus bas, dans des abysses de médiocrité qui peuvent vous aspirer sans espoir de retour si vous n’y prenez garde. Tous mes prochains articles seront consacrés à la dénonciation de cette énorme imposture que constitue l’enseignement dit «catholique», annexé aux castes les plus privilégiées et protégées de la société. Catholique, ai-je écrit… La perdition du sens des mots est telle qu’on peut déshonorer les vocables les plus nobles, les plus chargés d’histoire, de sens surnaturel, et cela sans trembler, sans craindre qu’un type encore investi d’un minimum d’honneur vienne vous coller une tarte dans la gueule. Bien entendu, tous les jeunes formés dans ces établissements, leurs enseignants, leurs directeurs sont les premiers à conchier le catholicisme et le pape lorsque ceux-ci-ci se trouvent en porte-à-faux avec leurs valeurs bourgeoises, leur vilénie médiocre. Comment ne pas trouver une confirmation de ce fait dans les réactions aux  polémiques qui ont éclaté il y a peu à propos du pape et qui n’ont en fait servi que de prétexte à exhaler une haine trop longtemps contenue ? Les plus haineux se recrutaient parmi les cathos ; les plus modérés se trouvaient chez ceux qu’on considère parfois comme des parangons du gauchisme. Le pire ennemi du catholicisme à l’heure actuelle, c’est le catho. Une purge est nécessaire, sans quoi  le catholicisme est voué à une disparition certaine. A la fin des années 60, le père Louis Bouyer, s’appuyant sur un certain nombre de faits alarmants, et qui ne tiennent pas seulement à la baisse des effectifs du clergé (ce qui peut être une bonne chose, vu son niveau depuis des lustres), Louis Bouyer donc prédisait la fin proche du catholicisme. Il ne se dérobait pas devant cette réalité effrayante : la mort d’une religion si étroitement liée à notre destin national. A l’époque, comme aujourd’hui, on glosait sur un possible sursaut de ces fantômes qui n’osent même plus, tant est grande leur décrépitude, se présenter comme des disciples du Christ. L’Archevêque de Paris, cet expert en « bioéthique » que je n’ai jamais entendu délivrer une parole puissante, sur quelque sujet que ce soit, parle d’une phase de transition pour l’Eglise. L’auto-aveuglement peut parfois aller très loin. Que ne ferait-on pas pour préserver son statut d’«éminence» ?        <br />
              <br />
       La situation présente confirme le diagnostic de Louis Bouyer. Le catholicisme français représente une branche de plus en plus pourrie de l’Olivier Franc. Il faut faire un effort d’imagination quasi désespéré pour croire qu’il s’y rattache encore. Tout est foireux : la liturgie, la théologie, le «personnel» que Maritain nous invitait tout de même à distinguer de l’Eglise, en tant qu’institution divine et objet de foi. Quant aux laïcs, je les tiens pour des abrutis finis. Je rigole à gorge déployée lorsque je découvre dans les devantures des librairies religieuses, tel essai d’un jeune coq arborant ce titre : «Dieu est de retour»….Bouaaaa…         <br />
              <br />
       Mais revenons à l’enseignement dit «catholique» qui offre une illustration assez flagrante de cette «décomposition» jadis analysée par Louis Bouyer et que rien ne semble plus pouvoir enrayer. Avec la complicité des responsables institutionnels, évêques en tête, un système s’édifie qui assurera aux plus aisés l’accès aux «grandes écoles», principales pourvoyeuses de privilèges. Spécialité bien française : on va verrouiller le système pour refouler dans les marges de la société tous ceux qui n’ont pas bénéficié de ce mode de formation formatée. Il faut voir les procédures de sélection des profs qui sont mises en place pour s’assurer de leur docilité, de leur parfaite insignifiance. Répondant à une annonce, j’ai eu la naïveté de suivre les différentes procédures devant conduire à la préparation d’un concours d’enseignement, voire à ces fameuses «suppléances» qui voient un non-titulaire remplacer un titulaire, souvent pour quelques jours et pour une bouchée de pain. Avec des petits travaux, je gagne mieux ma vie, tout en étant payé pendant les vacances. J’ai voulu m’intégrer à la communauté catholique, en faisant les efforts d’adaptation nécessaires. Mal m’en a pris. Pendant des semaines  vous devez passer une série d’entretiens, avec des responsables des ressources humaines, des responsables d’établissements. On vous appelle un jour, plusieurs mois après vos premières démarches, pour réaliser une suppléance de quelques jours dans un collège. Mais non en fait, il ne s’agissait que d’un entretien de sélection. Pour réaliser vingt heures de remplacement, plusieurs personnes sont mises en concurrence… Je reste jusqu’au bout pour voir jusqu’où ils vont pousser la connerie. Le remplacement doit commencer demain. Il faudra rappeler, me dit-on, la personne titulaire qui vous fournira les précisions nécessaires pour réussir au mieux votre «suppléance»  (on verse aisément dans la préciosité hypocrite dans ces milieux : on dit «suppléance» pour éviter de parler de «vacation», davantage synonyme de précarité et donc d’humiliation). A la fin de la matinée, on me rappelle sans honte. On ne s’excuse même pas de m’avoir fait déplacer pour une telle ineptie. Mon profil est excellent, mais on a préféré choisir un autre professeur, plus expérimenté ou je ne sais quoi. Combien de talents ont été gâchés, anéantis, à cause de ce système absurde, malsain, où l’on cherche à tenir les gens sous dépendance en jouant sur leurs points les plus faibles ? Entre le titulaire et le non-titulaire, il y a dans la société française l’abîme qui séparait dans l’ancien régime l’aristocrate que tous doivent envier du roturier méprisé. C’est pourquoi le premier prof d’histoire-géo venu est tellement imbu de ses privilèges de médiocre qu’il est prêt à descendre dans la rue, bloquer son école, endoctriner ses élèves lorsque l’EN entreprend la moindre réformette, même la plus insignifiante. Le plus petit conseiller d’éducation d’un collège des beaux quartiers se pavane dans son bureau refait à neuf, admirant son Mac, se prenant pour le roi du monde…..  Pauvres nazes !       <br />
              <br />
       Je me rends  plus tard à Neuilly. Je dois passer devant la «Commission  Académique de l’Accord Collégial de Versailles» qui doit se prononcer sur le «pré-accord», condition indispensable à toute inscription au concours du CAFEP (CAPES version privée). Après s’être efforcés d’éluder le sujet catholique que je remettais régulièrement sur le tapis, les membres du jury m’interrogent sur mon aptitude à enseigner. Leur perplexité est grande en effet. Jamais, au cours d’un entretien, ils ne se sont sentis environnés d’un tel mépris. C’est la première fois en effet qu’on leur répond à la fois avec éloquence et agressivité, sans gestes malvenus mais à coups d’ondes psychiques. …        <br />
       A suivre...       <br />
              <br />
       Je profite de la publication de ce texte pour rediffuser ici quelques articles anciens relatifs à l’enseignement catholique :        <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.sombreval.com/Haro-sur-l-Institut-Catholique_a653.html">Haro sur l’Institut Catholique</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.sombreval.com/L-arnaque-du-jour_a658.html">L’arnaque du jour (le Diocèse de Paris)</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.sombreval.com/Ma-reponse-a-l-Universite-Catholique-de-Louvain_a688.html">Ma réponse à l’Université Catholique de Louvain</a>       <br />
               <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.sombreval.com/Le-traquenard_a696.html</link>
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   <title>Lecture de la Bible : la France bonne dernière</title>
   <pubDate>Wed, 30 Apr 2008 12:38:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>  Sombreval</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.sombreval.com/photo/art/default/925418-1145596.jpg?v=1289407196" alt="Lecture de la Bible : la France bonne dernière" title="Lecture de la Bible : la France bonne dernière" />
     </div>
     <div>
      Un sondage international sur la « lecture des Ecritures » vient d’être présenté hier au Vatican. Il ressort de l’enquête que la France  présente «le plus haut niveau de sécularisation» et que les français sont «les plus mauvais élèves» en ce qui concerne la connaissance de la Bible.  Les résultats sont présentés en détail sur certains sites.  A la question : «Avez-vous lu au moins un passage de la Bible au cours de l’année ?», 20% de Français ont répondu favorablement. Et dans cette catégorie on ne doit guère compter de catholiques pratiquants qui, dans leur majorité, ont perdu le sens de la Parole de Dieu. C’était déjà le cas à l’époque de Claudel qui écrivait : « la Bible, il faut s’y attacher, il faut y séjourner, il faut s’en imprégner car toute l’Ecriture divinement inspirée est du pain ».         <br />
       Prenons le cas des tradis. Ils s’enorgueillissent de lire la Bible avec mesure et prudence :  «Notre religion c’est pas une religion du Livre… on n’est pas des juifs ou des musulmans…on est beaucoup mieux que ça… Notre religion c’est celle des Pélés, du Scoutisme, de l'Enfant Jésus… La Bible c’est bon pour les protestants»... Que la Bible soit toute entière entrée dans le vêtement liturgique au cours des siècles les laisse pareillement dubitatifs. «Les Psaumes, on n’y comprend goutte. L’important c’est qu’ils offrent la matière de chants grégoriens qui nous enivrent, qui excitent en nous des émotions esthétisantes confondues avec la grâce divine. Un thomiste dans les années trente disait qu’il fallait corriger les Evangiles par saint Thomas d’Aquin... On fait pareil… le grégorien, le latin ont d’abord chez nous pour fonction de neutraliser les effets, le «venin» comme disait Maurras, de la Bible, du Magnificat. Ce qu’il y a de subversif, d’attentatoire à notre dignité bourgeoise, on l’enrobe de miel, on l’émascule, on l’aseptise»…        <br />
       Dans l’autre camp, celui des «conciliaires»,  le fiasco est presque aussi retentissant. Cette fameuse liturgie de la parole, qui devait restituer ce sens de la parole de Dieu évoqué plus haut, consiste dans nos paroisses  à lire simplement les textes sacrés, à laisser un «temps de silence» aux fidèles désemparés pour les méditer, mais sans jamais proposer la moindre exégèse, sauf celle qui, issue de la méthode historico-critique, revient  à tout expliquer par le contexte.  Si saint Paul affirme que «les femmes doivent être soumises à leurs maris», c’est qu’à son époque l’apôtre vivait dans un contexte de misogynie. Les bienfaits du féminisme, il n’a pas pu les connaitre..D’où son propos malencontreux. ..Le reste c’est du commentaire sociologique ou moralisant, sans intérêt. L'enquête nous révèle pourtant que la grande majorité des personnes interrogées considèrent la Bible comme un «texte difficile» qui demande un «accompagnement» et des explications. Le plus frappant encore c'est que même dans la France déchristianisée, 62% des sondés estiment que le contenu des Ecritures sacrées est véridique. Il est donc évident que clergé et laïcs ne remplissent pas leur rôle dans l'apprentissage des notions indispensables à l'intelligence des textes bibliques.        <br />
              <br />
       Ps : J’ai beaucoup ri en lisant, dans le Figaro, la réaction du père Villemin, professeur de «théologie» à l’Institut «catholique» de Paris : «La France est le pays le plus touché par la disparition du religieux dans l'espace public, et par ricochet dans l'espace privé.» 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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      <img src="http://www.zwatla.com/emo/2007/gros-emoticones-002/384.gif">
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     <br style="clear:both;"/>
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   <link>https://www.sombreval.com/Lecture-de-la-Bible-la-France-bonne-derniere_a663.html</link>
  </item>

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   <title>Instituto Católico de París </title>
   <pubDate>Tue, 26 Feb 2008 22:37:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>  Sombreval</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.sombreval.com/photo/art/default/866554-1064652.jpg?v=1289407192" alt="Instituto Católico de París " title="Instituto Católico de París " />
     </div>
     <div>
      Des catholiques argentins ont réagi avec brio à mon <a class="link" href="http://www.sombreval.com/Haro-sur-l-Institut-Catholique-_a653.html">post</a> récent concernant la décision pour le moins stupéfiante du recteur de l’Institut Catholique de créer un cursus destiné à favoriser «l’intégration républicaine» d’imams et d’aumôniers musulmans. L’auteur de ce <a class="link" href="http://caminante-wanderer.blogspot.com/2008/02/cardenales-popes-e-imanes.html">billet</a>  voit dans cette annonce la confirmation  de l’asservissement de l’Eglise de France  aux « dogmes révolutionnaires», libéraux, ceux de l’humanisme anthropocentrique, en vertu desquels le nom même de Dieu ne peut être prononcé : «La Iglesia, con este acto, expresa claramente su compromiso con los principios de la revolución». Il établit également un rapprochement très intéressant entre cette décision et des déclarations du cardinal Kasper sur l’œcuménisme, la liberté religieuse et sur l’église russe, dont il juge indispensable la soumission aux valeurs de la «modernité» (laïcisme, culte de l’homme etc…) : «La reciente decisión del Institut Catholique de París es coherente con la postura del cardenal Kasper de hace cinco años. Se trata, podemos suponer, no de un hecho aislado sino de una política, y política de estado. Seguramente hoy estará hibernando por el efecto Benedictus, pero ¿qué ocurrirá en el próximo pontificado? Da escalofríos el solo pensarlo. No sé porque, se me vienen a la memoria Robert Benson y Hugo Wast ».       <br />
              <br />
       Pour lire le billet : <a class="link" href="http://caminante-wanderer.blogspot.com/2008/02/cardenales-popes-e-imanes.html">cliquer ici</a>               <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.sombreval.com/photo/art/imagette/866554-1064652.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.sombreval.com/Instituto-Catolico-de-Paris_a656.html</link>
  </item>

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   <title>Haro sur l'Institut 'Catholique'</title>
   <pubDate>Tue, 29 Jan 2008 17:10:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>  Sombreval</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.sombreval.com/photo/art/default/837783-1026537.jpg?v=1289407191" alt="Haro sur l'Institut 'Catholique'" title="Haro sur l'Institut 'Catholique'" />
     </div>
     <div>
      Avec sans doute l’aval de l’inutile « Mgr » Vingt-Trois, l’institut Catholique de Paris (ICP) va accueillir vingt-cinq étudiants dont vingt futurs imams et aumôniers pour un premier cours du cursus « Religions, laïcité, interculturalité».        <br />
       Le recteur de l’Institut « Catholique » m’avait contacté il y a un an à la suite de l’envoi massif dans les universités françaises des ouvrages créationnistes de Harun Yayhya à qui j’avais consacré un chapitre de ma thèse. Bien sûr cette thèse (que je lui avais adressée peu après ma soutenance), il ne l’avait pas lue mais cet épisode l’avait forcé à y jeter un œil. L’ayant subitement trouvée « forte et bien informée » il m’avait adressé un mot de félicitation. Je lui avais alors proposé, sur la suggestion d’un universitaire américain, de lui adresser un plan de cours sur les écrivains catholiques (on est dans une université catholique non ?). Il ne m’avait pas répondu… Le souffle Yayha retombé, il ne m’avait plus contacté…       <br />
       Je lui ai adressé récemment mes trois ouvrages publiés par les Editions de Sombreval en lui décrivant l’avancée de mes recherches (en particulier concernant Frank-Duquesne, écrivain catholique au sujet duquel je reçois pas mal de messages : professeurs de l’Institut Saint Serge, théologiens allemands, catholiques étrangers : plusieurs de ses textes viennent d’être traduits en espagnol). Mais cela le désintéresse au plus haut point…Frank-Duquesne, la Réversibilité etc : qu’est-ce ? « Vous ne  seriez pas un peu théocentriques tous deux » ? Que la très grande majorité des jeunes français ignorent tout de la foi chrétienne, peu lui importe. Lui et ses pareils sont requis par des activités autrement urgentes : la conversion des imams à la laïcité : «  La laïcité, déclare un de ces messieurs, mérite une pédagogie et une transmission (et pas la foi imbécile ?) , surtout pour ceux qui viennent de pays dans lesquels ce principe phare (!!!) de la culture française n'est pas un référent ». Cinq piliers vont porter ses cours : «Liberté, égalité, fraternité, laïcité et démocratie.»       <br />
       Je lui avais demandé de diffuser mes ouvrages auprès des professeurs de l’Institut… Je lui avais même fait part à nouveau de ma volonté d’enseigner dans ce qui fut une noble institution…Quelle naïveté !…finalement mes trois ouvrages ont fini sur des étagères poussiéreuses de la réserve de la bibliothèque de la « Catho » comme ils disent. Ils vont y moisir car l’enseignement de la foi catholique et la recherche sont la dernière des préoccupations des responsables de cette université qui accueille et forme à la laïcité des imams et toute la jeunesse bourgeoise du 5e et 6e arrondissement de Paris.         <br />
              <br />
       ……       <br />
              <br />
       Je viens de découvrir sur le site de « l’Institut catholique » que le professeur de linguistique Olivier Soutet, ami personnel du recteur de l’Institut, vient d’être nommé Doyen de la Faculté de Lettres Modernes (décidément cette discipline, la linguistique, a fini par parasiter l’étude des lettres. Je me rappelle qu’en licence à la Sorbonne, on devait subir 8h par semaine de linguistique et de stylistique et que l’enseignement littéraire y était réduit au strict minimum). Ce spécialiste de l’arbre syntagmatique, ce pur produit des grandes écoles, intègre donc la Catho. Sa mission : émasculer les esprits (une des finalités de la laïcité à la française, celle que chérissent nos chers épiscopes). Les titres de ses articles me laissent penser qu’il devrait y parvenir sans peine :        <br />
              <br />
        « Les tours concessifs dans le Tristan en prose »,       <br />
       « Schèmes sémantico-logiques et histoire de la langue médiévale : le cas de la concession »,       <br />
       « Le statut de l’explication en linguistique diachronique »       <br />
       « Mécanismes compensatoires et morphosyntaxe notionnelle en psychomécanique du langage ».        <br />
        « La notion de mécanisme compensatoire en grammaire de l’ancien français »,       <br />
       « La diachronie entre théorie et empiricité »       <br />
       « De la double représentation du subjonctif présent en psychomécanique »        <br />
       « La &quot;compensation morphémique&quot; en microsémantique guillaumienne »       <br />
       « Flexion nominale et flexion pronominale en ancien et moyen français » etc etc...des articles similaires, il en a produit des dizaines.        <br />
              <br />
       Bien sûr on chercherait en vain dans sa bibliographie un article indiquant un engagement quelconque dans le catholicisme.          <br />
       http://www.sens-et-texte.paris4.sorbonne.fr/spip.php?article16       <br />
              <br />
       Ce professeur, qui avec plusieurs de ses collègues a transformé la Sorbonne en mouroir de l'esprit, va maintenant sévir à l'Institut Catholique en tant que Doyen, dans une discipline pour laquelle il n'a démontré aucune compétence particulière. Vu son âge, il est là-bas pour au moins quinze ans. Va-t-il y arborer sa magnifique cravate hawaïenne, couleur pisse de chameau, à faire flipper l'imam le plus fanatique ? Nous le saurons bientôt...       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <img src="http://ecx.images-amazon.com/images/I/412DVZ11Z5L._SS500_.jpg">
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <photo:imgsrc>https://www.sombreval.com/photo/art/imagette/837783-1026537.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.sombreval.com/Haro-sur-l-Institut-Catholique_a653.html</link>
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   <title>Messe tradi à Nanterre : leader dans sa catégorie (Nelly)</title>
   <pubDate>Mon, 13 Feb 2006 00:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>z_igou@yahoo.com</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Après le battage médiatique de la messe inaugurale à ND des Fontenelles, à Nanterre, le premier dimanche de l’avent, où le ban et l’arrière-ban du tradiland local s’étaient manifestés et représentés, j’ai voulu aller constater si l’élan original était toujours perceptible dans un contexte plus… banal, disons une messe d’un dimanche où il fait froid.     <div><b>Une des meilleures messes tradi-paroissiales</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.sombreval.com/photo/art/default/298274-371543.jpg?v=1289407177" alt="Messe tradi à Nanterre : leader dans sa catégorie (Nelly)" title="Messe tradi à Nanterre : leader dans sa catégorie (Nelly)" />
     </div>
     <div>
      Il y a plusieurs catégories de messes tradi dans le monde. Il y a les messes des monastères, qui sont parfaites ; il y a les messes de la Fraternité St Pie X, qui sont des clones ; il y a les messes de la Mitteleuropa où on semble n’avoir jamais connu les déconnades liturgiques (ceci comprend St Bernard à Strasbourg) ; il y a même un peu les messes parisiennes, plus artistes que les autres. Si l’on fait abstraction de toutes ces catégories, la messe de Nanterre est une des meilleures auxquelles j’ai assisté.       <br />
       	Répétons-le : la messe de Nanterre est une des meilleures messes paroissiales relevant de la juridiction épiscopale que j’aie jamais vu en France.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le décor</b></div>
     <div>
      Le quartier est OK ; pavillionnaire un peu vieux, semble calme. Facilité de parking : OK.       <br />
       Eglise : du néo-roman construit sans doute par des amateurs de renouveau liturgique dans les années, euh, 30 ? 50 ? pas plus vieux en tout cas. Sans doute 30. L’architecture est très « renouveau liturgique » ethousiaste mais un peu maladroite ; des frises « à la romane », en bas-reliefs, courent au-dessus des piliers. Les chapiteaux, stylisés, le sont dans un esprit roman. Pour donner une idée, Ste Marie des Fontenelles ressemble à ce que serait le Barroux s’il n’avait pas été dessiné par des traditionalistes.       <br />
       	Il y a un christ dans l’abside mais pas de croix ; on dirait un crucifix stylisé, glorieux, où manquerait la croix. Le mobilier liturgique est sobre et élégant. Un énorme tabernacle dont la décoration imite telle châsse à reliques qui figurerait bien dans le trésor de Conques, se trouve au fond.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le contrôle épiscopal</b></div>
     <div>
      L’emprise du diocèse est marquée. Les feuilles de chant portent en tête : diocèse de Nanterre – Comission Ecclesia Dei. Les noms des quatre ou cinq prêtres desservants sont mentionnés en fin de feuille. L’un d’eux arpente la nef, en soutane. Les enfants de chœur, quatre plus un cérémoniaire, sont en soutanes rouges et surplis.       <br />
       	Une citation dit « puisque ces événements nous dépassent, feignons d’en être les organisateurs ». Je ne sais pas si la demande pour une messe tradie est si débordante que cela, à considérer la nef pas comble. Il est en revanche certain que Mgr Daucourt a souhaité organiser « ces événements » et à la faire de manière irréprochable. Quitte à avoir la mainmise épiscopale (ce qui ne plait jamais aux tradis, quoi qu’ils puissent prétendre), autant que ce ne soit pas misérable. C’est réussi : belle église, du personnel, chœur aménagé, tout cela est clean, sent le propre et le neuf ; l’évéché ne veut pas traiter les tradis en parents pauvres ni contre leurs tendances. Après tout, les prêtres sont diocésains et pas tenus de porter la soutane. Comme dans d’autres endroits que je connais, ou pourrait sortir une table de la sacristie pour servir d’autel ; ou habiller les servants de « robes de chambre » (Zabou, pas frapper).       <br />
              <br />
       En un mot comme en cent, l’affreux méchant évêque semble étonamment bienveillant.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les people</b></div>
     <div>
      Curieusement, d’ailleurs, les fidèles n’ont pas l’air tradi. Est-ce lié ? Très possible. J’ai cherché en vain les scouts à poil ras, les jeunes hommes en culotte de cheval (véridique : ND du Lys, 1999), les vétérans de la milice raie sur le côté pardessus bleu marine et cheveux plaqués, les agents des RG (même profil mais imper mastic), les chevaliers en cape noire brodée, les familles nombreuses se reproduisant par portées, RIEN de tout cela.       <br />
              <br />
       Je ne puis m’empêcher de songer à une autre série de fidèles, ceux qui vont à Triors. Triors est trop loin de Grenoble, trop loin de Lyon, trop froid, trop latin, trop grégorien. Bref, aucun tradi digne de ce nom n’y va, sauf si on lui promet de la mître. Et encore, de la mître non-diocésaine ; la crosse de hockey de Mgr Marchand a laissé des mauvais souvenirs. Du coup, ne vont à Triors que les gens des environs, de Romans, de Valence, avec une sensibilité plus grégorienne et contemplative que la moyenne du tradi de base. Je me demande si ND des Fontenelles ne serait pas atteinte par un phénomène semblable : fréquentation locale surtout.        <br />
              <br />
       Si c’était le cas, il faudrait généraliser à d’autres paroisses du diocèse ; la fréquentation locale est souhaitable ; devenir un nid à tradis, ce qui inquiétait sans doute l’évêché, ne risque pas de se réaliser. Je connais d’ailleurs quelques monastères « Paul VI » fort conservateurs, qui se cantonnent à ce rite pour ne pas devenir, justement, des nids à tradis. Mais je m’égare…       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La cérémonie</b></div>
     <div>
      Le déroulement le la cérémonie était bon ; les servants semblent encore un peu inexpérimentés. Le célébrant s’applique visiblement (mais n’embrasse pas l’autel avant le dominus vobiscum ?) Le sermon est ad hoc (ce n’est donc pas un recyclage de l’homélie des autres messes du dimanche) et délivré avec feu. Contrairement à St André de Grenoble, on ne fait pas la septuagésime en vert et on n’y chante pas le gloria…       <br />
              <br />
       	Quelques points à améliorer : le célébrant mélange les tons anciens férial et festif pour les oraisons. Du grand art involontaire ! La préface est l’objet d’improvisations similaires quoique moins maîtrisées. Il faut travailler cela. L’un des servants, de même, se croit obligé de faire cette petite gymnastique avec le voile du calice qui, à la postcommunion, a pour but de n’en pas montrer la doublure. Mais il n’y a pas de doublure ! Quiconque, d’ailleurs, saura m’expliquer la raison et la nécessité de ce rite étrange aura toute ma reconnaissance.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les cantiques : on peut tomber plus bas mais ce n’est pas souhaitable</b></div>
     <div>
      Le point faible, c’est la musique et tout particulièrement la chorale. Comme d’habitude, soupirent les connaisseurs.       <br />
       Le choix des cantiques, tout d’abord. Si le propre grégorien et l’ordinaire sont chantés (graduel et trait en psalmodie seulement) – et c’est bien –, le choix des cantiques en français reste contestable. Un cantique à l’esprit saint pour la procession d’entrée du dimanche de la septuagésime, c’est inattendu et inopportun. Le chant de la promesse pour la communion, cela sent la facilité et le goût limite limite. La plume du Père Sevin s’est vite fatiguée, rime après rime. (« ta loi a sur nous-mêmes / un droit sacré / je suis faible, tu m’aimes / je maintiendrai » : le fond est louable et saluable mais cela ne permet pas tout). De même, « nous voulons Dieu » fait partie de cette bordée de cantiques qu’on dirait écrit pour une fanfare de clairons. N’y a-t-il pas mieux dans le répertoire ?       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L’orgue : mmmh…. certes… oui…  </b></div>
     <div>
      	L’orgue, ensuite. L’accompagnement de l’introit était étrange : l’antienne a capella, puis le psaume cum organo. Hélas, l’organiste ne semblait pas en mesure de bien entendre la teneur du verset, et tapotait toutes les notes peu discrètement pour savoir laquelle s’accordait bien avec ce que la chorale chantait. Il crut la trouver, n’entendit pas qu’elle était un demi-ton à côté. Beaux frottements non voulus pas le compositeur… Quelle idée aussi d’accompagner juste le verset ! Si la chorale est capable de chanter « circumdederunt me » toute seule, elle peut bien chanter le reste dans la foulée sans le soutien d’un instrument !       <br />
       	C’est d’autant plus vrai que l’accompagnement des autres pièces (le kyriale) était tellement tonal, tellement chargé, qu’on se surprenait à souhaiter que l’organiste épurât son jeu ou se bornât à jouer quelques pièces (telle cet extrait de l’Orgelbüchlein après l’élévation) qui auraient pu agréablement remplacer des cantiques francophones peu brillants.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La chorale : beaucoup de travail reste à faire</b></div>
     <div>
      	La chorale, enfin. Je ne veux pas diminuer son mérite : quelques mois après le lancement de cette messe, elle est capable de chanter l’introit, la communion et le kyriale toutes les semaines. L’exemple d’autres paroisses montre que l’intégralité du propre n’est pas une chimère. Je ne recommande pas de viser cela tout de suite. La chorale, dans l’état, est inexpérimentée ; elle sait aligner les bonnes notes et le bon rythme, ou plutôt la bonne « mesure » des pièces qu’elle chante. C’est au détriment de tout le reste.       <br />
       	Ne prenez pas cela comme de la cruauté ou de la perfidie, de la part d’un ayatollah grégorien : le niveau de la chorale est celui d’un ordinateur ou d’une machine à coudre. Les bonnes notes dans le bon ordre, et un respect à la lettre de la méthode de Dom Mocquereau. En trois mois, c’est pas mal ; peut-être y a-t-il des vétérans d’autres chorales ? Mais on peut faire mieux ; et il faut vouloir faire mieux.       <br />
       	La première amélioration est à chercher dans l’articulation. On vante le fondu des timbres des voix de Solesmes ; cela ne veut pas dire qu’il faille atteindre le fondu des syllabes à Nanterre ! Les mots doivent être absolument intelligibles, articulés ; se courber sur la note juste, le rythme juste, ne doit pas faire disparaître ni voyelles ni consolles. « gemitus mortis » doit sonner comme « gggemmitusss morrrtiss », pas comme « émitou o’ti ». Marquez les accents toniques. « dolOres inFERni » et le reste. Mordez dans les mots. Cela semble outré ? dans la nef, cela semblera juste. Que vos A soient des A, vos I des I.       <br />
       	Deuxième amélioration, plus difficile : le sens du mot. Le grégorien, c’est du latin chanté. Il faut qu’un latiniste comprenne ce que vous dites, o choristes. A la sexagésime, on chantera « et ne repellas in finem » à l’introït, avec le « in » qui commence au levé. La tyrannie des ictus ne doit pas empêcher de chanter « repellas * in » et pas « repella * sin » comme on l’entend trop souvent – quand on l’entend. L’intelligibilité des mots a le privilège de perturber la férule des ictus, de les retarder ad libitum : le mot latin figure dans les manuscrits grégoriens, l’ictus n’y est pas. Place au plus ancien.       <br />
       	Il en est de même pour les passages récités : « et in tribulatione mea », introit de la septuagésime : toutes ces syllabes ne durent pas exactement le même temps. Il faut faire sentir le mot, « tribulatione » avec son élan vers l’accent, et éviter de marteler TRI-bu-LA-ti-O-ne de façon isochrone.       <br />
       	Je suggère donc de ne pas chercher à chanter le graduel, ou le trait ou l’alleluia pour le moment mais de se concentrer sur l’excellence de l’interprétation des pièces déjà chantées : de meilleurs introïts, de meilleures communions, un meilleur kyriale. Ce dernier est peut être le bon terrain pour commencer à s’améliorer. Ayez votre 800 sous les yeux lorsque vous chantez ce que vous savez par cœur car en certains endroits vous ne chantez pas ce qui est écrit, vous pointez des notes qui ne le sont pas. Apprenez d’autres kyriales, le 4, le 12, ceux des temps spéciaux (le 17 pour le carême, le 1 pour Pâques, le 9 pour les fêtes de la Ste Vierge). Apprenez le credo 1. Travaillez à interpréter parfaitement ce qui est imprimé, à répondre au doigt et à l’œil aux gestes du chef. Travaillez l’articulation, la prononciation, la clarté du texte ; c’est possible de le faire sur toutes ces pièces. Ensuite, après six mois, passez aux introïts.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>En conclusion : ondes positives ; une chance pour l’Eglise</b></div>
     <div>
      Voici donc trois mois que la première messe légitime selon le rit de 62 a été dite. Je m’attendais à trouver quelque chose de plus terne, de plus ronronnant, de plus identitaire ; j’ai été agréablement surpris par à peu près tout. Si tous les diocèses faisaient ce que celui de Nanterre a fait là, nous aurions peut être des tradis heureux en France, du moins satisfaits dans leurs revendications les plus emblématiques. Nous aurions ainsi une contestation bien affaiblie – et la contestation n’est pas bonne dans l’Eglise.        <br />
       Il faut souhaiter que cette année concédée ad experimentum soit positive et renouvelée ad libitum, ne serait-ce que pour ne pas décevoir ceux qui s’y sont manifestement investis (il y a bien une maman qui a du faire les soutanes, non ?). Il faut souhaiter que la bénignité d’une telle messe, si elle est authentique, brille suffisamment pour convaincre l’évêque que ce bon arbre porte de bon fruits, pour témoigner qu’une cohabitation avec le rit de St Pie V ne débouche pas sur une guerre perpétuelle. Il faut espérer que cette première graine en annonce d’autres. Je suis pour ma part convaincu que les aspects négatifs de tradiland, voire tradiland même, peuvent être effacés par une concession ample de messes « st pie V » au bénéfices de communautés paroissiales locales. Au pire on diluera les esprits chagrins dans le nombre, ou on les fera fuir par le côté « paroissial » (il est vital, à cet égard, de ne pas concéder de « catéchisme tradi » pour cette raison) ; au mieux le diocèse et l’Eglise toute entière y gagneront des fidèles zélés, des vocations même – et tout sera pour le mieux.       <br />
              <br />
       Je rêve ? Je vis à disneyland ? Peut-être ! Mais j’ai eu la rare impression que la messe tradi de Nanterre, au contraire de nombre d’autres, était assez dépourvue d’esprit de critique ou d’obstination adversaire. C’est une chance pour les « parties » de s’apprivoiser, une chance unique dans un contexte de « dégel » comme on n’en a jamais vu au Vatican. Il serait opportun, avisé et charitable de saisir l’occasion et de tenter d’en tirer du bien, d’un côté comme de l’autre.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.sombreval.com/Messe-tradi-a-Nanterre-leader-dans-sa-categorie-Nelly_a550.html</link>
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   <title>Nelly contre les chasseurs de Gnose (Couvert, Ploncard d'Assac, de Lassus)</title>
   <pubDate>Sat, 25 Sep 2004 00:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Nelly Achlaw</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Recensions de Nelly]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.sombreval.com/photo/art/default/96089-137670.jpg?v=1289407243" alt="Nelly contre les chasseurs de Gnose (Couvert, Ploncard d'Assac, de Lassus)" title="Nelly contre les chasseurs de Gnose (Couvert, Ploncard d'Assac, de Lassus)" />
     </div>
     <div>
      Notre amie Nelly a assisté en avril 2003 à une série de conférences sur la Gnose, la « clef » de la crise actuelle de la Fraternité Saint Pie X. Vous n'êtes pas sans savoir que Philippe Ploncard d'Assac dénonce depuis longtemps déjà à l'intérieur de la Fraternité un « clan gnostique » regroupant les abbé Laguérie, Celier et Tanoüarn, principaux instigateurs de la « pénétration gnostique crypto-maçonnique » dans le milieu traditionaliste (source : le Figaro).          <br />
       Le compte rendu de ces conférences a été diffusé une première fois sur le FC. Le temps a passé. La crise de la Fraternité bat aujourd'hui son plein, offrant à des inquisiteurs de foire, à des chasseurs de gnostiques auto proclamés et autodidactes, une tribune qu'ils ne méritent pas. Il est clair que nous assistons en ce moment à ce que Léon Bloy appelait &quot;une crue extraordinaire de bêtise&quot;. La Fraternité se laissera-t-elle submerger ?       <br />
       Ce texte de Nelly, savoureux et très informatif, mérite une nouvelle publication. Il fait suite à son exposé sur les méfaits de <a class="link" href="http://www.webzinemaker.net/sombreval/index.php3?action=page&amp;id_art=74650">la Société Barruel</a> et sa recension de <a class="link" href="http://www.webzinemaker.net/sombreval/index.php3?action=page&amp;id_art=78885">la paille et le sycomore</a> et vient donc conclure en beauté sa <span style="font-style:italic">trilogie gnostique</span>...
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Trio de conférences de l’AFS (et consorts) sur la gnose et sa pénétration dans le milieu catholique.</b></div>
     <div>
      Le lieu : une salle au sous-sol d'un centre de conférences un peu tristounet. Pas de buvette ! C'est beaucoup demander à des participants altérés, qui ne pourront s'abreuver malgré la présence dans le quartier de Findi, de la Fermette, du Pershing Hall ou du Man Ray (probablement fermé à cette heure-là).       <br />
              <br />
       Trois conférences prévues au programme : une sur la gnose <span style="font-style:italic">per se</span>, une autre sur la gnose chrétienne, une enfin sur la &quot;pénétration ésotérico-gnostiques dans le milieu de la droite nationale et catholique&quot;        <br />
              <br />
       Le public : relativement âgé voire décati ; quelques jeunes qui ont une tête à poster des propos non consensuels sur le forum. La classe d'âge 30-50 n'est quasiment pas représentée. Le milieu semble aisé, ou tout le moins habillé correctement.       <br />
              <br />
       Etienne Couvert commence ; pour un lecteur de ses livres, la chanson est familière. La gnose est partout (« je la vois partout où elle est », dit l'intéressé). Intégration de son propos sur les manuscrits de la mer morte dans le reste (les trois livres « la gnose », « la gnose est partout », « elle est même là où vous ne pensez pas la trouver »). Etienne Couvert parle sans notes, est pédagogue, intéressant. Sa passion de communiquer va jusqu'à raconter que l'abbé Carmignac avait traité ses travaux d' « extravagances », ce qui jette un doute sur la qualité d'iceux. De fait, pour en juger, il faut lire St Irénée, Clément (que le bon M. Couvert appelle toujours en se fourchant la langue « St Clément ») d'Alexandrie et nombre d'ouvrages patristiques, paléographiques, et érudits en général. Etienne Couvert nous en présente son « digest » ; il est si atypique qu'on a le droit de ne pas acquiescer.       <br />
       Point positif : le personnage, que je suis depuis longtemps, est bien moins allumé ou excité que ses livres le laissent paraître. En fait,il semble même un tranquille adhérent de son AFC locale.       <br />
       Autre point positif : pour la première fois, j'entends une explication sensée de l'interprétation du « ne nos inducas » et de ce qu'il veut dire.       <br />
       Point négatif : depuis qu'il a écrit ses livres, il y a dix ans et plus, Etienne Couvert n'a rien changé, rien ajouté, rien retranché à son propos. Les références sont les mêmes qu'il y a longtemps, celles à Eiseman et Wise se trouvent déjà dans son quatrième opus. C'est comme s'il avait cessé de rechercher et vivait sur ses acquis. Comme s'il ne se remettait pas en question.       <br />
              <br />
       A propos de questions, vient une séance croquignolette, où un auditeur n'avait pas saisi que tous les manuscrits murés n'étaient pas gnostiques (moi non plus, à vrai dire) ; et où un autre auditeur fort imposant, se lançant sur le « ne nos inducas », finissait par dire à plein poumons que la traduction du Pater l'irritait profondément. Il braillait comme un goret, le digne auditeur, et eût Mgr Lustiger été là, je n'aurais pas donné cher de sa calotte.       <br />
       	Bravo, cher ami, vous avez bien mérité du mouvement tradi pour avoir amélioré son image de marque.       <br />
              <br />
       Vient Arnaud de Lassus. Lassus est un vétéran des conférences ; je projetais quelques-unes d'entre elles lorsque je m'occupais d'un cercle Ictus/AFS. Si Couvert séduit par son propos captivant, Arnaud de Lassus fascine par son apparence de rigueur. Le tradi de base, une fois sa prose inoculée, n'a envie que de courir chez son évêque et de lui montrer (sans notes !) combien il a tort.       <br />
       	Arnaud de Lassus montre donc, ou tente de montrer, l'infiltration de la gnose dans le christianisme. Un petit coup de Luther, qui aurait eu comme blason une rose et une croix ; et un grand coup de Jean Borella, bête noire des chasseurs d'ésotéristes, sans oublier les classiques rappels sur René Guénon.       <br />
       	Le problème, c'est qu'Arnaud de Lassus ne cite jamais ses témoins à charge. Le blason de Luther n'est pas tiré de quelque oeuvre d'historien, mais d'un pamphlet de Pierre Virion. L'oeuvre de René Guénon est présentée à travers la lecture qu'en a donné Jean Vaquié dans quelques numéros de <span style="font-style:italic">Lecture et Tradition</span> ; tout ce que dit Lassus de Guénon se retrouve dans les textes de Vaquié ; et tout ce que n'en dit pas Vaquié, Lassus ne le dit pas non plus. Quant à Jean Borella, il est traité de la même manière : c'est comme s'il n'avait écrit que « la charité profanée », et comme s'il n'en fallait penser ce qu'en pensait le cercle Barruel à l'époque où il publiait sa revue, qui fait passer la RISS de Mgr Jouin pour une aimable plaisanterie d'écolier. Michel Michel, l'un des tradis les plus intelligents et clairvoyants de Grenoble sera ravi d'apprendre, s'il ne le sait déjà, que son nom figure sur un transparent au milieu de ceux d'autres « méchants » d'envergure très inégale, Borella, Jean Hani et autres.       <br />
       	Nos liseurs ne savent pas forcément ce qu'est le cercle Barruel. Il prend son nom de l'abbé Barruel et de ses « mémoires pour servir à l'histoire du jacobinisme » qui sont un bréviaire du tradi contre la Franc-Maçonnerie et le courant initiatique.Le cercle Barruel est une société auprès de laquelle le Sodalitium Pianum fait figure de groupe de gauche ; fondé par quelques lyonnais (qui semblent n'avoir pas grand-chose à voir avec les éditions Barruel en ligne sur le net), il publie un bulletin copieux et broché au début des années 90. 25 numéros environ paraîtront ; les numéros 1 à 18 sont très rares, le stock ayant été détruit dans un incendie. On trouve dans ce bulletin les textes d'Etienne Couvert, avant leur publication en livre par Chiré, une étude sur la puissance subversive du surréalisme, et d'autres. La société Barruel apparaît comme un cercle d'érudits qui débusquent sans ménagements la révolution, la maçonnerie, et la subversion en général, partout où ils pensent la trouver. La figure saillante dudit cercle est Jean Vaquié. Doué d'un réel talent littéraire et d'un don pour les synthèses saisissantes, Jean Vaquié a une approche surnaturelle de la « révolution » dans laquelle il voit plus que d'autres le démon à l'oeuvre. Il est l'auteur d'un traité de démonologie, d'un compendium de révélations privées (pas infaillible et variant suivant les éditions...), et de textes de synthèse faisant le point sur la percée de la subversion dans le catholicisme.       <br />
       	Que l'on me comprenne bien : à la différence d'un Coston, Jean Vaquié ne s'intéresse absolument pas à la politique ; c'est un mystique ; son « unum necessarium », c'est le combat surnaturel sur lequel il se focalise au point d'en oublier le vrai « unum necessarium », la vie divine dans le coeur des hommes. En le lisant, on sent le souffle du passage des ailes des anges, prêts pour l'armageddon. C'est grisant, galvanisant, mais aussi terriblement dangereux. « Réflexions sur l'ennemi et la manoeuvre » et autres sont le bréviaire parfait du réactionnaire mystique, au point qu'on s'étonne qu'ils n'aient pas été plus largement diffusés ; peut-être le mysticisme même de Jean Vaquié repoussait-il ? Dans une autre série d'articles, toujours disponibles en tirés à part de « Lecture et Tradition », il s'en prend à Guénon et à l'esotérisme chrétien, en assurant à ce dernier une copieuse publicité. L'ésotérisme chrétien, dont la plupart des lecteurs ne savaient rien avant lui est, pour JV, THE ennemy. On bénéficie donc d'une analyse savante de Guénon, et d'une réfutation à lire ses articles.       <br />
       	Le grand oeuvre de Jean Vaquié, qui poursuivait sa marotte, est un catalogue des auteurs de l'ésotérisme chrétien. J'ai eu accès à une version de travail en deux volumes, avec photocopies des passages des livres incriminés ; le public tradi n'a connu, au mieux qu'un double numéro du bulletin de la société Barruel qui en reprenait la substance. Jean Vaquié y a choisi sa tête de turc : Jean Borella, universitaire nancéen, connaissant un relatif succès avec « la charité profanée » au début des années 80, puis quelques autres.       <br />
       	Au milieu des années 90, quelques mois avant sa mort, JV synthétisera à nouveau ses thèmes favoris dans une brochure de l'AFS.       <br />
       	Maître à penser d'une fraction « spi » de la droite catho-facho, il aura aussi publié en 73 « la révolution liturgique », violente attaque anti-Vatican 2 (Chiré, épuisé), et sélectionné de façon tendancieuse des extraits des « Institutions liturgiques » de Dom Guéranger, faisant apparaître le fondateur de Solesmes comme un ennemi de Vatican 2 avant l'heure, ce qui est un peu fort de roquefort. Il ira jusqu'à baser un de ses articles sur un jeu de mots : « concilium malignantium obsedit me » lui donne l'idée de considérer que le psaume 21 prédit le concile Vatican 2, et non la passion du Christ. Ou plutôt que les deux, eh bien c'est pareil.       <br />
       	Tel est donc Jean Vaquié : fulgurant, fascinant, obsédé par la gnose qu'il combat, plein de bon sens réac, et en plein dans le panneau à la fois.       <br />
              <br />
       Revenons-en à Lassus. Il a lu Vaquié, c'est sûr. A-t-il lu Guénon ? Il ne le cite aucunement. A-t-il lu Borella ? Il ne le cite pas plus, les seuls extraits mentionnés ne sont guère compromettants, le graphique avec la rose et la croix sort du dictionnaire de Vaquié. A-t-il trouvé tout seul le blason de Luther ? Non, il le pompe chez Virion.       <br />
       	J'avais en mon temps trouvé dans une bibliothèque d'institution religieuse au-dessus de tout soupçon « la charité profanée » de Jean Borella. J'en avais avisé le supérieur qui, après un mouvement d'humeur, avait accepté de jeter un oeil sur le dictionnaire de Vaquié, en était revenu un peu ébranlé, et avait fait jouer d'autres circuits pour recouper mes dires. J'en avais retenu que Jean Borella, sous l'influence d'autres personnes, avait effectivement écrit des sottises, mais qu'il en était revenu et semblait fréquentable. C'était en 1995. Je suis étonnée de voir qu'en 2003, Lassus et ses sbires en appellent toujours à la Charité Profanée (de 1983) et ne soufflent pas un mot des livres plus récents. Dois-je en déduire que, pas plus que la « Charité Profanée », les censeurs de l'AFS n'ont lu les autres livres ? Je le déduis sans problème.       <br />
       	Voilà bien le problème de la conférence de Lassus (qui lui aussi semble plus modéré que ses écrits) : on se base sur les livres des copains, on tire toute sa science de l'ésotérisme de Vaquié, on ne retient de Borella que ce qu'il a écrit il y a vingt ans, on apprend des dictionnaires par coeur et puis on vit sur ses acquis. Ce n'est pas très honnête !       <br />
              <br />
       Une question marrante à la fin, d'un auditeur torturé par une croix tridimensionnelle vue lors d'une messe papale et qu'il interprète comme un symbole gnostique. (de fait, l'une des plaquettes de Vaquié, à côté de l'androgyne, fait figurer en bonne place le « repère orthonormé » et les sphères comme des symboles gnostiques). La gnose au Vatican ? Lassus freine des quatre fers, ne se souvient plus de l'article, et concède que les symboles ont un sens qui peut être bon ou mauvais. La rose, cela peut être Notre-Dame. Et vlan, tout s'effondre : la rose de Luther, celle du schéma de Borella sont peut être... gentilles...       <br />
              <br />
       Bref, si Lassus lit quelque chose en dehors des brochures de l'AFS, qu'il me le fasse savoir.       <br />
              <br />
       Venons-en à la troisième conférence. Oui, il n'y a pas eu de question sur la « Rose de Notre-Dame », aussi curieux que cela puisse paraître, et le gros monsieur très agité du « ne nos inducas » ne s'est pas manifesté.       <br />
              <br />
       La troisième conférence, de Philippe Ploncard d'Assac, m'a fait froid dans le dos. Ploncard donne des noms, « en toute charité » mais on sent qu'il leur couperait bien la tête « en toute charité » s'il le pouvait. Qui donc infecte de sa gnose le milieu catho ? Borella et consorts, on ne s'en étonne même plus. En revanche, on saute en l'air lorsque les noms des abbés de Tanouarn et Célier sont prononcés ; et que le réquisitoire se dirige aussi vite vers Radio Courtoisie. Voilà, comme on me le soufflait à l'oreille, des gens qui doivent être quelques milliers dans toute la France, et qui se divisent.       <br />
       	L'abbé Célier était pour moi un abbé lefevriste standard, un peu triste sire, faisant des messes lefevristes stéréotypées comme elles le sont dans la plupart des prieurés français, et ayant écrit un petit opus sur la nécessité de philosopher, il y a huit ans. Erreur ! C'est un suppôt de la gnose ! Un malfaisant qui a mis la main sur les douze mille revues de la Fraternité et qui leur fait imprimer des erreurs sur papier glacé ! L'abbé de Tanouarn, sur lequel je n'entends que des louanges par ailleurs, est logé à même enseigne, et pas épargné non plus. « Le poisson pourrit par la tête », et la tête bicéphale et pourrie, par ses revues, propage son venin. Cela m'a semblé bien anodin, comme venin ; mais c'est assez pour certains paroissiens pour dénoncer un abbé qui tranche sur le lot à sa hiérarchie. L'abbé fait la grâce à Ploncard de répondre à ses lettres ; c'est pour que Ploncard puisse mieux le confondre devant l'assemblée des justes, euh, je veux dire, de l'AFS.       <br />
       	Nous avons droit aussi à un chapitre sur le GRECE (organisation qui intéresse 150 personnes en France, donc très dangereuse) et sur le club de l'Horloge (très très méchant aussi). Puis sur Radio Courtoisie où Ploncard se demande naïvement pourquoi une radio amie ne veut plus l'entendre dire à l'antenne ses catilinaires. Pour préserver l'unité de la droite nationale, peut-être ? Du coup la pauvre radio est trainée dans la boue ; on ne laisse plus parler que le MNR, les « gaullistes historiques » et les gnostiques. La librairie St Nicolas, rebaptisée, refuse ses livres, bref c'est l'ostracisme. Monde et Vie vient de tomber aux mains de l'ennemi (silence atterré dans la salle). Ploncard ne semble pas se douter que son attitude de Fouquier-Tinville y est pour quelque chose.       <br />
              <br />
       Je vous laisse, amis lecteurs, cogiter un peu sur la situation de la Fraternité St Pie X. La division est portée sur la place publique ; il ne faudra pas de lettre des Seize convenablement divulguée cette fois-ci. Nous avons une faille ; nous y avons un doux dingue, Mgr Williamson ; nous avons des fidèles prêts à se rebeller contre leurs clercs à l'appel de l'AFS ; nous avons une situation canonique instable ; nous avons Rome qui tend la main comme jamais. Comment la Fraternité pourrait-elle rester entière dans ce jeu de pressions ?       <br />
       	Mais si elle éclate en miettes, qui seule pourra ramasser les miettes et les réintégrer dans l'Eglise ?       <br />
              <br />
       Fin de la parenthèse. Revenons à Fouquier-Tinville et ses plaintes. S'il n'y avait que cela ! Mais il y a aussi l'antisémitisme le plus bas. Pour éviter la loi Gayssot, on n'accuse plus, on pose des questions, on fait dans le sous-entendu visqueux. La franc maçonnerie serait la « synagogue de Satan » ? « Cela indique d'où elle vient », dit Ploncard. Suivez mon regard : de l'enfer, et puis de... Quelques « à qui cela profite-t-il » en rajoutent ; le niveau de propagande est tel qu'on se croirait revenu à Vichy, dont Ploncard semble un admirateur éperdu. On ressort donc, en guise de délation, le passé des uns et des autres, Beketch y passe, Emmanuel Ratier de même et... vous ne me croirez pas, amis lecteurs... Monseigneur Lefebvre lui-même n'y échappe pas ; il est dit à un moment, confidence du fils de la concierge de la cousine de Mgr, que le digne prélat a toujours été très indulgent envers les Fils de la Veuve. Boum ! A qui peut-on se fier ?       <br />
       	       <br />
       Ploncard n'est pas un bon orateur, il parle presque sans faire de plan. Mais c'est un bateleur : avant chaque citation à scandale, il fait sa petite précaution oratoire ; il va jusqu'à citer Ovidie (Ovidie, merde !) pour prouver la nocivité du GRECE ; il accumule les délations, jusqu'aux plus grosses ; il se pose en victime ; il traîne dans sa chute quelques soutanes ; conchie les juifs, les maçons, la « démocratie plouto-mondialiste », et j'en passe.       <br />
              <br />
       Qu'avons-nous sous les yeux ? Non pas un catholique défendant son Eglise mais un nostalgique de Vichy et des proscriptions, qui veut revenir à ce temps où il avait de l'audience. Il se croit catholique avant tout, nationaliste, défenseur de la restauration monarchique alors qu'il n'est qu'un produit de la folie des années 20 et d'une conception de la patrie qui est née à Valmy, non à Azincourt ; d'un régime et d'idées qui se sont fait une gloire de collaborer avec l'Allemand et n'ont rien relevé en France comme ils le prétendaient. D'idées qui, comme il y a 80 ans, décrètent que tous les maux du pays viennent du juif et du maçon, et qui verrait d'un oeil heureux les persécutions reprendre.       <br />
              <br />
       Il y a deux camps dans le mouvement tradi : le camp des adorateurs en esprit et en vérité ; et le camp des fanatiques. Il est temps de séparer l'un de l'autre, de réintégrer pleinement le premier dans l'Eglise, et de laisser le second dans les ténèbres extérieures.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.sombreval.com/Nelly-contre-les-chasseurs-de-Gnose-Couvert-Ploncard-d-Assac-de-Lassus_a181.html</link>
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   <title>Le moderniste du jour</title>
   <pubDate>Thu, 06 May 2004 00:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Sombreval</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
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      <img src="https://www.sombreval.com/photo/art/default/96065-137639.jpg?v=1289407242" alt="Le moderniste du jour" title="Le moderniste du jour" />
     </div>
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      Le père Jean-Paul Cazes sévit dans le diocèse de Nanterre, terrain d'élection du &quot;vivre ensemble&quot; dont sont exclus depuis plus de trente ans des milliers de catholiques attachés à la liturgique traditionnelle. Curé doyen de Rueil-Malmaison, le père Cazes est le prototype du moderniste. Sa cause à lui c'est l'Amour ( « la souffrance n'est pas rédemptrice martèle-t-il lors de ses sermons lénifiants, l'Amour seul est rédempteur »...). Dans la feuille paroissiale qu'il dirige, <span style="font-style:italic">Pipau</span>, il aborde les questions théologiques et liturgiques sous un angle humoristique.        <br />
       Et autant vous prévenir tout de suite : son humour est décapant. Sa pensée théologique est condensée dans un livre qui vient de sortir aux éditions Publibook. : <span style="font-style:italic">Dieu est Humour</span>, ed Publibook) : <a class="link" href="http://www.publibook.com/librairies/publibook/ouvrages.php?id=1791">J'achète tout de suite</a>       <br />
        Toujours sur le registre humoristique, son texte sur les gestes de la communion vaut son pesant d'or. Il s'agit d'un dialogue entre un paroissien rétro et Pipau, le « néo-liturge&quot;, traumatisé par des léchages de doigt inopinés.           <br />
              <br />
       <span class="u">Paroissien</span>  : Je voudrais en venir maintenant à certains gestes, en particulier à ceux qui tournent autour de la communion.        <br />
       <b>Pipau</b> (Le père Caze, pipoteur attitré du doyenné de Rueil-Malmaison) : Lesquels ?        <br />
       <span class="u">Paroissien</span> : D'abord, le simple geste d'accueillir l'hostie consacrée.        <br />
       <b>Pipau</b> : Et que voulez-vous savoir ?       <br />
       <span class="u">Paroissien</span> : Eh bien comment il faut s'y prendre. Certains communient sur la langue, d'autres, dans la main. Mais même ceux-là ont des façons de faire différentes : certains tendent la main et l'ouvrent pour recevoir l'hostie; d'autres prennent l'hostie des mains du prêtre. Ceux qui l'ont reçue se partagent en deux : certains utilisent la main inférieure pour saisir l'hostie et la porter à leurs lèvres; d'autres laissent l'hostie dans leur main et y portent directement la bouche. Il y a aussi le moment de manger l'hostie. Pas de problème pour ceux qui la reçoivent sur les lèvres; par contre, certains de ceux qui la reçoivent dans la main la prennent, s'en vont avec et, chemin faisant, en revenant à leur place, la portent à la bouche et s'en reviennent s'asseoir en la mâchonnant. Devant toutes ces façons de procéder, j'avoue être tenté de reprendre l'ancienne manière de faire, c'est à dire la communion directement sur les lèvres         <br />
       <b>Pipau le finaud</b> : A ceci près que la plus antique manière de faire est la communion dans la main, et non sur les lèvres.        <br />
       <span class="u">Paroissien, ignare</span> : Ah, tiens ! Je n'imaginais pas cela !        <br />
       <b>Pipau</b> : Et pourtant, ce sont les Pères de l' Eglise - les théologiens des premiers siècles de l' Eglise - qui indiquent comment procéder : mettre une main sur l'autre, creuser légèrement la main supérieure de façon à en faire une sorte de trône [je vous assure que l' image ne vient pas de moi] afin que le prêtre y dépose l' hostie; puis, avec la main inférieure, se saisir de l'hostie et la porter aux lèvres       <br />
       <span class="u">Paroissien</span> : Alors, que conseiller ?        <br />
       <b>Pipau</b> : Un geste tout simple : recevoir l'hostie dans la main, rester sur place et communier tout de suite; ou bien s'écarter d'un pas pour laisser la personne suivante accéder à la communion et, avant de repartir, porter l' hostie à ses lèvres. Et repartir à sa place en étant conscient du geste qu'on vient d'accomplir !        <br />
       <span class="u">Paroissien, têtu</span> : Avec tout cela, je me demande si je ne vais pas recommencer à communier directement sur les lèvres.        <br />
       <b>Pipau</b> : Cela dépend uniquement de votre choix personnel; la liturgie vous reconnaît la possibilité d'un choix libre. Ceci étant, ceux qui communient directement sur les lèvres devraient faire attention tout autant à la dignité de leur geste. Tirer la langue n'est pas forcément ce qu'il y a de plus beau; ce n'est pas si facile que ça de sortir la langue de manière esthétique (!!!!!). Et puis, beaucoup - qui ont certainement peur de laisser tomber l' hostie - referment la bouche sur les doigts du prêtre. Et là encore, j'avoue ne pas aimer du tout qu'on lèche les doigts du prêtre : ça manque d'élégance ! (hehehehe...)         <br />
       <span class="u">Paroissien</span> : Donc, vous avez une préférence ?        <br />
       <b>Pipau</b> : Oui, c'est certain. Je préfère voir les chrétiens communier dans la main. Mais je ne suis pas plus &quot;liturge&quot;(???) que n'est la liturgie qui laisse à chacun la liberté du geste, pourvu qu'il soit bien fait.        <br />
              <br />
       Quelques sites à consulter :        <br />
               <br />
       <a class="link" href="http://catho92-rueil.cef.fr/">Le doyenné de Rueil</a>         <br />
       <a class="link" href="http://www.paixliturgique92.com/">Le site Paix liturgique 92</a>       <br />
               <br />
       A bientôt pour de nouvelles aventures de notre néo-liturge léchophobe...
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     <br style="clear:both;"/>
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   </description>
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   <link>https://www.sombreval.com/Le-moderniste-du-jour_a157.html</link>
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   <title>La jeunesse ouvrière chrétienne : des teufeurs</title>
   <pubDate>Thu, 15 Apr 2004 00:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Sombreval</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
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   <![CDATA[
        <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.sombreval.com/photo/art/default/95971-137400.jpg?v=1289407224" alt="La jeunesse ouvrière chrétienne : des teufeurs" title="La jeunesse ouvrière chrétienne : des teufeurs" />
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     <div>
      Le samedi 3 mai 2003, la JOC ( cf : la soit-disante jeunesse ouvrière française ) prend le pari de rassembler plusieurs milliers de jeunes, venus de France, d’Europe et du monde entier, au Palais omnisport de Paris-Bercy. Cet événement constitue une occasion unique d’être en contact avec des dizaines de milliers de jeunes.       <br />
              <br />
       On en apprend plus sur INXL6 :        <br />
              <br />
       &quot; Astonvilla, Cunny Williams (!!!), Mgr Ricard ( le Tom Jones de l'épiscopat), Mgr Lustiger ( il m'énerve celui-là ), des milliers de jeunes de tous horizons... ils seront tous à Bercy le 3 mai pour le thème &quot;On est fait pour s'entendre&quot; !       <br />
              <br />
       Cette rencontre concerne tous les jeunes chrétiens mais elle sera aussi l'occasion d'accueillir des jeunes d'autres religions, pour que chacun puisse faire découvrir aux autres, comment la foi peut contribuer à mieux vivre ensemble. &quot;On est fait pour s'entendre !&quot;, c'est accepter la différence et s'enrichir mutuellement....&quot;       <br />
              <br />
       En fait la JOC organise surtout des rassemblements festifs. &quot;Bercy ensemble&quot; mais aussi &quot;Cap solidaires&quot; Voici le témoignage d'un &quot;jociste&quot; : Maël 20 ans..       <br />
              <br />
       &quot;Le Rassemblement, c'était le bon plan. A l'époque, j'étais en BEP et je préparais ma confirmation avec un groupe de copains : Nicolas, Anne Sophie… Des jocistes sont venus nous proposer de découvrir la JOC en participant à leur rassemblement national. Avec les copains, on s'est dit que ça valait le coup de participer à cette grande fête. On n'a pas été déçu : déjà dans le bus à l'aller, il y a avait une super ambiance. Une fois sur place, je me rappelle surtout des stands et des concerts. Je me rappelle d'un bon délire entre copains sur trampoline gonflable !!!!&quot;       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://joc.cef.fr/rn/bercy.htm">Le site</a>        <br />
              <br />
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   </description>
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   <link>https://www.sombreval.com/La-jeunesse-ouvriere-chretienne-des-teufeurs_a63.html</link>
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   <title>La Jeunesse Lumière</title>
   <pubDate>Tue, 24 Feb 2004 00:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Sombreval</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
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   <![CDATA[
        <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.sombreval.com/photo/art/default/95952-137375.jpg?v=1289407214" alt="La Jeunesse Lumière" title="La Jeunesse Lumière" />
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     <div>
      Dans le registre « on est une bande de jeunes et on s’éclate » voici une énième version catho : les missionnaires de la &quot;jeunesse Lumière&quot;. Au programme : teufs, vacances gratos, cours de guitare, déconne. Officiellement pourtant la spiritualité de &quot;Jeunesse Lumière&quot; se définit &quot; à travers les quatre piliers qui sont : la contemplation, la formation, la communion, et la mission. Comme une chaise repose sur quatre pieds, comme une voiture roule sur quatre roues, ainsi toute vie chrétienne devrait tendre à bien prier, se former courageusement, vivre en harmonie avec son entourage et avoir le soucis de témoigner de l'Amour rencontré &quot;. Tu m’étonnes !        <br />
       Cette école, fondée par le père Daniel Ange, prédicateur vedette du renouveau charismatique », a été reconnue en 1994 comme association privée de fidèles par l'évêque et représentée aux travaux du Conseil pontifical pour les Laïcs, alors présidé par S. Ém. le cardinal Francisco Pironio       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <link>https://www.sombreval.com/La-Jeunesse-Lumiere_a44.html</link>
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