Sombreval

L’invasion

Pourquoi donc les ultradis se mettent-ils subitement à avoir des lettres au point de connaître les prélats les plus réactionnaires du 19ème siècle? Parce qu'il n'y a plus que cela dont la vente est autorisée.



Ils sont partout

L’invasion
Eh oui, ma bonne dame, on ne peut plus se promener dans le pays sans en voir dans tous les coins. Il y en a partout, partout, c’est l’invasion !
De quel pays parle-t-on ? De tradiland, envahi par les rééditions des ouvrages les plus réactionnaires que les deux siècles précédent ont pu produire.

Il y a quelques temps, mis de bonne humeur par le printemps et le soleil, je décidai de rendre visite à une petite librairie tradi, une des rares qui ne relève pas votre adresse sur les chèques que vous lui donnez. La rumeur prétendait cette librairie aux mains de la secte gnostique qui sévit chez les lefevristes (on a les hérétiques qu’on peut) ; je m’attendais donc à y trouver un ou deux ouvrages potables.

Ce fut une grosse déception. Les murs, les étagères, tout était plein de rééditions issues de deux ou trois échoppes fantastiquement tradies, auprès desquelles les dominicains d’Avrillé semblent être les fils spirituels de Douste-Blazy. Cela s’appelle Editions Saint Rémi, ou Expéditions Pamphiliennes, ou autre chose encore. Il est très possible que les mêmes personnes soient derrière les trois, car toutes ne sont pas actives en même temps.

Un polygraphe immodéré : Mgr Gaume

Les expéditions pamphiliennes sont les plus anciennes ; dès les années 90 elles republiaient des ouvrages de Mgr Gaume. Comme nombre de prélats réac (Delassus, Jouin), ce dernier n’était qu’un « monsignore » et n’enseigne donc pas avec le sceau épiscopal. Dieu merci, lorsqu’on considère ce qu’il raconte ! Il y eut, je crois, une polémique entre Dom Guéranger, pourtant pas suspect de progressisme, et ce Mgr Gaume ; elle portait sur l’enseignement du latin dans les écoles catholiques. Mgr Gaume souhaitait n’enseigner le latin que dans les auteurs chrétiens ; car tout ce qui était païen était mauvais et devait être bouté hors de la culture classique. Cela vous donne une idée du personnage. Dom Guéranger défendit, face à ce taliban de l’époque, l’enseignement des auteurs classiques.(cf. la première biographie de Dom Guéranger par « un moine bénédictin » aux éditions de Solesmes)

Lorsqu’il n’était pas absorbé par le fanatisme, Mgr Gaume semblait n’avoir pas grand-chose à faire. Alors il écrivait. Beaucoup, beaucoup, beaucoup. Un vrai polygraphe. Un catéchisme de persévérance en huit volumes. Un abrégé trapu du même. Un traité du Saint-Esprit en trois volumes. Les biographies de toutes les personnes nommées dans les Evangiles. Les preuves de la diffusion universelle du christianisme dès les temps apostoliques (ergo il est divin, cqfd). Un voyage à Rome en trois volumes. L’auteur trouve le moyen d’y faire figurer le récit d’une exécution dans les états pontificaux (le prélat s’émeut de la croisade de prières qui pousse le condamné à faire pénitence ; ce dernier meurt repenti : comme c’est bon ! et quelle charité romaine !), ainsi que celle d’une visite au bagne (Mgr s’émeut sur les conditions ignobles de vie et la discipline cruelle, il en rajoute avec l’évocation d’une exécution au bagne, c’est un véritable Berlioz du châtiment, avec une arrière pensée politique : cruel parce que gouvernement laïc).

Ajoutons un traité entier sur l’eau bénite, 300 pages au bas mot, et j’en passe, car on n’a certainement pas tout réédité. Mais on en a réédité beaucoup, beaucoup, beaucoup trop.

Le traité du St Esprit : du Couvert avant Couvert

Le traité du Saint-Esprit, par exemple, est une merveille de réaction. On s’attendrait à de la théologie, ou de la métaphysique du plus haut niveau. La Trinité, les processions, spirations, toute une série de pages sur d’ineffables notions. On est bien déçu. Après l’énumération de quelques caractéristiques du Saint Esprit (l’amour, les dons, la couleur rouge, tout ça), l’auteur entre dans la partie qui lui plaît le plus : l’action du Saint Esprit dans l’histoire. C’est l’occasion pour lui de faire… du Etienne Couvert, en passant toute l’histoire et toute l’humanité en revue. Et son prisme de lecture est très simple : mors et vita duello conflixere mirando. Il y a le bien, et le mal, et ils se bagarrent. Le mal doit être pris au sérieux parce que le démon est méchant. Les protagonistes ont des noms maison : à ma droite le Saint Esprit, à ma gauche la Révolution. On attend toujours de trouver à quelle page de la Patrologie Latine Mgr Gaume a trouvé cela. A moins que cela ne soit de l’invention ou - horresco referens - du propre Esprit ? On aimerait aussi savoir où il a pris que les méthodistes dansaient nus dans les forêts.

Comme chez les chasseurs de gnose, les événements de l’histoire de l’humanité sont grimés, détournés, pour servir le petit dogme parallèle de l’auteur où les mots changent de sens et les sens, de mots. Personnifier le mal, l’appeler « la Révolution », lui faire dire « je suis la haine de tout ordre naturel », passe encore pour un prélat réac et ultramontain du 19ème siècle. Mais raisonner sur ces analogies, construire sur ces images, et l’on se retrouve, comme Jean Vaquié, la tête et les pieds dans le Monde Intermédiaire, à ne plus voir que des combats dans des grands froufrous d’ailes, où les fourches volent bas, au lieu qu’il faudrait contempler l’Incarnation et la Rédemption, autrement plus importantes.

Très chers autres phares de la foi

Les éxpéditions pamphiliennes ont donc lancé Mgr Gaume, repris et amplifié depuis par les éditions St Remi et autres. On peut s’en lasser. C’est pourquoi le catalogue se diversifie. Il y eut les quatre volumes de la Catena Aurea de St Thomas d’Aquin. Des reprints de Dom Guéranger, toujours aussi volontiers asservi par les tradis à leurs propres idées. N’oublions pas le charcutage en règle que Jean Vaquié avait fait subir aux Institutions Liturgiques ; sous prétexte de présenter un texte léger et maniable, Vaquié avait réduit trois volumes de 1845 en un petit opus qu’il avait mis au service de la réaction liturgique de 1975. Facile après cela de dire « si Dom Guéranger avait connu le Concile… » Notons que dans leur frénésie d’éditer le fondateur de Solesmes, les artisans rémigiens et pamphiliens ne choisissent jamais les textes importants (où est l’Année Liturgique, messieurs ? où sont les conférences aux moines ? Les mémoires autobiographiques ? la correspondance ?) mais exhument des pamphlets de jeunesse ou de petits traités sur lesquels il leur importe d’avoir raison en 2005.

Après cela, nous ne serons pas surpris de voir Mgr Delassus, et même la Revue Internationale des Sociétés Secrètes de Mgr Jouin, organe de presse du parti anti-maçonnique. Cela fleure Vichy, l’interdiction et le pillage des loges en 1940. Garnissez votre porte-monnaie : si toute la RISS est rééditée, il faudra raquer.

Nous ne serons pas surpris de voir non plus les œuvres intégrales du cardinal Pie, une belle pile de plus de dix tomes, vendus à plus de 300 euros la série. Le catéchisme de persévérance se négocie à peine moins cher. Car tout cela a un prix. Songez donc : les jaquettes sont ornées de photos approximativement scannées ; la pagination est défectueuse. Le quatrimèe de couverture comporte son lot de fautes d’orthograffe. Très révolutionnairement, l’opus de Jean Vaquié que j’ai feuilleté avait son début… à la fin ! La reliure est un simple dos collé ; autrement dit, pas de droit d’auteur, juste le prix du papier, de la photocopie ou de l’offset, et du courrier. Comment donc cela peut-il se conclure par des prix pareils ? La valeur inestimable des textes présentés ? Nous en doutons.

Jean Vaquié, que l’on finira par représenter sur les vitraux avec un petit ange à sa gauche et un petit diable à sa droite, a droit lui aussi aux honneurs de la collection. Son abrégé de démonologie est ainsi réédité, prémisse d’autres minces traités. Au moins on n’y laissera pas 300 euros.

Les autres amis de Dom Guéranger (Lacordaire, Montalembert) n’ont pas droit aux rééditions. Curieux !

Mgr Gaume ou la LVF : chrétien, choisis ton camp

Après cette avalanche de livres inactuels, mon regard se porte sur des souvenirs de la dernière guerre. L’intérieur du livre est plus explicite : ces « destins » sont ceux de trois français qui ont cru intelligent de se battre sous l’uniforme allemand dans les années 40. Ni contraints ni forcés ni alsaciens. Ah oui, ce n’est pas Philippe Labro qui découvre l’Occupation, la Libération et l’Épuration à travers son regard de petit garçon. A côté, un autre livre fait l’éloge de Marcel Déat. Je suis blasé, je ne réagis même pas.

Avec une politique intensive de rééditions, je m’explique mieux pourquoi tout le monde, subitement, semble n’avoir plus que Mgr Gaume à la bouche. C’est que, comme la Star Academy, il n’est plus possible d’y échapper. Du temps que j’étais tradi enragé, j’étais aussi précurseur ; Mgr Gaume était confidentiel. Il n’aurait tenu qu’à un hasard de bouquiniste que le manuel des confesseurs de Mgr Bouvier (« péché de chair : tous mortels ») devînt à la place le best seller actuel.


Quelques titres qu’il serait injuste de ne pas mentionner

« Le géocentrisme fondé sur les expériences de Michelson »
« Le complot, les forces occultes » (Pierre Virion)
« Le mal social » (Dom Sarda y Salvany – je regrette à ce sujet de n’avoir rien trouvé de l’abbé Meinvielle. J’ai très envie de me le recenser.)
« Mort au cléricalisme ou résurrection du sacrifice humain » (Mgr Gaume)
« Question nationale » (abbé Barruel)
Le syllabus de Pie IX (non ? si !)
« les erreurs du Sillon » (abbé Barbier)
« Jeanne d’Arc la pucelle » (La Franquerie, sans qui toute bonne collection ne serait pas complète)
« Ascendance davidique des rois de France » (La Franquerie)
« Vérités sociales et erreurs démocratiques » (Mgr Delassus)

Les nombreux bugs du site ne m’ont pas permis d’explorer à fond.

Soyons honnêtes, il y a aussi de bons auteurs. On peut relever les noms du P. Pègues, du P. Garrigou-Lagrange, ou du P. de Monléon. Mais Seigneur ! en quelle compagnie !

Je note aussi la réédition du Dom Baron en trois volumes (65 euros). Hélas ! Cet ouvrage précieux, que j’ai depuis 1995, et qui faisait la jalousie de mes collègues grégorianistes, va perdre de sa valeur sur le marché de l’occasion.

Catalogue des expéditions pamphiliennes

Les expéditions pamphiliennes ont un site au nom universel, facile à retenir : www.catholique.info

On retrouve Mgr Gaume :
Traité du St Esprit (69 euros)
La révolution (12 tomes, 189 euros)

« Le libéralisme est un péché » (dom Sarda y salvany)
« La conjuration antichrétienne » (Mgr Delassus)

Et bien d’autres s’il vous reste du temps libre.

03/05/2005
z_igou@yahoo.com





1.Posté par Genuine Latin Lover le 06/05/2005 09:11
Du tout bon Nelly, merci beaucoup ! Ce qui m'a fait rire aussi sur l'un des sites qui proposent ce genre de bouqins, c'est la petite note indiquant la recommandation de l'auteur du livre proposé. Régulièrement, le critère est "réputation de l'auteur". C'est vrai que des gens comme Davidoglou s'arrachent en librairie tant cette dame (dont je n'ai rien lu d'ailleurs) est connue.

GLL

2.Posté par Platipus le 06/05/2005 10:55
Ah oui j'espère qu'il y aura une suite à cet inventaire de la contreculture tradie. Le P. Gardeil (l'ancien) disait à propos de l'abbé Barbier "Ah oui il faut de tout dans l'Eglise y compris des gargouilles..."
Platipus
PS
je ne partage pas votre optimisme à propos de Pègues et de Garrigou, ainsi allez jeter un coup d'oeil à la "La nouvelle théologie, Où va-t-elle?" du second et vous m'en direz des nouvelles. Garrigou mérite bien sa place dans le panthéon du tradiverse
PSS
La doctrine officielle en matière des 6e et 9e commandements n'a pas vraiment changé depuis le temps de Mgr Bouvier en fait...

3.Posté par Nelly le 06/05/2005 13:05
Platipus : pour inventorier en profondeur, il faut avoir lu. J'ai lu peu de choses, et il y a longtemps. Le Traité du St Esprit en fait partie. J'ai aussi le Catéchisme de Persévérance (les huit volumes, dans l'édition de l'époque, pas un reprint... oui, je l'avoue) mais je n'ai jamais eu le courage d'aller au bout tant c'était encombré et obsédé par les détails.

Un jour, vous verrez qu'on reliera les années de "Lecture et Tradition" et qu'on les vendra à prix d'or. On redécouvrira dans les chaumières la médecine non-microbienne du bon docteur Carton, la doctrine "contrerevolutionnaire" du colonel Chateau-Jobert, un florilège d'apparitions non reconnues par l'Eglise, et les petites annonces des vendeurs de champagne amis de la revue.

Plus pénible que cela, il y a le précis de rythmique grégorienne d'Auguste Le Guennant, mais ce n'est pas un livre politique ni religieux.

Pour nos dominicains, j'ai des égards pour leur habit ; j'avais lu dans le temps un traité de Garrigou-Lagrange, un peu fastidieux, certes, en raison de la matière, mais c'est tout de même d'un autre niveau que le reste.

J'ai une interrogation sur laquelle vous pourrez sans doute m'éclairer : que valent les commentaires de Dom de Monléon sur la Bible? Est-ce une collection de petites anecdotes symboliques entrecoupées d'anathèmes contre les exégètes de l'époque, ou est-ce que ça parle un peu de Dieu de temps à autre? Leur présence en grand nombre dans le catalogue de litoo me laisse présager le pire.

N

4.Posté par Platipus le 06/05/2005 21:08
Si si j'attends votre opinion sur Mgr de Ségur et l'abbé Julio Meinvielle!

Pour dom de Moléon, autant que je me souvienne, ce sont des commentaires symbolistes inspirés des Pères (sans foute via Cornelius a Lapide) plutôt innofensifs --on aura toujours un bien plus grand profit à lire les commentaires patristiques eux-mêmes que ce genre de digest!

Juste un mot encore à propos de Pègues, Garrigou mais aussi Billot, Tonquedec etc. (tous AF d'ailleurs) En effet c'est quand même un rang au dessus de Gaume. Mais ce n'est pas difficile. Ces auteurs c'est vraiment de la scolastique desséchée comme on en fait assez peu (Garrigou ne faisait d'ailleurs en général que "pomper" Billuart). Le mystère réduit en syllogismes rationalistes... Saviez vous que dom Guéranger haïssait les néoscolastiques? Comme on le comprend!

A l'occasion, si la question vous intéresse et si ce n'est pas encore fait, je vous suggère éventuellement de lire Blondel et Laberthonnière (ou une des synthèses de Poulat) pour vous faire une idée du climat intellectuel de ce temps. On saisit d'ailleurs beaucoup de choses au sujet des origines lointaines du mouvement tradi.

5.Posté par Genuine Latin Lover le 06/05/2005 22:10
Hé là ! Pas dire de mal de Garrigou et consorts. Garrigou est un théologien de haut vol, un maître de vie spirituelle reconnu et apprécié (ses livres et articles de spiritualité sont vraiment remarquables et gagneraient à être connus).
Ses écrits philosophiques et théologiques sont très clairs et consituent une excellente introduction à la scolastique traditionnelle dans la lignée de Cajetan et Jean de Saint-Thomas. S'il est un peu raide quelquefois et s'il ne comprend pas la modernité (qui d'ailleurs ne l'intéresse pas), souvenons-nous que personne n'est parfait.
Garrigou est vraiment une belle figure, avec des défauts sans doute, mais avec d'incontestables et très grandes qualités qui en font une figure de premier plan de la philosophie et de la théologie traditionnelles. Il me semble que c'est une erreur tout à fait regrettable que de dénigrer un personnage comme lui. Il ne faut pas le réduire à son article sur la nouvelle théologie, qui n'est effectivement pas très heureux. Son livre sur "Le Sauveur et son amour pour nous" est par contre une pure merveille, et s'il ne fallait lire qu'un Garrigou, ce serait celui-là. Vous ne perdriez pas votre temps : c'est spirituel, c'est profond et c'est solide.

Pour les autres (Pègues etc.), je ne m'avance pas, parce que je ne les ai pas lus.

GLL

6.Posté par Platipus le 07/05/2005 19:26
Ah la scolastique traditionnelle... tout un programme... que je vous laisse de tout cœur mon cher GLL

7.Posté par Vérité le 30/09/2006 08:17
Pouquoi tant de haine et d'acharnement. Je tiens à vous signaler que tous les français dans les années 60 suivaient la messe Saint Pie V qui était la seule en vigueur. Alors pourquoi s'en prendre à des fidèles qui veulent simplement conserver cette messe comme d'autres communautés conservent leurs traditions (armées, associations et autres...) ? La qualification de secte est bien injuste et gratuite relevant d'une profonde méconnaissace de la religion.
Votre analyse est bien légère et vos intentions bien dangereuses...

8.Posté par Sursum Corda le 28/08/2007 19:27
On pourra comparer l'avancée "Tradi" dans 50ans, quand il n'y aura plus de prêtres pour la suite de Vatican II, plus d'enfants, plus de cathéchisme, les Eglise vendue aux "bons musulmans" plutôt qu'aux "fachos" qui continuent inlassablement 2000ans de christiannisme intègre comme leurs encêtres.
Dans 50ans il ne restera plus de jésuites socialistes pour défendre Vatican II (faites vos statistiques). Dans 50ans nous aurons plus que doublé. Alors on pourra comparer le résultat de 100ans de Concile et 100ans de continuation catholique...
Alors à qui ferez-vous appel??? Au présiedent!? A la république!? Au secours pour préserver votre nouvelle "messe". Vous le ferez, mais nous vaincrons. Pourquoi? Mais parce-que Notre Seigneur veut qu'on l'honore comme notre Dieu, comme l'a défini durant presque 2000ans sa Sainte Eglise et de manière infaillible. Jésus-Christ est le Roi des hommes et des nations et ceux qui le proclament comme l'on fait les Saints sont justes à ses yeux.
Juste 50ans et on rigolera bien...

9.Posté par Etienne VII le 05/09/2007 16:42
Relevés dans cet article, entre autres bêtises (pour dire les choses poliment) :

A propos du Traité du Saint-Esprit de Mgr Jean-Joseph Gaume :
" On attend toujours de trouver à quelle page de la Patrologie Latine Mgr Gaume a trouvé cela."
==> Est-ce une bouffonnerie !?
Ce traité de ce théologien catholique éminent est, entre autres, une mine de références... patristiques précisément. Au passage, un théologien catholique lit les Pères de l'Eglise catholique (je sais, c'est évident, mais manifestement vous avez besoin d'être instruit d'évidences).
Dès les premiers chapitres du Traité du Saint-Esprit sont cités - excusez du peu : saint Augustin, saint Cyprien, saint Irénée, saint Denis, saint Grégoire de Naziance et saint Cyrille d'Alexandrie.
A défaut de lire l'appareil critique et bibliographique des trois tomes de 1300 pages environ qui forment ce Traité théologique unique et que vous expédiez en un paragraphe (une telle oeuvre théologique !? Sur la troisième personne de la Très Sainte Trinité !? En un paragraphe !? Êtes-vous saint d'esprit !? ), allez donc consulter la Patrologie de M. l'abbé Migne (encore un " terrrrible " ultramontain...), vous y trouverez, ou pas, ce que vous cherchez.

Vous aurez du mal lire...

" On aimerait aussi savoir où il a pris que les méthodistes dansaient nus dans les forêts."
==> Je vous dirais bien que quand on ne sait pas, on garde le silence...
Les rapports de tels faits sont nombreux et avérés depuis la fin du XVIe siècle au moins. Dès le début des mille-et-une scissions dans la secte protestante, un certain nombre de sectes protestantes - dont les " Méthodistes " et les Anabaptistes par exemple - pratiquèrent des rits épouvantables. Ces pratiques donnèrent lieu, de la part des Etats protestants eux-mêmes, à des persécutions des dites sectes voire à des déportations des populations en cause.

Ah ! ce délicat mélange de fatuité et d'ignorance...

D'autre part, et toujours sur le Traité du Saint-Esprit :
" Il y a le bien, et le mal, et ils se bagarrent."
==> Et alors très Sombreval !? Vous connaissez un autre camp !?
Notre Seigneur avait à sa droite le Bon Larron et à sa gauche le mauvais Larron...
Le reste relève d'une littérature de, et pour, psychosociologues !

Cependant, si vous trouvez une catégorie supplémentaire, faites-le donc savoir sur votre site...
Je vois ça d'ici ! Le camp du " moyennement-bien ", celui du " pas-si-mal-que-ça ", mais encore du " sommes-toutes-assez-mauvais ", ou bien tant que vous y êtes celui des " Bisounours " ou des " casuistes antiphysiques " .
Je trépigne d'impatience.

Pour finir, car vos propos sont ineptes, dire que M. Jean Vaquié se serait adonné à la charcuterie rehausse opportunément la qualité de votre prose.

L'Internet, rappelons-le, met sur le même plan les soins pour le cuir chevelu, la doctrine catholique et l'élevage des imbéciles. C'est ainsi et cela peut être une occasion d'exercer son discernement et son jugement.

NB : Vous n'êtes pas si mal que ça quand vous causez capilliculture (http://www.sombreval.com/La-cartographie-des-shampooings-par-Nelly_a167.html).


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